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L’État français finalise le rachat de Bull

Le 01 avril à 11h03

Bull, marque historique du calcul informatique, a définitivement tourné la page Atos : l’État a annoncé mardi 31 mars avoir finalisé le rachat de l’ex-division supercalcul du groupe informatique, sur la base d’une valeur d’entreprise qui pourrait atteindre 404 millions d’euros, en fonction de la réalisation de certains objectifs (non communiqués).

« Cette opération constitue une étape majeure pour la souveraineté technologique française et européenne, en particulier dans les domaines du calcul haute performance, de l’intelligence artificielle et du quantique », vante Bercy.

L’État s’était positionné dès fin 2024 comme un repreneur potentiel des activités supercalcul d’Atos, alors que le groupe de services informatiques entrait dans une période de tourmente boursière et financière sur fond de tentative de rachat manquée. L’intention s’était transformée en offre ferme en juin 2025.

Logo Bull

La démarche visait selon Bercy à préserver une activité qualifiée de critique dans la mesure où Atos, via sa division supercalcul, équipait la Défense (notamment pour la simulation nucléaire) et certains grands acteurs de l’industrie française.

Fin janvier, le nouvel actionnaire avait acté sa décision de relancer la marque Bull, quasi-centenaire, pour porter ces activités qui représenteraient aujourd’hui « plus de 3 000 professionnels et experts, pour la moitié basée en France » et un chiffre d’affaires de l’ordre de 720 millions d’euros en 2025.

Bull, sous son ancienne casquette Atos Eviden, est notamment intervenue récemment dans la fabrication du supercalculateur allemand Jupiter, et participe à la création du supercalculateur Alice Recoque qui doit mobiliser à lui seul un budget de 554 millions d’euros sur cinq ans. Ce dernier doit en effet être construit sur la base de la plateforme BullSequana XH3500, puis équipé de GPU AMD Instinct MI430X, pour viser une puissance de calcul de l’ordre de l’exaflops en double précision.

« L’entrée de l’État au capital de Bull apporte à l’entreprise un actionnaire public de long terme, garant de la stabilité, de la continuité stratégique et de la préservation de compétences critiques au service d’une filière française et européenne d’excellence », affirme Bercy.

Le 01 avril à 11h03

Commentaires (10)

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Ok, la partie stratégique d'Atos est sauvée. Et le reste d'Atos, que devient-il ? Il coule ?
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d’une valeur d’entreprise qui pourrait atteindre 404 millions d’euros,
Erreur. Valorisation non trouvée.
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Poisson d'avril
Ah non
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Pourtant, les poissons font des... bull ;-)
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J'ai eu un doute.... surtout sur la valeur d’entreprise qui pourrait atteindre 404 ... millions d’euros :mad2::mad2:
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C'est claire qu'une telle valorisation donnée un 1er avril, c'est comme si elle avait été de 42, il y a de quoi se poser des questions :transpi:
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Entre toutes les ventes et sauvetages par l'état Français, je me demande au final combien Bull a couté ou rapporté à l'état.
Pour se faire des sous, l'état devrait vendre les droits pour faire une série de son histoire, Halt and Catch Fire (à mon gout très bonne série sur l'informatique) serait enfoncée, surtout que là, tout est vrai !!
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C’est difficile de retrouver le prix exact de la privatisation de Bull en 1994, mais les estimations trouvées tendent à montrer que ça avait rapporté plus que les 404 millions d’aujourd’hui. L’Etat ne semble pas perdant dans l'opération.

Et Atos, combien l’avaient-ils achetée à l'époque ?
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Bull. Ou comment se planter avec son logo.
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Une Bull qui éclate le 01 Avril?