Cybersécurité : le projet de loi Résilience adopté à l’unanimité en commission spéciale
Le 11 septembre 2025 à 08h46
2 min
Droit
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Le projet de loi, validé par le Sénat en mars, franchit une nouvelle étape. Il transpose pour rappel dans le droit français les directives européennes NIS2, DORA et REC. Le texte est donc particulièrement attendu, car il doit entrainer une hausse significative du niveau général de cybersécurité.
À l’Assemblée nationale, son adoption s’est faite hier soir à l’unanimité en commission spéciale. Le projet est mené par Eric Bothorel, rapporteur général du texte, et Philippe Latombe, président de la commission. Ce dernier a d’ailleurs fait adopter un amendement visant à sanctuariser le chiffrement de bout en bout dans l’article 16 bis :
« Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme permettant un accès non consenti aux données protégées »

Dans sa formulation, cet amendement est une réponse directe à l’aventure législative de la proposition de loi Narcotrafic. Comme nous l’avions indiqué, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, tentait de faire autoriser des techniques dites du « fantôme ». Sans être techniquement des portes dérobées, elles auraient entrainé elles aussi un affaiblissement du chiffrement de bout en bout. L’amendement, en abordant les « accès non consentis », doit empêcher tout retour de ces tentatives.
Le texte va continuer son parcours législatif, rendu plus complexe désormais par le changement de gouvernement.
Le 11 septembre 2025 à 08h46
Commentaires (17)
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Abonnez-vousLe 11/09/2025 à 08h59
Modifié le 11/09/2025 à 09h19
Le 11/09/2025 à 09h25
l'adoption en commission précède l'examen et le vote en séance publique
Le 12/09/2025 à 13h22
Le 11/09/2025 à 09h10
Le 11/09/2025 à 09h11
Le 11/09/2025 à 09h51
Le 11/09/2025 à 09h48
Modifié le 11/09/2025 à 10h53
Ca permettrait aux parents de le désactiver via le controle parental, car je ne vois pas de raison pour autoriser des jeunes enfants a envoyer des données chiffrées que seul le destinataire peut déchiffrer.
Le 11/09/2025 à 22h35
Le 11/09/2025 à 22h57
Le 12/09/2025 à 12h41
À quel moment tu laisses un écran à disposition d'un enfant de moins de 12 ans ?
Le 12/09/2025 à 11h59
Le 12/09/2025 à 13h19
Mais d'un autre côté, c'est aussi anormal d'avoir un écran (autre qu'une console de jeux) avant 12 ans, selon moi. Et donc, la question d'avoir un système de communication, E2EE ou non, ne se pose même pas. D'autant plus pour ce qui est de pouvoir contacter (ou être contacté par) des inconnus !
Mais clairement, j'avais loupé le "jeunes enfants" car je me mettais surtout dans la tête d'un pré-ado ou d'un ado vis-à-vis de ton message.
Modifié le 12/09/2025 à 14h21
Le controle parental serait alors un moyen simple de laisser a chacun la responsabilité de ce qu'il permet ou pas à ses enfants.
Le 11/09/2025 à 10h53
Pour sanctuariser, il faut que ça soit plus haut qu'une loi dans la hiérarchie des normes, donc un traité international (ici un règlement européen, mais on est mal barré avec les essais répétés pour faire passer chatcontrol) ou dans la constitution, mais il faudrait que ça soit plus général que cela. Je vois mal introduire dans la Constitution quelque chose alors que l'on a déjà dans le bloc de constitutionnalité la protection de la vie privée qui est à chaque fois arbitrée avec les autre principes constitutionnels dont découlent la protection des enfants et le droit à la sécurité (qui est très indirect)
Le 16/09/2025 à 06h54
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