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Playdate : Panic rembourse aux joueurs les surtaxes Trump annulées

Les bonnes nouvelles sont rares pour le portefeuille des joueurs, alors saluons Panic, qui a décidé de rembourser aux clients américains de la Playdate les surtaxes douanières de Donald Trump depuis annulées. Les consommateurs qui ont acheté la console pendant que ces droits supplémentaires étaient en vigueur ont commencé à recevoir un petit remboursement de la part du fabricant (entre 12 et 23 dollars).

« Ce n’est pas notre argent, et ça nous a fait vraiment plaisir de le rendre », a déclaré Cabel Sasser, cofondateur de Panic, auprès de Game Developer. « Il y a eu une période précise cette année pendant laquelle nous avons facturé les droits de douane aux clients », poursuit-il. L’entreprise a bien tenté d’absorber ce surcoût pendant un moment, mais ce n’était pas tenable financièrement.

C’est ce qui l’a poussée à ajouter une surtaxe de 19 % au prix de la console, dont le prix avait déjà augmenté à 229 dollars en mars 2025. Le prix total, hors taxes pour les États-Unis, tournait donc autour de 272 dollars.

En février, la Cour suprême américaine invalidait ces droits de douane. Le temps que la poussière retombe et que les mécanismes de remboursement se mettent en place, Panic a cessé de les facturer en avril. « Il nous a fallu beaucoup de travail pour remplir toute la paperasse afin d’obtenir le remboursement du gouvernement, et encore du travail pour construire un petit système permettant de traiter les remboursements », précise le dirigeant. Qui ajoute : « Par moments, on se disait : attendez, pourquoi avons-nous l’impression d’en faire plus sur ce sujet que des entreprises pourtant gigantesques ? »

Il a peut-être en tête Nintendo, qui a gardé les 300 millions de dollars de remboursement des droits de douane, et déclaré qu’il n’était pas question de redonner cet argent aux clients.

La Playdate, annoncée en 2019 et lancée trois ans plus tard, est une petite console jaune dotée d’un écran monochrome et… d’une manivelle. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais l’appareil jouit d’une communauté active de joueurs et de développeurs qui continuent de proposer des jeux sortant de l’ordinaire.

Commentaires (11)

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Pour les grosses boites comme Nintendo, ça serait difficile de rembourser les clients alors qu'ils ont profité de la hausse des droits de douane US pour augmenter le prix sur d'autres marchés. Le pire étant chez Sony, où ils avaient d'abord augmenté les prix sur les autres marchés (UE, UK, AU, NZ) afin d'éviter de toucher au marché US... pour ensuite également augmenter les prix aux US quelques mois plus tard.
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C’est ce qui l’a poussée à ajouter une surtaxe de 19 % au prix de la console
Je pinaille, mais ici c'est un surcoût et non une surtaxe. Parce qu'une taxe impliquerait que l'entreprise la collecte pour l'État là où un droit de douane est un frais payé par elle à l'importation.

Je préfère mettre cette précision, car ça peut engendrer un biais comme quoi l'argent serait effectivement dû au consommateur (remboursement d'un trop perçu d'une taxe) alors que c'est bel et bien l'importateur qui l'a payée. C'est donc un geste commercial dans le cas de Panic.
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Oui, mais une fois encore la règle ne fait pas la morale. La taxe appliquée à l'importateur a été annulée (jugée illégale); cependant, l'importateur avait, de fait, répercuté cette augmentation de charge sur le client. Ensuite, ce même importateur s'est vu rembourser du montant indûment taxé. Or, le client a du tout de même payé la plus-value suite à cette taxation irrégulière.

Cela crée tout de même un précédent. On peut se dire "Bah, fallait pas acheter". Cependant, si ça devient une routine "financière"; je trouverai ça plus que limite
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Oui, mais une fois encore la règle ne fait pas la morale.
La morale s'applique à soit-même là où la loi s'applique à chacun.

Typiquement, cette histoire en est l'exemple : Trump a décidé arbitrairement d'imposer à tous ses règles au mépris des lois (censées représenter l'exercice démocratique) de son pays.

Le fait que des entreprises décident un geste commercial et d'autres non est, au contraire, plus sain : chacun applique sa morale à sa proche échelle au lieu de l'imposer à tous de façon arbitraire.
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"La morale s'applique à soit-même là où la loi s'applique à chacun."

L'avis est personnel, la morale est une affaire collective, pas personnelle.
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C'est cool ça. Ca fait depuis sa sortie que j'hésite à me l'acheter. A chaque fois, je lis que les jeux sont souvent décevants mais que le concept est original.
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Je suis un heureux possesseur de la Playdate. Il y a des jeux décevants et des jeux géniaux :). J'évite les jeux qui n'utilisent pas la manivelle. Par contre, ceux qui l'utilise bien, c'est vraiment rafraîchissant !

Très bonne console pour passer le temps (transports, etc.).
Attention, il n'y a pas d'écran rétro-éclairé, donc ça se joue seulement en plein jour, ou avec une source directe de lumière.
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Il a peut-être en tête Nintendo, qui a gardé les 300 millions de dollars de remboursement des droits de douane, et déclaré qu’il n’était pas question de redonner cet argent aux clients.
Je suis à ce jour encore stupéfait par les gens qui ont considéré/considèrent cela normal : cela n'a aucun sens.
L'avarice.
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Considérer cela normal je ne sais pas, mais Nintendo ont toujours été des enculés envers leurs clients, en ce sens-là ça n'étonne personne qu'ils ne veuillent pas rembourser.

Aujourd'hui encore ce sont les seuls à refuser toute rétractation en France sur leur boutique de jeux, alors que tous les autres le font (sans y être obligé puisque le droit exclut ces produits dont l'utilisation est possible immédiatement). Et pas de justification, juste non, allez crever.
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Dans l’absolu ce sont les américains qui ont élu Trump et payé les droits de douane. On appelle ça le karma non ?
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Marrant, mais c'est un peu ce que j'avais dit sur le fil Nintendo. Si les consommateurs US doivent se plaindre, c'est surtout au pignouf qu'ils ont mis dans le bureau oval !