La FED crée un groupe de travail sur l’IA et son impact sur l’emploi ou la productivité
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Économie
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La Réserve fédérale des États-Unis (FED) vient de créer cinq groupes de travail, composés de personnalités issues de la société civile et chargés d’aider la banque centrale à élaborer les grands axes de sa politique monétaire. Dans le lot, l’institution met sur un pied un groupe « Productivité et emplois », dédié notamment à l’étude des conséquences de l’intelligence artificielle générative.
Pour ce faire, la FED indique avoir sélectionné trois profils issus du monde de la tech, à commencer par le capital risqueur Marc Andreessen (a16z). Le choix n’est pas anodin : Andreessen (fondateur de Netscape dans les années 90) est l’un des investisseurs les plus actifs sur la scène de l’IA, secteur dont il défend sans relâche le développement depuis des années.
Partisan d’un « techno-optimisme » sans concession, il gravite dans la sphère TESCREAL aux côtés de personnalités comme Peter Thiel, et fait partie de cette nouvelle Silicon Valley conservatrice qui a choisi de soutenir Donald Trump pour son deuxième mandat.
À ses côtés, la FED fait appel à Asha Sharma, la nouvelle CEO de Xbox chez Microsoft, qui pilotait auparavant la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée des projets d’ingénierie IA de l’éditeur. Cette sélection intervient dans un contexte particulièrement chargé pour Asha Sharma, puisque cette dernière vient d’annoncer un vaste plan de licenciements chez Xbox, qui entraîne au passage cinq des studios de jeux vidéo rachetés par le groupe dans l’inconnu.
Enfin, la FED mobilise un profil plus académique, mais dont les intérêts convergent également avec ceux d’un laboratoire IA : l’économiste Charles Irving Jones, professeur à Stanford, qui a annoncé son détachement chez Anthropic à compter du 30 juin dernier : « Je rejoins l’Institut Anthropic, où je poursuivrai mes recherches sur l’IA et notre avenir économique et donnerai des séminaires et des conférences comme toujours ».
Créé en mars 2026, cet Anthropic Institute a, selon l’entreprise, vocation à étudier, lui aussi, les impacts à long terme de l’intelligence artificielle et de ses derniers développements sur la société.
La FED indique que ses différents groupes de travail ont vocation à travailler de façon indépendante, « avec pour mandat de se fonder sur les preuves, de fournir des commentaires francs et de produire des conclusions rigoureuses » destinées au comité qui pilote les grandes orientations stratégiques.
Rappelons qu’à l’instar de la Banque centrale européenne, la FED a pour mission principale le contrôle de la politique monétaire, avec un double objectif de soutien à la croissance économique (généralement mesuré à l’aune des créations d’emploi ou du taux de chômage) et de gestion de l’inflation.
Commentaires (3)
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Exactement comme une entreprise qui fait semblant de se poser une question sur un sujet, une technique ou une technologie de fond et qui crée tout un barnum pour valider des choix pré-déterminés, et dont les conclusions serviront de totem contre ceux qui oseraient poser à nouveau la question.
Ni le premier, ni le dernier.
Rien de surprenant non plus… Une espèce de non-information en somme.
Ce qui m'aurait en revanche étonné aurait été que la Fed prenne réellement une telle initiative, dans l'autoritarisme actuel : des têtes seraient vite tombées !
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