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Google vs Europe : la CJUE confirme l’amende de 4,1 milliards d’euros 

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a annoncé [PDF] avoir validé l’amende de 4,1 milliards d’euros qui avait été infligée à Google pour abus de position dominante. L’entreprise avait été accusée par la Commission européenne d’imposer son moteur de recherche sur Android.

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D’une hauteur initiale de 4,3 milliards d’euros, la somme avait été revue par le Tribunal de l’Union européenne à 4,1 milliards. Google avait formé un pourvoi devant la CJUE et l’année dernière, l’avocate générale (Juliane Kokott) avait proposé à la Cour de « rejeter le pourvoi formé par Google et de confirmer ainsi l’arrêt du Tribunal ».

Un an après, la Cour a donc suivi son avis et a rejeté le pourvoi formé par Google. Dans son arrêt, elle estime que « le Tribunal n’a commis aucune erreur de droit en appréciant les effets anticoncurrentiels des conditions de préinstallation prévues par les accords Android », comme l’explique la CJUE dans son communiqué.

Et elle ajoute que le Tribunal ne s’est pas trompé non plus en confirmant « l’appréciation de la Commission relative aux conditions de préinstallation prévues par les accords Android ». « La démonstration d’un abus de position dominante n’est pas subordonnée, dans tous les cas, à la preuve d’une capacité à évincer uniquement des concurrents aussi efficaces », ajoute-t-elle dans son communiqué.

Elle confirme aussi la position du Tribunal concernant les accords antifragmentation : « ces accords étaient susceptibles de limiter les débouchés commerciaux des versions Android non compatibles et de renforcer ainsi la position dominante de Google. Une analyse contrefactuelle n’était pas nécessaire dans les circonstances de l’espèce, les effets anticoncurrentiels du comportement ayant été suffisamment établis ». Enfin, la CJUE valide la compétence du Tribunal pour fixer le montant de l’amende.

« Ce jugement ne tient pas compte des investissements considérables que nous avons réalisés pour garantir qu’Android reste ouvert, interopérable et gratuit. Quoi qu’il en soit, nous avons adapté nos accords pour nous conformer à la décision initiale de 2018, et nous restons déterminés à poursuivre l’innovation et l’ouverture au bénéfice de nos utilisateurs, partenaires et développeurs » a déclaré Google à l’AFP.

Commentaires (14)

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Un petit rappel de chronologie serait un plus (je m'y perds avec tous ces procès, on dirait du Balkany ou du Sarkozy).
Si je comprends bien la sanction a été prononcé en 2018, c'est cela??
Ce jugement ne tient pas compte des investissements considérables que nous avons réalisés pour garantir qu’Android reste ouvert, interopérable et gratuit.[…] nous restons déterminés à poursuivre l’innovation et l’ouverture au bénéfice de nos utilisateurs, partenaires et développeurs
Certaines critiques diront que l'obligation d'identifier les développeurs avec leur papiers d'identité, la limitation d'une ouverture du code source après la sortie publique d'Android, l'obligation d'avoir un Android venant seulement de Google pour faire tourner les applications bancaires contredisent cette affirmation d'ouverture.
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Google n'y est pour rien pour les applis bancaires. Ce sont les app bancaires qui ne veulent tourner que sur des OS contructeurs afin de garantir un certain niveau de securité.
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Mais si les appli bancaires le font, c'est aussi parce que Google leur a fourni l'outil pour : Play Integrity qui permet de vérifier si une version Android est certifiée par Google
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Oui enfin ils ne vont pas se brider de fournir quelque chose. Les responsables sont exclusivement les banques qui veulent afficher une sécurité plus ou moins réelle à pas cher.
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Ils pourraient ne pas fournir un outils qui renforce leur propre monopole, et à la place fournir un outil qui n'entrave pas la concurrence.

Les banques utilisent les mécanismes que Google a conçu, de la manière dont Google le voulait et les conséquences sont celles que Google désiraient.

Les banques sont responsables de ce qu'elles font mais Google est responsable de ce qu'il fournit.
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La grande question de savoir si c'est les créateurs d'appli qui "exigent" des fonctionnalités, ou bien si c'est Google qui propose ces fonctionnalités & les poussent vers les développeurs....
La question aussi est de savoir qui est vraiment le client de Google, ici...

Si il n'y avait pas PlayIntegrity , le blocage des bootloaders, les identifiants pub & le tracking...
est-ce que du coup on aurait pas de banque en ligne ? pas de Netflix & de Canal+ sur les terminaux ?

Çà a été fait avant, il y avait les décodeurs satellite payant , les badges physique avec les codes tournant,...

Pour moi ca reste difficile de trancher. C'est un peu , toute proportion gardée, comme lorsque Free voulait faire payer Netflix pour accéder à ses abonnés en prétextant les coûts engendrés, vs Netflix qui à l'inverse prétend que c'est justement Netflix qui ramène des clients à Free et que donc c'est Free qui devrait leur donner une commission...

Bref pour moi ce serait plus simple si il n'y avait pas cette volonté de contrôle des terminaux et des activités. (un autre exemple que j'ai en tête c'est certains développeurs qui exigent d'ravoir accès à la position gps du téléphone pour marcher - et quand des ROMS alternatives ont introduit une feature pour "mentir" sur la position ça avait fait toute une polémique).
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Est ce qu'il y a encore un appel possible ?
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Non.
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Du coup chaque Européen va recevoir un virement de 55€ ? :pastaper:
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Ça serai tellement bon 😋
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« Ce jugement ne tient pas compte des investissements considérables que nous avons réalisés pour garantir qu’Android reste ouvert, interopérable et gratuit. Quoi qu’il en soit, nous avons adapté nos accords pour nous conformer à la décision initiale de 2018, et nous restons déterminés à poursuivre l’innovation et l’ouverture au bénéfice de nos utilisateurs, partenaires et développeurs » a déclaré Google à l’AFP.
On parle du même Android qui se fait de plus en plus fermer par un certain Google ?
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Comment peut-on savoir s'ils paieront réellement l'amende ?
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A force de faire systématiquement appel, ces entreprises doivent finir par avoir un fameux backlog d'amendes à finalement devoir payer, tôt ou tard...

Après, au vu du montant des amendes, ils n'ont de toute façon rien à perdre à faire appel systématiquement.
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Après, au vu du montant des amendes, ils n'ont de toute façon rien à perdre à faire appel systématiquement.
Surtout que les amendes sont souvent réduites. Même là, l'amende a été réduite de 200 millions (pas beaucoup par rapport à d'autres "réductions" dont à pourtant déjà bénéficié Google). Mais 200 millions en faisant trainer les choses pendant 8 ans, même avec des avocats cher payé, je pense que Google reste gagnant.