Fausses promos, pression, articles ajoutés : des pratiques encore nombreuses en Europe
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La Commission européenne a visiblement pris son temps, mais les résultats d’un « balayage » sur les promotions pendant le Black Friday et le Cyber Monday vient d’être mis en ligne. C’est la conclusion d’une enquête menée par les autorités de protection des consommateurs de 23 États membres (dont la France), ainsi que d’Islande et de Norvège.
Le bilan est sans appel : « Les autorités de protection des consommateurs ont vérifié 314 commerçants en ligne et ont constaté que 30 % faisaient référence à des remises de manière incorrecte lors de ces ventes ». Cela ne devrait surprendre personne, l’UFC-Que Choisir a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises. au sujet de ces fausses promotions.
La Commission rappelle que, pour afficher une réduction (en pourcentage ou en euros), « le prix de référence doit être le prix le plus bas appliqué au cours des 30 derniers jours ». Cette règle a été sacralisée par la Cour de justice de l’Union européenne fin 2024 ; elle avait été saisie par une juridiction allemande.
- Soldes, Prime Day : le grand n’importe quoi des fausses promotions
- Promotions bidons, remises farfelues : la CJUE sacralise la règle des « 30 derniers jours »
D’autres griefs sont également indiqués par la Commission européenne, à savoir que « 36 % ont tenté d’ajouter des articles facultatifs aux paniers des consommateurs. Parmi ceux-ci, quatre sur dix l’ont fait sans demander clairement leur consentement ».
18 % des enseignes « ont utilisé des techniques de vente sous pression, telles que l’affirmation qu’un produit est épuisé ou l’utilisation de compte à rebours », or d’après les constatations de la Consumer Protection Cooperation, « plus de la moitié de ces cas étaient trompeurs ». La Commission rappelle qu’une « technique de vente sous pression peut être considérée comme trompeuse, par exemple, lorsque son affirmation de rareté est fausse ».
Dans 10 % des cas, une « tarification progressive » était mise en place, avec des « frais supplémentaires ajoutés tardivement dans le processus d’achat, tels que des frais d’expédition ou de service ».
La Commission rappelle enfin qu’ajouter des articles sans consentement, afficher des prix de manière trompeuse, prétendre qu’un produit est épuisé ou cacher des frais « sont des pratiques illégales en vertu du droit de la consommation de l’UE ». Après ce balayage, « les autorités nationales de protection des consommateurs peuvent prendre des mesures à l’encontre des entreprises concernées ». À voir maintenant s’il se passera quelque chose du côté de la répression des fraudes, ou autres.
Commentaires (12)
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Abonnez-vousLe 27 mars à 11h31
Le 1er avril à 14h02
Le 27 mars à 18h25
C’est à dire? Qu’est-ce qu’une tarification progressive exactement?
Le 27 mars à 18h37
Le 27 mars à 19h01
Pour certains sites cela m’arrive en fonction de si on veut être livré en express, en normal ou déposé en relais.
Je ne savais pas que cela pouvait être des frais «cachés» car selon la livraison les frais peuvent être différents.
Tant que cela apparait clairement avant de payer, ça ne me choque pas.
Le 27 mars à 21h44
Modifié le 27 mars à 22h37
Et ensuite il y a les sites qui ajoutent des frais de service aux prix des articles sans jamais en avoir parlé avant, comme Backmarket. Là c'est simplement malhonnête.
Le 27 mars à 21h50
« Les autorités de protection des consommateurs ont vérifié 314 commerçants en ligne et ont constaté que 30 % faisaient référence à des remises de manière incorrecte lors de ces ventes ».
Ok, on a trouvé des problèmes de prix dans 30% des enseignes, mais quelle proportion de problème ? Ce n'est pas la même si on a 1% d'articles vérifies incorrect (on peut alors penser à une erreur involontaire) ou 10%, là faut pas déconner c'est au mieux de la négligence et plus probablement un choix délibéré.
Le 28 mars à 13h45
Et pour ça, il y a un acteur incontournable : l'affiliation, qui s'appuie directement sur ces "promotions" pour promouvoir les vendeurs et toucher des commissions.
On se retrouve donc inondés d'actualités "Cette promo incroyable va mettre tout le monde d'accord" pour voir un prix en vigueur depuis des semaines, voire qui était moins cher dans une autre actu du même site la semaine précédente. C'est valable aussi sur les forfaits mobile et internet par exemple.
Il y a une forme de collusion naturelle qui pousse à cette stratégie : si ces sites ne pratiquaient pas ces fausses promotions, ils seraient pas relayés dans l'actu, et les sites d'actus gagneraient moins d'argent. Et ça, ça passe sous tous les radars...
Le 31 mars à 10h22
interdire tout les termes de type "promo" de base, ou offre de type "-50% sur le second article*" etc. (voir solde aussi qui n'en sont plus depuis très longtemps)
Et ne permettre le terme promo qui si le prix d'achat coutant est communiqué aussi.
Ca s'implifirai toute la réglementation actuelle, et permettrait des vrais comparaisons.
PS : Pendant que j'y suis je hurle à chaque fois que j'entends le terme "apport" alors que l'on parle de LOA ou LLD.
Un apport c'est pour un achat par pour une location.
Le 31 mars à 12h23
Sauf que c'est pas très compatible avec notre cadre légal.
Le 31 mars à 13h00
Ca a (avait) un sens quand tu as un stock de carrelage depuis 6mois sur les bras ou bien une fin de série (un article que tu ne retrouveras plus jamais), là oui parler de promo est une réalité.
Mais quand tu as des pubs avec des "Moins 60%" ou " à partir de xx" alors que les articles sont toujours à ce prix et que le à partir correspond quasiment à rien. Là je trouve qu'il y a abus.
[Exemple les pubs "Poltrons et sofas" par exemple.
Et quand le parle des soldes (au sens réglementaire français), il y a trop d'abus d'autan que maintenant à part des cas à la marge, les habitudes de de réassort des magasins de textiles fond qu'il commande des petites séries et des petites quantités.
D'ailleurs, ce ne sont dans quasiment la plupart des cas de vrai "soldes" (cad. des produits vendus à perte) mais des produits vendu en "promo" sous l'appelation de soldes...
Voir des produits entrées quelques semaines avant (tout en respectant la réglementation en cours) mais qui ne servent qu'à être deceptive pour mettre en valeur la nouvelle collection qui COMME de par HASARD être elle aussi déjà en place.
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