Cybercriminalité : « On a vu des informaticiens recrutés dans des prisons et Leboncoin »
2 min
Droit
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« En 2017, quand j’ai intégré le parquet cyber, on n’était que deux », explique Johanna Brousse aux Échos, qui précise qu’elle « a tout appris sur le tas », précise Les Échos.
Âgée de 40 ans seulement, cette vice-procureure est la cheffe de « J3 », la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, désormais composée de six magistrats, trois assistants spécialisés et quatre greffiers/directeurs de greffe.
Si la section J3 gère toutes les cyberattaques parisiennes, elle ne traite que les plus sévères au niveau national, à savoir celles portant atteinte aux intérêts de la nation (espionnage, sabotage, ingérences étrangères) et tous les dossiers par rançongiciels. Soit « 2 437 affaires en cours, en octobre ».
« L’équipe n’est pas assez nombreuse au regard de la menace », déplore aux Échos Sébastien Garnault, fondateur de CyberTaskForce : « Six magistrats face à une cybercriminalité dont on estime le coût au niveau français autour de 100 milliards ! Les mafias ont fait leur révolution numérique et les moyens n’ont pas suivi ».
« La délinquance classique se digitalise et la cybercriminalité n’est pas l’apanage des hackers », souligne Johanna Brousse : « On a vu des informaticiens être recrutés dans des prisons et même sur Leboncoin, avec une annonce d’embauche à 1 million d’euros ! ».
Si les enquêtes sont rarement franco-françaises, elle tempère les déclarations à charge de Donald Trump contre les réglementations européennes : « la coopération avec la justice des États-Unis dépasse les querelles géopolitiques ». Quand les pays ne coopèrent pas, « on attend que les criminels bougent », sourit-elle.
Commentaires (9)
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Abonnez-vousLe 22 janvier à 08h26
Le problème du manque de moyens vient selon moi principalement d'un monde politique peuplé de vieux ou de profils plutôt littéraires qui ont plus de mal avec la chose technique et ne savent pas faire confiance à ceux qui ont cette maîtrise.
Il y a peut-être aussi une plus grande difficulté pour les politiques de vendre leurs effiorts dans le cyber, pour se faire élire ou ré-élire.
En tout cas, j'aime bien leur logo.
Le 22 janvier à 09h57
Donc faut voter pour que l'Etat dispose, via l'impôt (sur ceux qui ont les sous), des moyens de ses ambitions officielles.
... et c'est vrai pour le parquet cyber comme pour pour l'hôpital publique, l'éducation, les transports en commun, la transition écologique, l'armée...
Le choix de l'abandon (je te donne des responsabilités énormes avec des attendus immenses et pas les moyens d'y arriver) est un choix politique (et plus loin de management).
Le 23 janvier à 11h00
Le manque de moyens, ce n'est pas un manque de prélèvements, si c'était le cas la France serait de loin un des pays les plus en pointe dans le monde. Le manque de moyens, ce sont des prélèvements détournés vers les copains de ceux qui décident.
C'est vrai dans l'éducation (on a un des budgets les plus élevés de l'OCDE, tout en se cassant de plus en plus la gueule dans les comparaisons internationales) et dans la santé (idem). La Justice et l'Armée doivent se battre pour avoir du budget, c'est donc différent. Mais dommage : à la base c'est la responsabilité première d'un état...
Le 23 janvier à 18h57
Le 25 janvier à 22h31
Le 23 janvier à 09h20
Le 23 janvier à 10h58
J'avais vu un reportage où ils expliquaient que ça venait souvent de côte d'Ivoire et que la section qui s'occupait de cela m'avait pas même pas internet dans ses bureaux.
Le 23 janvier à 11h13
Le 23 janvier à 16h13
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