Bouygues Telecom et Orange annoncent de bons résultats 2018 sur le fixe et le mobile

Iliad trinque encore en bourse

Bouygues Telecom et Orange annoncent de bons résultats 2018 sur le fixe et le mobile

Le 22 février 2019 à 15h15

Commentaires (14)

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Orange qui lâche du lest sur le marché grand public : c’est étonnant.

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Un revenu moyen par abonné de 25,9 € par mois pour Bouygues : ça laisse présager des hausses progressives de tarifs, ou alors Bouygues chercherait à adopter la stratégie Iliad de “disrupteur” du marché du fixe ?

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Radithor a écrit :



Orange qui lâche du lest sur le marché grand public : c’est étonnant.





Ils sont un peu moins impliqué dans la guerre des prix donc ils perdent un peu de clients. Sans doute pas les plus rentables. D’après Hammet il y aurait une perte de 174k abonnés sur le prépayé donc pas la cata.



 





Radithor a écrit :



Un revenu moyen par abonné de 25,9 € par mois pour Bouygues : ça laisse présager des hausses progressives de tarifs, ou alors Bouygues chercherait à adopter la stratégie Iliad de “disrupteur” du marché du fixe ?





C’est la stratégie de Bouygues depuis 2015 de faire de la prise de part de marché. D’un autre coté, c’est pas forcément bête comme stratégie.


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wanou2 a écrit :



Ils sont un peu moins impliqué dans la guerre des prix donc ils perdent un peu de clients. Sans doute pas les plus rentables. D’après Hammet il y aurait une perte de 174k abonnés sur le prépayé donc pas la cata.





C’est clair que ce n’est pas une hémorragie comme celle de Free mobile (Next inpact - 14/11/2018)

 







wanou2 a écrit :



C’est la stratégie de Bouygues depuis 2015 de faire de la prise de part de marché. D’un autre coté, c’est pas forcément bête comme stratégie.





ça, c’était quand Free s’amusait à “disrupter” le marché. Comme Free a changé sa politique commerciale cet hiver (Delta/One + promos la 1ère année), je pose seulement la question de savoir si Bouygues va jouer au “disrupteur” (à l’image de Free dans le passé), ou si Bouygues va suivre le mouvement (même question pour les offres Sosh, Red). Depuis 2 ans, Bouygues ne cesse de rajouter 1 à 3€ de plus à ses offres sous prétexte de services supplémentaires (Next inpact - 12/09/2018).


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Le groupe Bouygues est à 35,555 milliards contre 32,923 milliards en

2017 (+8%). Notez que les données de 2017 ont été retraitées afin

d’être comparables à celles de 2018.





Enfin, les bénéfices suivent le même chemin avec 494 millions d’euros, contre 255 millions en 2017.





Il nous avait prédit l’apocalypse, finalement le châtelain se porte bien, même avec des romanos dans son jardin.

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D’après les données fournies, je constate tout de même que pour un FAI réputé comme proposant les abonnements les plus chers, Orange reste un FAI qui se porte très bien. Alors oui, dans le mobile, il perd des clients mais cela n’a aucun impact sur sa croissance.



Je me rappelle d’un temps  où les Internautes étaient assez nombreux à dire que, vu le prix des abonnements d’ Orange, celui qui fut France Télécom jusqu’au 1er juillet 2013 allait droit à sa perte, la concurrence proposant des prix bien plus attractifs. En 2019, Orange n’a pas toujours plongé. Concernant l’accès à Internet, force est de constater que les Internautes ne se bornent pas à regarder les prix et uniquement les prix des abonnements.



D’ailleurs, cela me fait dire qu’en France, les fournisseurs historiques, même si ils ont changé de nom, ont encore largement la côte. Qu’ils se nomment EDF, Engie ou Orange, ils sont encore plébiscités. Paradoxalement, les prix de leurs abonnements comparés à ceux de la concurrence font toujours bondir, notamment les associations de défense des consommateurs. Pour la distribution du courrier (lettres et colis), là aussi, La Poste rafle quasiment tout le marché alors qu’elle a augmenté ses tarifs, et pourtant il y a de la concurrence. Il y a d’autres exemples mais, ce qui est certain, c’est que les Français en général, même dans les nouvelles générations, restent attachés à certaines sociétés historiques.



Nous sommes dans l’Union Européenne, une économie de marché. La France a du ouvrir les portes à la concurrence. Bientôt, ce sera la SNCF qui devra avoir à faire à la concurrence. Ma région, la PACA, devrait être la première à proposer cette concurrence via le transport régional. Reste à voir si les Français resteront attachés à la SNCF. En tout cas, cette ouverture à la concurrence n’a fait aucun mal aux sociétés historiques dont je parle. Mais la France respecte les demandes de l’Union Européenne : il y a de la concurrence.

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FT/Orange est quand même passé d’un monopole à une quarantaine de pourcents de parts de marché. France télécom a été en surendettement après l’achat de Orange (pour ses licences 3G en Europe) et l’éclatement de la bulle internet (la vente de ses actifs à travers le monde et l’abandon de diverses activités). Et surtout, si Orange en est là, c’est grâce à son actionnaire majoritaire et à son implantation dans les collectivités locales (Next inpact - 10/07/2015)

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EDF : recapitalisée régulièrement par l’Etat - un secteur nucléaire en fin de vie onéreux à démanteler - des taxes dans le secteur de l’énergie autrement plus abusives que dans le secteur des télécoms. On en reparlera dans 10 ans, quand un groupe énergétique chinois viendra s’occuper de nos vieilles centrales…

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Radithor a écrit :



FT/Orange est quand même passé d’un monopole à une quarantaine de pourcents de parts de marché. France télécom a été en surendettement après l’achat de Orange (pour ses licences 3G en Europe) et l’éclatement de la bulle internet (la vente de ses actifs à travers le monde et l’abandon de diverses activités). Et surtout, si Orange en est là, c’est grâce à son actionnaire majoritaire et à son implantation dans les collectivités locales (Next inpact - 10/07/2015) 







Oui, l’Etat est actionnaire majoritaire de notre opérateur historique. Cela a permis à Orange de s’en sortir avec un minimum de dégâts lorsqu’il naviguait dans des mers agitées. Une concurrence déguisée ? Peut-être que Orange a effectivement un atout que n’ont pas les autres FAI. En même temps, je ne vois pas l’Etat lâcher du jour au lendemain une société historique. Tu retrouves l’Etat chez Renault, chez Peugeot sous la forme de la Banque Populaire d’Investissement, chez EDF, chez Engie, chez Air France-KLM, ect… Nous pouvons discuter de l’intérêt que la France a à être actionnaire dans ces sociétés historiques. Sur le fond, il y a effectivement débat mais sur la forme, c’est tout à fait normal.



Que les collectivités locales aient un impact positif sur le résultat net de Orange, c’est une certitude, mais les abonnés y sont aussi pour beaucoup. Hormis le mobile, Orange gagne des abonnés, ce qui veut dire que les gens ne s’arrêtent pas aux prix des abonnements, car les abonnements d’Orange sont plus chers que ceux de la concurrence. Peut-être est-ce une question de confiance ? Une confiance aveugle, peut-être, mais une confiance tout de même. Orange, comme EDF, Engie et La Poste, conserve l’image de service public. Et, en France, autant on adore le service public, autant on le déteste. Mais chez nous, inconsciemment, confiance et service public vont de pair. Nous n’avons pas la culture des pays anglo-saxons. Eux ont toujours connus le libéralisme et la concurrence dans tous les domaines. Pas la France !



Les concurrents de La Poste, de Engie, de Orange et d’EDF existent mais il faut croire qu’ils n’ont pas encore fait leurs preuves… ou qu’ils n’y arrivent pas. Je ne dis pas que personne les utilisent. Des Français deviennent leurs clients mais ils sont une minorité. Faut-il le déplorer ? Après tout, les Français et les collectivité territoriales sont libres de faire ce qu’elles veulent !



 


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Romaindu83 a écrit :





Les concurrents de La Poste, de Engie, de Orange et d’EDF existent mais il faut croire qu’ils n’ont pas encore fait leurs preuves… ou qu’ils n’y arrivent pas. Je ne dis pas que personne les utilisent. Des Français deviennent leurs clients mais ils sont une minorité. Faut-il le déplorer ? Après tout, les Français et les collectivité territoriales sont libres de faire ce qu’elles veulent !







  • Dans le secteur de l’énergie, la facture est essentiellement constituée de taxes destinée à soutenir… les transformations (et la survie) d’EDF. Les consommateurs qui changent de fournisseur d’électricité sont difficilement convaincus par un quelconque changement de fournisseurs. Peut-être que le Linky apportera des services qui permettront à des fournisseurs de se différentier d’EDF ? J’ai du mal à y croire, mais pourquoi Enedis/Linky ne deviendrait pas le Google/Android du réseau électrique ?



  • Concernant Engie, ex-GdF a eu la bonne idée de fusionner avec Suez et de changer de nom par la même occasion : Je vois plus d’avenir dans le modèle économique de Engie que dans EDF.



    NB: merci d’avoir mentionner Engie, car je viens de réaliser que l’Etat français est actionnaire de 2 sociétés concurrentes sur le même marché de l’énergie (maintenant qu’un même fournisseur ou producteur peut faire de l’électricité et du gaz selon sa convenance). Ce qui rend malheureusement obscure le fonctionnement de ce secteur d’activité (si on se considère dans un système économique néo-libéral), mais dans le CAC40, on n’est pas à ça prêt (la consanguinité entre ces grosses sociétés françaises ne dérange pas beaucoup de monde).



  • Pour ce qui est de La Poste, le secteur postal est soit en régression (le courrier), soit la concurrence est bien présente. D’ailleurs, La Poste est principalement un acteur postal et un acteur bancaire (activité la plus rentable du groupe).



  • Et concernant Orange, comme j’ai essayé de le dire plus haut, la consanguinité public/privé, ne laisse aucun choix ni à l’administré, ni au consommateur. Ce sont des choix qui se font dans le plus grand secret et dans les cercles d’influences (en dehors de tout débat public) : on n’est pas loin du conflit d’intérêt entre intérêt public (que l’Etat est sensé défendre) et intérêt privé (intérêt du groupe Orange). (un autre article en plus de celui que j’ai indiqué dans mon précédent commentaire:LaTribune - 26/01/2017)









    Romaindu83 a écrit :





    Que les collectivités locales aient un impact positif sur le résultat net de Orange, c’est une certitude, mais les abonnés y sont aussi pour beaucoup. Hormis le mobile, Orange gagne des abonnés, ce qui veut dire que les gens ne s’arrêtent pas aux prix des abonnements, car les abonnements d’Orange sont plus chers que ceux de la concurrence. Peut-être est-ce une question de confiance ? Une confiance aveugle, peut-être, mais une confiance tout de même. Orange, comme EDF, Engie et La Poste, conserve l’image de service public. Et, en France, autant on adore le service public, autant on le déteste. Mais chez nous, inconsciemment, confiance et service public vont de pair. Nous n’avons pas la culture des pays anglo-saxons. Eux ont toujours connus le libéralisme et la concurrence dans tous les domaines. Pas la France !







    Je suis d’accord avec cette idée que les Français restent attachés à une forme d’intervention de l’Etat. Mais de là à croire que, par exemple, La Poste d’aujourd’hui égale les postes publiques d’il y a 50 ans, il y a un grand écart que je ne ferais pas. Aujourd’hui, je pense que les Français savent que La Poste, EDF, Orange, Engie décident pour leur propre intérêt économique dans un marché européen et mondialisé. “service public” est une expression utilisée par les syndicats professionnels pour flatter leurs propres actions, et par l’Etat pour faire comme si rien ne changeait (alors que tout a changé).









    Romaindu83 a écrit :



    Oui, l’Etat est actionnaire majoritaire de notre opérateur historique. Cela a permis à Orange de s’en sortir avec un minimum de dégâts lorsqu’il naviguait dans des mers agitées. Une concurrence déguisée ? Peut-être que Orange a effectivement un atout que n’ont pas les autres FAI. En même temps, je ne vois pas l’Etat lâcher du jour au lendemain une société historique. Tu retrouves l’Etat chez Renault, chez Peugeot sous la forme de la Banque Populaire d’Investissement, chez EDF, chez Engie, chez Air France-KLM, ect… Nous pouvons discuter de l’intérêt que la France a à être actionnaire dans ces sociétés historiques. Sur le fond, il y a effectivement débat mais sur la forme, c’est tout à fait normal.







    Sur la forme, l’ingérence capitalistique de l’Etat français dans des sociétés en quasi-faillite ne sert qu’à empêcher des puissances étrangères d’en prendre le contrôle. Il n’y a rien de “normal” à ça : c’est une fuite en avant.



  • je suis d’accord avec les exemples de :

    * Renault : l’Alliance avec Mitsubishi et Nissan a connu un coup de mou avec les autorités japonaises mais le modèle économique tient la route (je suis d’accord avec cet exemple)

    * Engie



  • En revanche, les consommateurs et les usagers (l’Etat à tout à perdre à long terme) n’ont rien à gagner à la présence de l’Etat dans les sociétés suivantes :

    * Peugeot : quasi-vendue à un groupe chinois

    * EDF : comme je disait dans un précédent commentaire, l’Etat recapitalise le groupe régulièrement et la filière nucléaire française se délite progressivement (malgré une expertise française dans cette industrie). EDF court à sa perte et fusionnera au mieux avec un groupe comme Engie, au pire avec un groupe chinois.

    * Air France : le groupe est en déficit depuis des dizaines d’années et ne subsiste que grâce aux perfusions de l’Etat. Là encore, c’est une pure perte économique pour l’Etat français (en espérant que l’Etat ait une vraie stratégie diplomatique ou industrielle derrière, autre que de garder coûte-que-coûte un acteur économique d’envergure mondiale sous son contrôle).

    * Orange : L’Etat ferait mieux de scinder le groupe en 2, d’un côté les réseaux contrôlés par la puissance publique ou par un GIE de FAI, d’un autre côté le FAI Orange qui agit en (quasi) totale transparence. Les consommateurs et les usagers en seraient reconnaissants envers l’Etat.


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Radithor a écrit :



Air France : le groupe est en déficit depuis des dizaines d’années et ne subsiste que grâce aux perfusions de l’Etat. Là encore, c’est une pure perte économique pour l’Etat français (en espérant que l’Etat ait une vraie stratégie diplomatique ou industrielle derrière, autre que de garder coûte-que-coûte un acteur économique d’envergure mondiale sous son contrôle).







Euh attention, l’État ne perfuse pas régulièrement AirFrance, c’est interdit par la concurrence.

Le groupe AirFrance-KLM est rentable, il y a eu des plans de sauvetage par le passé, mais c’est fini. Maintenant ce qu’on peut qualifier de subventions sont les lignes de continuité territoriales (je ne sais pas comment ça s’appelle) qui consistent à subventionner le trajet Brive la gaillarde -Paris (par exemple), mais de nombreuses régions font ça aussi avec les low-cost pour sauver leur petit aéroport local.



Maintenant c’est vrai que la situation de AirFrance seul est difficile :https://www.liberation.fr/france/2018/05/07/derriere-l-ecran-klm-air-france-a-le…



À voir si Ben Smith va réussir à gérer ça et remettre son entreprise sur le droit chemin…


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À voir surtout à partir de qu’elle date il va se servir de son parachute doré.



(Cette tendance à croire à l’homme providentiel m’étonnera toujours…)

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Jeanprofite a écrit :



(Cette tendance à croire à l’homme providentiel m’étonnera toujours…)







Quoi ?



Précise ton accusation.



Benjamin Smith est le président de la compagnie, c’est lui qui est en poste et qui a déjà négocié des accords syndicaux pour mettre fin au conflit social, arrêté la marque Joon (et Hop! aussi je crois), et est en train de changer certains hauts placés dans l’entreprise.

Oui, je pense que c’est principalement lui qui va jouer pour le futur de l’entreprise.

Non je ne pense pas que ce soit un « homme providentiel », et s’il échoue, il est probable qu’Air France rejoigne le cimetière des compagnies.


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tpeg5stan a écrit :



Quoi ?

Oui, je pense que c’est principalement lui qui va jouer pour le futur de l’entreprise.

Non je ne pense pas que ce soit un « homme providentiel », et s’il échoue, il est probable qu’Air France rejoigne le cimetière des compagnies.







CQFD <img data-src=" />

Pour Air France, je ne sais pas, mais son parachute à lui c’est 4,5 millions d’euros.


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