Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027
Boosté par l'IA et le cloud
Denny Müller pour Unsplash
Le 07 août à 14h00
Western Digital se porte bien : son chiffre d’affaires, son bénéfice et sa marge sont en hausse. La demande est toujours plus importante et le fabricant prévoit de passer à 44 To en HAMR l’année prochaine puis à 50 To, toujours en 2027.
Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027
Boosté par l'IA et le cloud
Denny Müller pour Unsplash
Western Digital se porte bien : son chiffre d’affaires, son bénéfice et sa marge sont en hausse. La demande est toujours plus importante et le fabricant prévoit de passer à 44 To en HAMR l’année prochaine puis à 50 To, toujours en 2027.
Hardware
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5 min
Il y a quelques jours, Seagate présentait ses résultats financiers et annonçait les premières expéditions de disques durs de 50 To (Mozaic 5) pour la fin de l’année prochaine. Il s’agit de modèles avec 10 plateaux de 5 To. C’est maintenant au tour de Western Digital de se positionner.
Sur un an, les revenus ont progressé de 36 % pour arriver à 12,919 milliards de dollars, excusez du peu (44 % sur le dernier trimestre fiscal 2026 par rapport à 2025). Le bénéfice net bondit de 107 % pour atteindre 4,453 milliards de dollars. Comme Seagate, la marge brute de Western Digital augmente fortement : de 39,4 % elle monte à 49,1 % (45,6 % chez Seagate).
En 2027, 44 To puis 50 To
Le fabricant annonce être « en bonne voie pour livrer [son] produit HAMR de 44 téraoctets au cours du premier semestre 2027 ». Mais ce n’est pas la seule gamme de produits à 40 To et plus, il y a également des disques durs ePMR (Energy-assisted PMR), une version améliorée des HDD classiques en PMR. HAMR est la nouvelle génération avec un laser intégré aux têtes. Les livraisons des disques durs ePMR de 40 To ont débuté au cours du deuxième trimestre 2026 et le fabricant a maintenant commencé la production en série et revendique deux clients.
Cette année également, l’UltraSMR se porte bien et le constructeur annonce son « troisième client majeur », sans le citer nommément. Western Digital prévoit que, d’ici à mi-2027, « 60 % des livraisons d’exaoctets nearline » soient liées à la technologie UltraSMR, montrant une belle adoption par le marché dans le monde des datacenters et des hyperscalers.
Le SMR consiste, pour rappel, à faire chevaucher les pistes pour augmenter la densité. Cela ne change rien pour les performances en lecture, mais en écriture il peut y avoir un phénomène d’amplification avec une baisse des performances. L’UltraSMR est une version améliorée du SMR avec notamment une meilleure correction d’erreurs.
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Pour la suite, Western Digital est sur la même longueur d’onde que Seagate : « nous proposerons des produits de 50 To vers la seconde moitié de l’année 2027 ». Aucune précision sur le nombre de plateaux. Si Seagate reste à 10, Western Digital est déjà passé à 11 depuis fin 2024 (et même 12 pour Toshiba).
Le cloud et l’intelligence artificielle en moteur
Cela ne surprendra personne : Western Digital explique que « la demande de stockage est poussée à la fois par l’IA et par les services cloud de base ». Rien d’étonnant concernant l’IA. Il faut non seulement stocker les données d’entrainement, mais aussi les données générées lors des charges de travail (entrées, sorties, journaux, etc.) et cela prend beaucoup de place.
« Aujourd’hui, les plus grandes plateformes d’IA traitent des dizaines de milliards de jetons par minute et des milliards d’invites par jour, créant ainsi un corpus de données en rapide expansion qui doit être stocké, géré et consulté au fil du temps », explique le constructeur. L’IA agentique ne fait qu’accentuer le phénomène : « Les agents génèrent des données à chaque étape des flux de travail, ce qui augmente à la fois le volume de données créées et celles à stocker au fil du temps ».
Ce n’est pas le seul pan de l’IA à avoir de gros besoins de stockage : « Au-delà de l’inférence et de l’IA agentique, nous assistons également à l’émergence de l’IA dans le monde réel : véhicules autonomes, robotique, systèmes d’automatisation industrielle et robots humanoïdes. Le volume de données du monde réel nécessaire à l’entraînement de ces systèmes est insuffisant, nécessitant ainsi la génération et le stockage de jeux de données synthétiques ».
Le retour au stockage hybride, le tout flash coûte cher…
Tiang Yew Tan, CEO de Western Digital, pointe un changement dans les demandes des OEM (fabricants d’équipement d’origine) : «ils s’orientent davantage vers des solutions hybrides après avoir envisagé, tout récemment, des systèmes reposant exclusivement sur la technologie flash ». La cause n’est pas à chercher bien loin : la hausse (ou explosion, au choix) des prix de la mémoire.
Kris Sennesael, CFO de Western Digital, ne donne pas de chiffre précis mais un ordre de grandeur : « La hausse moyenne annuelle pondérée des prix par To a progressé, passant d’une fourchette haute à un chiffre le trimestre précédent, à une fourchette » plus haute, comprise entre 15 et 20 % a priori.
Commentaires (11)
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Abonnez-vousModifié le 7 août à 17h47
https://pcpartpicker.com/trends/price/internal-hard-drive/#storage.hdd350.1000
En admettant une moyenne basse actuelle de 50€/To...
50 x 50... ça fait combien ?
(t'as des gouttes sur le front ?)
Le 8 août à 17h06
En plus, les taux de défaillance intrinsèques sont peut-être en 10^15 ou 16 mais sur 50To, il faut en plus gérer les erreurs lors des reconstructions.
C'est pas pour rien que l'infra est un métier mais quand même, ce sont de sacrés dilemmes technico-economiques à gérer pour assurer la dispo et la résilience.
Le 9 août à 09h14
Les disques vont d’abord répliquer la donnée entre eux, sur plusieurs dizaines de disques, avant de recoloniser l’espace du disque remplacé sur plusieurs semaines - et pas du tout avec les mêmes données d’ailleurs, la répartition des données est fluide.
La gestion d’erreur est assez propre sur des techno comme Ceph, la taille du disque n’est pas trop un sujet (personne ne fait du raid sur des machins comme ça).
Le 9 août à 18h44
Le 9 août à 18h52
Le 9 août à 20h51
Le 10 août à 12h53
Le 10 août à 19h24
Conséquence, si tu veux reconstruire, tu vas devoir lire les secteurs de 3 disques pour reconstruire le quatrième. Sur 50 To, l'opération est très longue, et tu ne récupères ton intégrité qu'à la fin de l'opération. Et la sursollicitation des disques à ce moment là est un facteur de risque supplémentaire (d'où l'intérêt du RAID6).
Quand tu es sur du Ceph, la cohérence des données est gérée par le logiciel.
Les données miroir d'un disque donné sont réparties sur des dizaines de disques sur des secteurs complètement aléatoires, ils peuvent écrire sur d'autres dizaines de disques en simultané pour rétablir l'intégrité beaucoup plus rapidement en cas de perte de ce disque donné.
Quand le disque changé est prêt à accueillir de nouvelles données, l'algo va juste l'ajouter au pool et le considérer en priorité dès qu'il s'agira d'écrire de nouvelles données pour rétablir progressivement l'équilibre du remplissage du pool.
Les disques peuvent être hétérogènes sur cette techno, on définit le niveau de tolérance de panne qu'on souhaite obtenir et elle s'occupe seule de répliquer les blocs autant de fois que nécessaire pour l'atteindre.
Ce qui donne, schématiquement
Reconstruction RAID
Reconstruction Ceph
Le 10 août à 12h36
On se dirige vers une régression ou au moins une stagnation des specs des ordinateurs fixes ou portables, pour compenser.
Le 12 août à 12h16
Un utilisateur Apple avec de petits besoin s'orientait auparavant vers le MacBook Air 13" qui était l'entrée de gamme des MacBook alors qu'il a une puissance démesurée pour les besoins légers de la majorité de ses acquéreurs.
Apple a sorti le MacBook Neo, "moins cher" que le MacBook Air et basé sur la puissance d'un smartphone (l'iPhone en l'occurence).
Le matériel est mieux taillé pour ces mêmes besoins légers où l'écart de performance ne se ressent que rarement.
Donc la régression des spécifications ne compense pas le prix dans ce cas précis, car on obtient le même confort d'utilisation pour moins cher.
Le 18 août à 08h53
Mais de mon point de vue, quand j'ai acheté un pc portable Acer il y a 4 ans, avec un i5, 16Go de ram et 512go de SSD nvme pour 350€, j'avais là une confi basique d'entrée de gamme.
Comment je peux penser qu'un cpu de smartphone avec 8Go et 128Go de stockage à 600€ c'est pour une configuration basique ?
Et revenons au sujet : je galère à trouver des disques durs de 4, 6To à des prix corrects pour constituer les sauvegardes d'une famille de 4 (+ les films de vacances et autres images iso linux 😅).
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