L’intégration des IA génératives dans les réseaux sociaux influence l’opinion

L'influence d'un battement d'aile d'un papillon généré par IA...

L’intégration des IA génératives dans les réseaux sociaux influence l’opinion

Illustration : Flock

Avec une simulation, des chercheuses et chercheurs montrent que les petites suggestions des IA génératives lors de la rédaction de posts peuvent vraiment biaiser les conversations, influencer le débat sur les réseaux sociaux et avoir de réelles conséquences sur les débats politiques.

Commentaires (13)

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La propagande 2.0
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Qui aurait pu prédire ?! 😅
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Une chose est certaine : pas Macron :D
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[...]
« Imaginez que vous vous rendiez sur une plateforme de réseaux sociaux pour partager votre point de vue sur l’utilisation de l’IA dans l’éducation. ====>Vous y êtes favorable soutenant cette idée <==== : « L’IA pourrait être un outil utile pour personnaliser l’éducation des élèves ». Avant de le publier, vous décidez de cliquer sur le bouton « Améliorer mon message », et un grand modèle de langage (LLM) fourni par la plateforme vous propose une version peaufinée et exprimant plus explicitement votre soutien : « Tirons parti du potentiel de l’IA pour personnaliser l’apprentissage et révolutionner l’éducation pour chaque élève ! » Vous trouvez cette version plus convaincante que celle que vous aviez rédigée, vous acceptez donc simplement la modification et la publiez. Une simple incitation [nudge, en anglais]. Mais que se passerait-il si ce même LLM incitait des millions d’utilisateurs à aller dans la même direction ? »
[...]

Je ne comprends pas la problématique.
Je ne vois pas où ce trouve incitation/l'influence du LLM ?
Si le message était neutre et que après le passage par le LLM une orientation apparaissait, là oui mais ici, l'orientation est déjà presente.
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Là, il y a une différence : il n'y a pas d'incitation dans le premier message (c'est juste l'expression du soutien de l'IA dans l'éducation), mais il y a incitation dans le second ("tirons partie" = passage à l'action) .
Le biais n'est pas énorme, mais il existe.
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Ok je vois, cependant la subtilité est vraiment ténue. Indépendamment il y a quand deux actions active de producteur de l'énoncé. La 1ere de ce que je comprends de l'exemple il a fallu appuyer sur « Améliorer mon message » et ensuite il a fallut valider le nouveau texte. Si le producteur n'était pas contant ou valideur le nouveau message ne serait pas publié.
Donc je reste dubitatif, sur la problématique.

Pour moi, se serait une problématique si, le producteur mettait en place un agent qui répondait en automatiquement suivant la directif si on parle d'IA et d'éducation répond en relation à ma position "L’IA pourrait être un outil utile pour personnaliser l’éducation des élèves".

La oui, on pourrait peut-être commencer à parler de biais.

Après j'ai peut-être une logique trop naïve ou directe. :chinois:
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En fait, selon moi, tout se joue justement sur le fait que le biais soit très subtil.
Là, la personne va "améliorer" sa réponse initiale neutre, ce qui va la rendre partisane. Mais la personne ne le souhaitait pas forcément et ne s'en rendra pas nécessairement compte non plus.

C'est là qu'il y a un biais (par définition, un biais est plutôt inconscient/invisible).
Et même s'il est petit, s'il s'accumule à d'autres, il peut devenir grand.
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Je comprends, cependant je reste sur ma position en raison de deux choses
que j'avais pointé précédemment dans l'extrait (je sais un peu long).
L'énoncé de base n'est pas neutre.
« L’IA pourrait être un outil utile pour personnaliser l’éducation des élèves »
Même avec le conditionnel qui peut modérer, l'inclinaison est positive.
Et dans l'exemple lui-même il est indiqué que la personne est déjà partisane :
[...]Vous y êtes favorable soutenant cette idée[...].

:-)
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L'énoncé de base exprime l'idée d'utiliser l'outil IA dans l'éducation.
La version améliorée parle du « potentiel de l’IA » (l'IA devient central dans le message) et de « révolutionner l’éducation » (rien que ça ?)
Le nudge, l'incitation, ça reste subtil et on peut évidemment faire un choix différent du message. Il y a une différence substancielle à vouloir utiliser l'IA (dans le but de s'y familiariser par exemple) et à exploiter le potentiel de l'IA (parce que ça va tout changer en bien et que c'est indispensable).
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Mon point d'achoppement reste le même.
En épurant la situation :
Un humain a une opinion positive sur qqch, l'humain veut le faire savoir.
L'humain veut plublier un message dans lequel L'humain reste positif sur ce qqch.
Un outil est proposé pour une action ; l'humain déclenche cette action.
L'outil propose une évolution qui est davantage positive.
L'humain accepte la proposition et l'humain la publie .

Je suis têtu mais je ne pense pas avoir oublié une étape, et dans le cheminement fourni ù est l'influence ?

C'est bien l'humain qui a déclenché l'actionet c'est bien l'humain qui a publié le message final.


A la limite, l'influence, si elle est présente, elle n'est pas dans ce que l'outil a proposé mais à la 3eme étape la présence du bouton « Améliorer mon message ». Car ça supose que peut importe le contenue du message il doit être améliorer. Pour moi le problème est là pas sur le resultat de l'outil mais de manière plus insidieuse sur sa présence alors qu'il n'a pas été solicité explicitement.
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Le truc, c'est que j'ai l'impression que tu juges l'humain comme infaillible, ou en tous cas qu'il maitrise tout ce qu'il fait.

En l'occurrence, tu lui donne un outil, et cet outil va déformer ton propos de façon imperceptible de façon à changer légèrement ton point de vue.
De mon côté, je suis d'accord que l'IA peut aider pour l'apprentissage, mais je ne suis pas prêt à dire que l'IA va "révolutionner l'éducation" (on parle de "révolutionner", là, pas de "améliorer").
Une fois ce message envoyé, un autre commentaire en réponse au premier pourrait être "en effet, et l'Education Nationale a bien besoin de changements profonds". Pourtant, ce même message ne serait pas du tout pertinent ni vindicatif s'il avait suivi la première version du commentaire.


Et pour revenir à ton message, oui, c'est l'humain qui lance la fonctionnalité, mais est-ce que l'humain va avoir bien réfléchi à ses implications ?

Imagine si je te disais que j'ai créé un moyen de transport révolutionnaire qui permet de faire un Lyon-Paris en seulement 1 minute, et que je te proposerai de l'utiliser pour ton prochain voyage, est-ce que tu le prendrais ?
Prends 5 secondes.
Si tu a répondu "oui", tu es mort car tu viens de te prendre des accélérations et décélérations insupportables pour ton corps. Pourtant, tu es bien arrivé à ton point d'arrivée. Juste, tu es mort dans l'interval. Et tu n'as pas pensé à cette éventualité.
Pour moi, ici, c'est un peu pareil, mais en plus subtil.
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C'est justement paracerque je sais que nous sommes tous (et toutes) faillible que je pense que je focus est mi sur le mauvais coté (dans l'exemple pris en tout cas). Si l'humain prends de mauvaise decision (de ce cas faire confiance à l'outil) est-ce que la conséquence est de la responsabilité de l'outil (et encore on anthropomorphise qqch qui n'a pas de conscience) ou bien de celui qui l'utilise.

Et il semblerait (sauf incompréhension de ma part), que votre exemple me donne raison.

Mon décès est bien de ma propre responsabilité, car n'est pas cherché à savoir le fonctionnement, les conditions etc. Ce n'est pas la responsabilité du "transport".
M'abus-je ?
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Sur la question de la responsabilité, elle est du côté de l'humain, mais pas forcément du côté de l'utilisateur.

Dans mon exemple farfelu, si tu es mort, c'est parce que je ne t'ai pas indiqué au préalable que tu allais mourir. C'est donc plus de MA responsabilité que de la tienne.

Maintenant, s'agissant de l'exemple de l'article, c'est la fonctionnalité elle-même qui est biaisée, en plus du choix de l'éditeur de la mettre à disposition comme il l'a fait.
Il n'y a évidemment aucune responsabilité du côté de l'outil lui-même (tout comme on ne va pas blâmer une bombe pour avoir explosée), mais l'outil reste "fautif" dans le sens où c'est lui qui ajoute un biais dans la discussion faite par commentaires (c'est quand même du fait de la bombe que les gens sont morts). Ceci peut dès lors justifier qu'un peuple décide de restreindre l'utilisation de ce type d'outil (comme en France on restreint le port d'armes).

De mon point de vue, l'éditeur est responsable principalement car c'est lui qui a mis à disposition de ses utilisateurs un outil biaisé. L'utilisateur n'a pas nécessairement conscience de l'effet de biais induit par l'utilisation de la fonctionnalité (même si on le lui disait explicitement ; la preuve, il a fallu notre discussion pour clarifier le biais montré dans l'article).