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« Stop Killing Games » refuse le game over pour les jeux en fin de vie

1-Up pour les vieux jeux

« Stop Killing Games » refuse le game over pour les jeux en fin de vie

Illustration : Flock

Signée par plus d’un million d’Européens, la pétition « Stop Killing Games » a débouché sur une réponse a minima de la part de la Commission européenne : un code de conduite non contraignant pour l’industrie du jeu vidéo. Insuffisant, pour le représentant français de l’initiative citoyenne interrogé par Next.

Les jeux en fin de vie doivent-ils réellement mourir pour de bon… et laisser sur le carreau les joueurs qui les ont pourtant dûment achetés ? La question est d’autant plus importante que les jeux dépendent de plus en plus d’une connexion à des serveurs, y compris les jeux proposant une expérience solo. Contrairement aux titres hors ligne jouables à volonté (pour peu que le matériel soit compatible, ce qui est un autre problème), les jeux connectés peuvent être « débranchés » du jour au lendemain par les éditeurs.

The Crew droit dans le mur

En dehors de la problématique de la préservation des jeux vidéo, le point de vue consumériste est donc lui aussi parfaitement légitime. Il s’est exprimé fortement au travers de la pétition lancée par le mouvement « Stop Killing Games », créé en 2024 par Ross Scott, youtubeur américain et activiste de la préservation des jeux. Une initiative née en réponse à la fermeture, en mars 2024, des serveurs de The Crew, la simulation de course éditée par Ubisoft.

La pétition à l’échelle de l’Europe a atteint le million de signatures en juillet 2025, une mobilisation suffisamment importante pour que la Commission européenne soit officiellement saisie du sujet. La réponse de Bruxelles, publiée le 15 juin dernier, n’a pas été à la hauteur des attentes : il n’y aura pas de législation, mais un code de conduite va être élaboré avec l’industrie.

Cette décision est décevante aussi bien pour le collectif « Stop Killing Games » que pour les joueurs ayant signé la pétition citoyenne. Elle n’en était pas moins attendue. « C’est malheureusement ce à quoi nous nous attendions de la part de la Commission européenne », explique Brendan Fourdan, l’organisateur français de l’Initiative Citoyenne Européenne « Stop Destroying Videogames ».

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Commentaires (11)

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Que la commission ne fasse rien ce n'est pas si surprenant. Ce sont des représentant des États, et on vois très bien comment le nôtre a l'oreille beaucoup plus accessible aux lobbys industriels que ceux des consommateurs. Le Parlement est la vraie opportunité que nous avons sur la question.

Les arguments des lobbys sont constamment à viser à côté pour détourner les propos d'ailleurs. J'admire les représentants dont Ross pour leur résilience face à ça. Dernier en date, les serveurs non officiels seraient "illégaux" : https://www.ign.com/articles/esa-claims-private-minecraft-servers-are-illegal-and-piracy-in-stop-killing-games-hearing
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Merci pour cette news, je croyais le sujet clos...

Je suis content de voir que certains continuent le combat, rien n'est encore perdu!
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« Dans n’importe quelle autre industrie, ce genre de pratique commerciale [empêcher un consommateur de jouir de son achat, ndlr] serait inimaginable. »
Affirmation qui a malheureusement déjà mal vieilli, avec Sony qui supprime les "achats" de film numérique du catalogue des utilisateurs.
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Me semble qu'il y a des pratiques un peu de cet ordre de grandeurs dans le domaine agricole, que ça soit avec les semences ou certain matériel agricole (jpense aux tracteurs).
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En y réfléchissant, je ne vois pas trop comment on pourrait sortir une loi juste sur les jeux vidéos, ni pourquoi ça s'appliquerait plus particulièrement aux jeux vidéos. Et on peut aussi imaginer que certaines mécaniques de jeux nécessite justement des serveurs et que cela n'a plus de sens lorsqu'ils sont éteints. Pour moi Stop Killing Game est beaucoup trop restrictif.

Aujourd'hui c'est un éditeur de jeux qui coupe le serveur, mais le problème est le même lorsque Sony ne renouvelle pas les droits sur un catalogue de films, que Google décide de couper les serveurs de sonnettes de portes ou de webcams. Demain ça sera la loi qui impose des restrictions sur un service en ligne ou Donald qui décidera qu'il ne faut plus fournir un service aux méchants européens; ou alors un appareil qui dépends d'une appli qui n'est plus compatible avec les versions d'Android inférieur à 42.

Je pense qu'il faudrait impérativement informer les gens lors de l'achat (par une n-ième étiquette ?) et que l'information soit obligatoire sur tout matériel (console, machine à laver, téléphone, voiture, chasseur aérien F35...) et tout bien ou service (jeu vidéo, film dématérialisé, logiciel...). La loi impose aux fabriquants d'indiquer pendant combien de temps on a des pièces détachées pour sa machine à laver, mais pas pendant combien de temps on peut regarder son film ou lire son livre électronique !


  • Vert: le bien ou le service fonctionne de façon totalement nominal de façon autonome, même si le fabriquant ou n'importe quel tiers impliqué cesse, coupe ou bloque son service. Par contre il se peut qu'il n'y ait plus de mises à jour (la loi sur la garantie des vices cachés et de l'obsolescence programmée s'applique par ailleurs).




  • Jaune: le bien ou le service fonctionne de façon dégradé ou partiel; par exemple plus de fonction multi-joueur dans un jeu; l'horloge ne donne plus la météo en plus de l'heure; mon lave linge ne peut plus être démarrer ou surveillé à distance via mon téléphone (c'est mon cas); mais est encore utilisable pour sa fonction principale (et pas comme presse papier).




  • Rouge: le bien ou le service ne fonctionne plus si le fabriquant, le distributeur ou n'importe quel tiers impliqué appuie sur le bouton. Mon imprimante dépends de cartouches qui sont verrouillées par le constructeur.



Aujourd'hui cette information est rarement présente, et surtout largement invisible et méconnu des acheteurs. Vous pensez acheter quelque chose, mais en réalité vous n'avez pas la garantie que ça sera utilisable demain, et même en étant averti, il est généralement impossible de trouver l'information.
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Je suis surement un vieux con, mais à mon époque, les jeux étaient livrés avec la partie serveur que l'on pouvait déployer sur un serveur lambda...
Ça règle en partie le problème de l'obsolescence.
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Je suis aussi probablement un vieux machin : VGE pour moi c'est pas Video Games Europe... et je vois pas comment un ex président mort il y a 6 ans pourrait être partagé sur la fin de vie :D
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Dans le cas d'un retrait d'un produit éligible du catalogue numérique soit :
Remboursement partiel du produit sur une base fixe, peu importe le prix d'achat du consommateur (on pourrait penser à 30% du prix au lancement hors promotion)
OU
Mise à disposition d'un outil permettant de continuer à jouer dans les conditions originales



  1. Ca chiffre le coût de l'opération de retrait pour l'éditeur et ça fait du damage control.

  2. Ca offre une compensation au consommateur



Par produit éligible, on entend les jeux dont l'expérience est principalement solo et/ou coop dont les serveurs sont essentiellement nécessaires à des fins d'authentification.
Les jeux PVP-only seraient exclus de cette éligibilité pour des raisons évidentes de triches sur des serveurs privés.
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Euh la garantie légale conformité ne s'applique pas ? Un jeu doit fonctionner 2 ans
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La garantie légale ne s'applique que pour les biens, pas les services.