« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots
Un petit boulot pour les robots
Image : JD.com
Le 23 juin à 10h25
Le géant chinois du commerce en ligne JD.com veut remplacer ses centaines de milliers de livreurs par des robots. Richard Liu, fondateur et président du groupe, ne veut cependant laisser personne « sans manger ni travail ».
« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots
Un petit boulot pour les robots
Image : JD.com
Le géant chinois du commerce en ligne JD.com veut remplacer ses centaines de milliers de livreurs par des robots. Richard Liu, fondateur et président du groupe, ne veut cependant laisser personne « sans manger ni travail ».
Société numérique
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4 min
« Tôt ou tard », les livreurs de JD.com seront remplacés par des robots, a prévenu Richard Liu, le président de l’entreprise, un des plus importants acteurs du commerce en ligne en Chine. « À l’avenir, lorsque les robots livreront les colis, tôt ou tard viendra un jour où les livreurs ne seront pratiquement plus nécessaires », a-t-il expliqué durant le forum des PDG de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) à Shenzhen.
Plusieurs projets pilotes ont déjà démarré en Chine : livraison de repas à l’aéroport de Shenzhen, directement jusqu’aux portes d’embarquement ; d’autres réapprovisionnent les supérettes en empruntant les trains de banlieue.
Le casse-tête social des robots livreurs
Richard Liu n’est cependant pas allé jusqu’à prédire quand les robots prendront la place de ses livreurs. Néanmoins, il l’a martelé : « Ce seront assurément des robots qui livreront les colis », a-t-il indiqué dans une déclaration reprise par le Financial Times. Mais il assure aussi qu’il ne laissera personne sur le bord du chemin : « Je ne veux vraiment pas que nos 700 000 collègues se retrouvent sans revenus, sans emploi. » Comment résoudre cette quadrature du cercle ?
Pour lui, les métiers liés à la maintenance des robots devraient se multiplier, « parce que les robots sont des machines (…) et qu’ils finiront toujours, à un moment ou à un autre, par tomber en panne ». La technologie doit « améliorer la vie des êtres humains » et rendre le travail « plus intéressant », indique Liu qui ne veut pas « priver les personnes de leur droit au travail ».
En attendant, JD.com va faire bûcher 120 établissements de formation pour lancer le processus de reconversion des livreurs vers ces nouveaux métiers.
Il n’y a bien sûr pas qu’en Chine que les entreprises de commerce en ligne s’intéressent aux robots de livraison. Amazon travaille ce dossier depuis des années : en 2019 par exemple, le mastodonte américain avait lancé une expérimentation de robots autonomes Scout pour livrer des colis sur le dernier kilomètre dans un quartier au nord de Seattle.
En mars dernier, Amazon s’offrait les services de Rivr, une start-up suisse issue du laboratoire de robotique de l’ETH de Zurich. La jeune pousse conçoit des robots de livraison, là aussi pour parcourir les derniers mètres entre le camion et le client.
Au-delà des livreurs, une enquête du New York Times en octobre dernier indiquait que l’avènement de la robotique allait éviter à Amazon 600 000 nouvelles embauches d’ici 2033. L’entreprise aurait comme objectif d’automatiser 75 % des opérations réalisées dans ses entrepôts.
Aux États-Unis comme en Chine et ailleurs, l’avènement des robots livreurs risque de mettre à mal une grande partie de la « gig economy », autrement dit les travailleurs indépendants à la tâche. En Chine, cette économie des petits boulots occupe 320 millions de travailleurs, d’après le centre de recherche chinois sur les nouvelles formes de travail. Ces derniers représenteraient environ 40 % de l’emploi urbain du pays.
JD.com opère la plateforme d’e-commerce Joybuy dans plusieurs pays européens, dont la France. Le service possède sa propre logistique entre entrepôts et livreurs regroupés sous la bannière JoyExpress, qui compte une centaine de salariés dans l’Hexagone. Il n’est pas question de les remplacer (pour l’instant) par des robots.
Commentaires (20)
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Abonnez-vousModifié le 23 juin à 10h47
Tant que c'est utilisé dans un environnement controlé, tout va bien. Dès qu'on passe dans un environnement ouvert, ça devient compliqué.
Le 23 juin à 10h55
Le 23 juin à 11h49
Il a fallu une grosse campagne de médias sur plusieurs années organisée par les ultra-riches de l'époque et l'industrie auto pour faire porter le blame sur les piétons ("t'avais qu'à regarder des deux côtés avant de traverser"). Si aujourd'hui on a peur de traverser une grande rue passante c'est parce qu'on a inculqué à nos enfants sur les 3 dernières générations que c'était comme ça et puis c'est tout, qu'il fallait laisser la domination aux violents.
Du coup l'arrivée des robots et des voitures autonomes dans les rues me fait craindre le même genre de soucis et de propagande. On va bientôt te dire "bah oui le robot est là c'est inévitable faut lui laisser la priorité". et donc restreindre encore plus l'accès à la rue, à la mobilité.
Le 23 juin à 12h04
Le 23 juin à 12h43
Le 23 juin à 12h43
Le 23 juin à 14h01
Le 23 juin à 18h48
Pour exemple, dans les cgu de copilot il est écrit clairement que copilot doit être utilisé uniquement pour le divertissement et pas pour des affaires sérieuses.
Si tu l'utilise quand meme et qu'il y a un problème tu es responsable.
Le 23 juin à 12h53
Le 23 juin à 14h00
@Soriatane
La question n'est pas d'avoir le code de la route de son côté ou non, ou d'être mort dans son bon droit ou non. La question est de savoir si quelqu'un est responsable ou non. Parce que quand ils peuvent être tenus pour responsables de leurs actes, les gens font un peu moins n'importe quoi.
Si on imagine que les robots puissent être lâchés dans la nature et qu'en cas d'accident, tant pis, c'est la faute à pas de chance, alors là oui, on risque le n'importe quoi.
Si en revanche les robots sont lâchés dans la nature, mais en cas d'accident, le PDG du constructeur risque personnellement la prison en cas d'accident, là ça veut peut-être quand même calmer les ardeurs.
Modifié le 23 juin à 16h45
Autant le piéton sera certainement en peine. Autant le conducteur qui tue un piéton n'en sort pas indemne mentalement lorsque c'est un accident (car autrement c'est un meurtre, prémédité ou non; cf. l'affaire récente des deux chauffards belges)
Ici, son propos, si je ne m'abuse, est la non réglementation, la poussée sans retenue, le fait de dire qu'on ne peut pas faire autrement, que c'est inévitable alors qu'en fait non, c'est juste un choix de société. Que celles et ceux qui seront responsables des dégâts ne sont fort probablement pas celles et ceux qui auront tirés un profit énormes sur la situation.
Et sincèrement, lorsque je regarde ci et là ce qu'à produit l'être humain, je suis désolé de dire que le potentiel positif de tout cela n'en mène pas large à mes yeux.
Le 24 juin à 08h51
Bien sûr l'usage de ces capteurs seraient compatibles avec les règles de confidentialités et de préservation de la vie privée et ne serait jamais utilisés pour tracer l'activité des citoyens.
Promis.
Le 23 juin à 20h17
Le 23 juin à 10h49
Le communisme pour tous !
Le 23 juin à 11h24
On est perdus :-P
Le 23 juin à 11h53
Le 23 juin à 11h56
Peut-être que quand on aura un peu trop pris de ressources vitales pour faire du vent avec, on se réveillera.
Et pour répondre aux croyants du technosolutionisme, c'est la même que pour d'autres industries, le virage "vert" n'existe pas.
Modifié le 23 juin à 13h58
Les 3 lois c'est de la littérature fictionnelle pour silicium non dopé.
Le 23 juin à 14h18
Le 23 juin à 17h47
En Chine, tout est toujours démesuré avec une population de plus d’1,4 milliards, même si elle semble décroître légèrement et a été rattrapée par l’Inde récemment.
Mais en lisant les nombres indiqués ci-dessous, ça m’a paru tout de même énorme :En faisant une recherche rapide, je tombe plutôt sur 200 millions de travailleurs concernés sur les sites suivants, ce qui reste énorme je le concède.
1) https://www.chinecroissance.com/economie/200-millions-de-travailleurs-precaires-la-chine-veut-encadrer-son-economie-des-petits-boulots.html
(la source chinoise a été publiée le 27 avril 2026).2) https://www.edgen.tech/fr/news/post/chinas-job-crisis-pushes-200-million-into-low-wage-gig-work
(la source est issue du Wall Street Journal du 20 décembre 2025)Mais dans ce dernier article on parle de « 30 % de la population active non agricole », ce qui peut expliquer la différence avec les 27 %.
Alors je m’interroge sur la provenance des 320 millions et des 40 %.
Quelle est la source utilisée ?
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