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Après le Summer Game Fest, les licenciements reprennent dans l’industrie du jeu vidéo

Same player shoot again

Après le Summer Game Fest, les licenciements reprennent dans l’industrie du jeu vidéo

Illustration : Flock

Le Summer Game Fest n’aura été qu’une parenthèse enchantée pour une industrie du jeu vidéo en crise permanente. Après avoir présenté leurs futurs titres durant des événements à forte teneur en paillettes ces derniers jours, les éditeurs s’apprêtent à vivre de nouvelles secousses intenses.

Honneur au régional de l’étape, Ubisoft, qui ferme ses studios de Winnipeg et de Belgrade. Le premier, créé en 2018, comptait une centaine d’employés qui travaillaient sur les moteurs de l’éditeur (Anvil et Snowdrop). Fondé en 2016, le studio de Belgrade a contribué au développement de plusieurs hits, dont The Crew 2 et Tom Clancy’s Rainbow Six.

Ubisoft réduit encore la voilure

À cela s’ajoute une restructuration du studio de Barcelone, qui va se concentrer sur les projets en lien avec Rainbow Six, la vache à lait du groupe. Des réductions de postes sont aussi prévues dans la branche Global Publishing. 380 emplois en tout vont être supprimés, selon le décompte du site VGC.

Cette réduction de la voilure s’intègre dans le vaste plan d’économies mené par Ubisoft, qui l’a poussé à annuler au moins six jeux, reporter sept autres, fermer plusieurs studios et réduire les effectifs (dont 200 postes au QG parisien).

Autre acteur majeur du secteur en grande difficulté : Xbox. Asha Sharma, la directrice générale de la division jeux de Microsoft, et son bras droit Matt Booty en charge des contenus, ont rendu public un mémo qui ne laisse planer guère de doute sur les difficultés à venir.

« Nous terminerons cet exercice fiscal avec une marge opérationnelle d’environ 3 %, en recul par rapport à l’an dernier », expliquent les deux responsables dans un exercice de transparence inédit. En excluant Activision Blizzard King, propriété de Microsoft depuis octobre 2023, les dépenses se sont hissées à hauteur de 20 milliards de dollars sur les cinq dernières années : investissements dans les contenus, pour la plateforme et les subventions pour le matériel (les Xbox Series S et X, principalement).

« Pourtant, sur la même période, notre chiffre d’affaires annuel a reculé de près d’un demi-milliard de dollars », déplore le mémo. Une situation qui « ne peut pas perdurer ». Asha Sharma ne va pas au-delà du diagnostic, mais il ne fait aucun doute que des coupes claires sont à prévoir.

Bloomberg annonce ainsi qu’une nouvelle restructuration de Xbox est dans les tuyaux et qu’elle pourrait être annoncée peu après la présentation des résultats de l’année fiscale de Microsoft, qui aura lieu le 30 juin.

Microsoft se prépare à des temps difficiles

En plus d’une charrette de licenciements, le groupe pourrait couper dans les dépenses marketing, voire fermer un studio. C’est malheureusement devenu habituel pour la division. Des milliers de postes ont déjà été supprimés ces dernières années, et quatre studios ont mis la clé sous la porte.

La situation est d’autant plus compliquée que la crise de la mémoire enchérit le prix des consoles (Microsoft a déjà procédé à plusieurs hausses de prix des Xbox). « Lorsque j’ai pris mes fonctions de PDG en février, le prix que nous payions pour les composants de stockage de nos consoles était déjà plus de deux fois supérieur à celui de l’automne dernier. Depuis, ces coûts ont encore doublé », écrit Asha Sharma dans le mémo.

La CEO de Xbox anticipe une nouvelle hausse importante à l’approche des fêtes de fin d’année 2027, qui « porterait ces prix à plus de cinq fois le niveau que nous payions seulement deux ans auparavant. » Pour le projet Helix, future génération de Xbox, Microsoft va avoir besoin d’un « nouveau modèle économique et de nouveaux partenariats ». À l’image des consoles portables ROG Ally d’Asus labellisées Xbox, il n’est pas interdit de penser qu’Helix pourra être produit par d’autres constructeurs que Microsoft.

Commentaires (8)

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Sympa le Flock Contrôleur, Steam n'a qu'à bien se tenir 😁
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Je ne le trouve pas en vente sur la boutique Next. :frown:
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J'aimerais bien savoir pourquoi le monde du jeu vidéo est tant en crise depuis quelques années.
Si quelqu'un a un bon article sur le sujet, je suis preneur.
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Je pense qu’il y a : rachats de studios, donc il faut rentabiliser et rembourser.

Gros studios qui essoufflent leurs franchises connues.

Prix des jeux qui ont explosé (donc j’imagine moins de ventes).

Les prix des consoles de jeux ont explosé alors que traditionnellement ils baissaient après la sortie, une PlayStation 5 ça a plus de 5 ans !

Sur Pc aussi, les prix des composants ont explosé, le prix des jeux « neufs » aussi.

J’avais lu aussi que si un ménage est en crise, et bien ils vont d’abord faire les dépenses courantes au lieu d’acheter du matériel ou des jeux vidéos qui deviennent chers.

Expedition33 a montré que si un studio ne se moque pas des clients, il peut toujours faire un best seller.

Après en terme d’originalité, les gros studios sont un peu à la ramasse j’ai l’impression.

Je vois l’annonce de ubisoft, ils refont un rayman. Chouette ? Non c’est un remake… et avec denuvo, histoire de ne pas pouvoir y jouer sur steam deck.

Crystal dynamics refait un tomb raider. Chouette ? Non c’est un remake.

Soyez original bon sang !
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Le problème vient en bonne partie des actionnaires, qui ne veulent aucune prise de risque. Donc forcément, il est bien plus dur de sortir des pépites comme Expedition 33 ou Hollow Kight.
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Il ne faut pas oublier aussi l'auto-sabordage provoqué par les abonnements de type Gamepass.

Il y a une grande incitation pour que les gens s'abonnent, surtout de la part de Microsoft.
Cela permet une rentrée d'argent régulière, surtout dans les périodes creuses.
Mais il n'y a plus la grosse rentrée d'argent sur les best sellers.
Par exemple, ils ont estimé une perte de revenue de 300 millions de dollars pour le dernier Call of duty en l'imputant au gamepasse https://www.nouvelles-du-monde.com/call-of-duty-microsoft-renonce-a-300-millions-de-dollars-de-revenus-avec-game-pass/

En parallèle, les coûts de production des jeux triple A ont fait x5 en 10 ans.
https://afjv.com/news/11976_couts-developpement-budgets-jeux-video.htm

Et comme en tant qu'éditeur, tu investis en prévision d'une rentrée d'argent. Si ça ne rentre pas, c'est de suite une catatrophe…
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En effet.
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Ce problème s'observe dans d'autres domaines de l'industrie culturelle, comme l'édition littéraire par exemple. Avec un marché qui n'arrête pas de dégringoler, les éditeurs misent sur les valeurs sûres. Résultat, l'offre se consolide principalement sur ce qui se vend et il n'y a presque plus aucune prise de risque.

Surtout que le succès d'une oeuvre n'est jamais acquis et possède sa part de chance.