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« Bring-up » de Rhea1 : le (très) long chemin du CPU souverain pour les supercalculateurs

Bring me up before you go-go

« Bring-up » de Rhea1 : le (très) long chemin du CPU souverain pour les supercalculateurs

Sept ans : c’est le temps qu’il a fallu à SiPearl pour développer et faire produire son premier processeur. Après des années de retard, il subit ses dernières batteries de tests et devrait être commercialisé en 2026. Ce processeur sera présent dans deux supercalculateurs européens : JUPITER en Allemagne et Alice Recoque en France.

La création de SiPearl remonte à juin 2019, par Philippe Notton qui est aujourd’hui encore aux commandes. L’entreprise se présentait alors comme le « concepteur du microprocesseur qui va équiper le supercalculateur exascale européen ». Le but étant de permettre à l’Europe d’assurer une certaine souveraineté technologique, dans le cadre du projet European Processor Initiative (EPI).

Sept ans plus tard, le premier processeur de l’entreprise – Rhea1 – passe la phase « bring-up », c’est-à-dire la « la campagne de validation matérielle ». Elle consiste à vérifier que le processeur, qui a été gravé par TSMC, fonctionne conformément à sa conception. C’est une ultime phase de 12 semaines avant le lancement commercial prévu à la fin de l’année.

Entre ces deux étapes, la route était longue, très longue, marquée par des retards. Next retrace les grandes lignes de l’aventure du processeur européen pour les centres de calcul.

2020, SiPeal passe aux Arm, lancement prévu pour… 2022

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Commentaires (3)

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Comme indiqué par l'article, ça reste du souverain relatif. Fondeur Taïwanais, propriété intellectuelle de l'architecture technique britannique (sauf que bien que britannique, Arm Limited appartient à un groupe japonais)...
Ça reste un vrais gros premier pas, mais on est très loin d'une réelle souveraineté.
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Complètement d'accord.

Je me demande si , ASML étant européen, si il serait pas possible que l'EU achète une machine "en son nom" , et l'utilise pour ce type de projet stratégique sur les fonds propre (Je dis pas que ce serait simple).

Pour ARM, j'avoue que je m'interroge sur ce choix.
D'un coté , les compilos & tout sont opensource, il y a peu de chance que demain on découvre qu'il y a une backdoor ou une timebomb dans le design.
Par contre en terme de maitrise de long terme... je suis moins sur.
Je pense ceci dit qu'à l'époque du début , RISC-V était loin d'être viable.
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50% de quelques choses c'est mieux que 100% de que dalle. Il y a une décennie, "souveraineté" était un gros mot. Aujourd'hui, c'est un objectif.