Google troque le Chromebook pour un Googlebook dopé à Gemini Intelligence
Le 13 mai à 08h01
Google n’attend pas l’ouverture de son événement I/O la semaine prochaine pour lever le voile sur un gros paquet de nouveautés qui, sans trop de surprise, tournent beaucoup autour de l’intelligence artificielle. Mais il y a tout de même quelque chose de nouveau (et d’inattendu) du côté du matériel.
Google troque le Chromebook pour un Googlebook dopé à Gemini Intelligence
Google n’attend pas l’ouverture de son événement I/O la semaine prochaine pour lever le voile sur un gros paquet de nouveautés qui, sans trop de surprise, tournent beaucoup autour de l’intelligence artificielle. Mais il y a tout de même quelque chose de nouveau (et d’inattendu) du côté du matériel.
Hardware
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6 min
Pour fêter les 15 ans du Chromebook, Google a décidé de… tuer le Chromebook. À l’occasion de l’Android Show, le moteur de recherche a en effet dévoilé le Googlebook, un nouvel ordinateur portable qui consacre la fusion entre Android et ChromeOS — c’est le fameux système d’exploitation unifié Aluminium OS, sur lequel Google planche depuis des années.
L’entreprise donne très peu de détail sur le matériel en lui-même, si ce n’est que les ordinateurs seront conçus « avec des matériaux haut de gamme et un soin particulier ». Ils porteront tous une barre lumineuse « glowbar » sur le capot, histoire de faire joli. En revanche, Google en dit un peu plus sur le logiciel et l’IA intégrée.
Le Googlebook est un ordinateur taillé pour Gemini, et même pour « Gemini Intelligence ». C’est le nom donné par le moteur de recherche aux fonctions d’IA basées principalement sur les agents. Les smartphones Android y auront droit (on s’en reparle très vite), mais le Googlebook est le premier appareil à avoir été imaginé spécifiquement pour ces fonctionnalités IA.
L’équipe de Google Deepmind a ainsi été mise à contribution pour développer le Magic Pointer : en secouant le curseur à l’écran, on activera un menu contextuel contenant des suggestions IA. En visant une date présente dans un courriel, le curseur magique va proposer de l’ajouter dans l’agenda. Ce même curseur proposera aussi de combiner deux images après leur sélection.
On verra à l’usage s’il s’agit d’un outil vraiment utile ou d’un Clippy dopé à l’IA encore plus pénible que l’original. Le système d’exploitation du Googlebook — qui ne porte pas de nom pour l’instant — proposera de créer des widgets personnalisées en le demandant dans une fenêtre texte.
L’OS du Googlebook reposant en partie sur des technologies Android, il communique de manière transparente avec un smartphone Android. Les apps du téléphone s’ouvrent sur le portable quand on n’a pas le temps de le dégainer ; voilà qui n’a rien de franchement original. Microsoft, Samsung et Apple n’ont pas attendu Google pour développer des solutions similaires.
Plusieurs constructeurs sont sur les rangs pour fabriquer des Googlebook : Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo. Les premiers modèles devraient être commercialisés cet automne. Aucun prix n’a été avancé, ce qui est probablement plus prudent vu la situation des composants mémoire actuellement.
Gemini Intelligence met de l’IA partout
La grande affaire du jour, c’est surtout Gemini Intelligence, qui fera son apparition sur les smartphones Samsung et les modèles Pixel les plus récents cet été, probablement dans les bagages d’Android 17. Il s’agit d’imposer les agents au quotidien. Google vante ainsi la capacité de Gemini d’effectuer des tâches complexes dans les apps, avec ou sans données contextuelles comme une photo ou une capture d’écran.
L’entreprise donne l’exemple d’une liste de courses dans l’app Notes. Un appui prolongé sur la bouton d’allumage du smartphone sur cette liste lancera Gemini qui remplira un panier dans une app de livraison d’épicerie. Autre exemple : en prenant la photo d’une brochure de voyage, l’utilisateur pourra demander à Gemini de créer une excursion similaire dans Expedia. L’assistant fera connaitre où il en est de ses élucubrations via des notifications. Et bien sûr, il vous reviendra de valider une commande (ouf).
Après avoir fourré Gemini dans tous les coins de la version de bureau de Chrome, le tour de Chrome mobile est arrivé. À partir de la fin juin, l’assistant niché en haut à droite de la barre de menu pourra rechercher, résumer et comparer du contenu en ligne. Le navigateur pourra également puiser des informations dans d’autres applications. Ces nouveautés seront proposées sur tous les smartphones sous Android 12 et au-delà, aux États-Unis pour commencer.
Le remplissage automatique des formulaires est une fonction discrète mais qui a certainement contribué à faire progresser l’humanité d’un pas de géant (j’exagère à peine). Gemini pourra piocher dans les informations personnelles de l’utilisateur pour remplir encore plus de ces petits formulaires mal adaptés aux écrans mobiles.
Une nouvelle interface verra le jour spécialement pour Gemini Intelligence, basée sur le langage de design Material 3 Expressive. Elle est pensée pour réduire les distractions et mettre en avant les informations qui comptent.
Quelques nouveautés pour Android aussi
Gemini Intelligence est une chose, et il est très clair que Google est très loin d’en avoir terminé avec ce bouquet de fonctions IA. Mais il y a aussi Android tout court. Plusieurs nouveautés ont été présentées hier, à commencer par Pause Point qui limite l’usage compulsif des apps addictives — il faudra au préalable l’activer dans les réglages.
Au lancement d’une application, Android pourra imposer une pause de 10 secondes pour inciter l’utilisateur à se demander s’il veut vraiment doomscroller pendant des heures. Durant ce laps de temps, la fonction propose de faire un exercice de respiration, définir une limite de temps ou se tourner vers une activité moins chronophage comme lire un livre (ce qui peut être tout aussi addictif). Désactiver Pause Point nécessitera de redémarrer le smartphone, une contrainte qui poussera certains à la laisser active.
La fonction Quick Share de partage instantané de document s’est récemment enrichie du support d’AirDrop, une technologie jusqu’à présent réservée aux appareils Apple. Disponible sur les appareils Pixel depuis novembre dernier, elle s’est ouvert aux modèles de Samsung. Dans le courant de l’année, elle sera aussi disponible sur des modèles de Vivo, Xiaomi, Oppo, OnePlus et Honor. Et sur les téléphones qui ne sont pas compatibles, Quick Share proposera un code QR pour partager du contenu avec les appareils iOS depuis le nuage.
Google et Apple continuent leur travail commun pour faciliter la migration entre Android et iPhone, et inversement. Le processus de transfert de données entre smartphones ajoute celui de l’eSIM, ce qui sera bien pratique, et pourra fonctionner sans fil. Ce changement sera disponible sur les Pixel et les Galaxy de Samsung.
Commentaires (22)
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Le 13 mai à 10h04
Le 13 mai à 11h00
Le 13 mai à 11h39
(Cela cela dit, la grande majorité des gens qui ont un smartphone Android + RS + Gmail + Chrome ne se posent pas cette question, google connait déjà ta marque de culottes préférée..)
Le 13 mai à 13h02
Modifié le 13 mai à 14h34
Le 13 mai à 12h17
Le 13 mai à 11h32
Modifié le 13 mai à 13h05
Le 13 mai à 10h54
Le 13 mai à 11h40
Le 13 mai à 11h42
Le 13 mai à 13h14
Et qui a jamais trouvé une fonction "secouer pour ..." pratique ??
Bon quand Windows mais 3s pour charger les options du menu contextuel de W11 j'ai envie de le secouer mais sinon ça me semble être un non-sens ergonomique.
Les fonctions IA que j'aimerais sont à l'opposé de ce qu'ils veulent : une gestion locale et privée de mes photos, avec renommage avec ma date de prise (coucou Apple), reconnaissance des personnes et contextes (neige, montagne, mer, etc).
Malheureusement mon instance Nextcloud chez Hetzner bloque une bonne partie de ces fonctions.
Le 18 mai à 17h00
Le 13 mai à 13h24
Le 13 mai à 14h57
Modifié le 13 mai à 16h00
Et ce "Chromebook 2.0" me donne absolument pas envie d'en savoir plus vu que ça semble être un produit uniquement là pour mettre en avant l'IA à tout va et pomper encore plus de données qu'avant...
Le 13 mai à 15h37
Le 13 mai à 15h48
Le 13 mai à 16h53
Qui va laisser son tel acheté des places de concert automatiquement après avoir pris simplement en photo une affiche.
Si mon smartphone m'interrompt tout les 5sec à chaque action parce qu'il estime "cool" de vouloir booker mon agenda automatiquement, commander un truc ou répondre automatiquement à quelqu'un il risque vite d'exploser contre un mur.
Modifié le 18 mai à 17h12
C'est un peu la clé du succès d'apple, intégrer les interfaces et faire des ponts "noob friendly" entre services internes ou externes en limitant au max les authentifications multiples, le besoin de comprendre où sont faits les traitements, où sont stockées les données etc. Idem pour les enceintes connectées.
Je ne parierai pas, perso, sur le fait que les gens vont trouver les automations inutiles, si ça donne l'impression de donner des ordres à un employé ça va flatter le petit chef qui sommeille dans le quidam moyen
Le 21 mai à 07h17
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