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Des espions russes et cybercriminels chinois ont récupéré un spyware iPhone lié à la NSA

Back in the USSR (& remade in China)

Des espions russes et cybercriminels chinois ont récupéré un spyware iPhone lié à la NSA

Illustration : Flock

« Coruna », qui repose sur pas moins de cinq chaînes d’exploitation iOS complètes et 23 exploits iOS, aurait coûté plusieurs millions de dollars en développement. Google, qui l’a identifié dans trois séries de cyberattaques en 2025, ne sait pas comment il aurait été revendu au renseignement russe puis à des scammers chinois.

Le 05 mars à 16h05

MàJ du 12 mars : le logiciel espion correspondrait aux types d’outils volés par l’ex-directeur général de Trenchant, un vendeur américain de failles de sécurité susceptibles d’être exploitées par les services de renseignement techniques, filiale du marchand d’armes L3Harris, qui vient en effet d’être condamné à sept ans de prison pour en avoir vendu huit à son principal concurrent russe, Operation Zero, pour 1,3 million de dollars.


Le Google Threat Intelligence Group (GTIG) a identifié un nouveau kit d’exploitation particulièrement puissant ciblant les modèles d’iPhone Apple fonctionnant sous iOS version 13.0 (sortie en septembre 2019) jusqu’à la version 17.2.1 (sortie en décembre 2023).

La simple consultation d’un site web infecté suffisait à permettre l’installation du logiciel malveillant, dont la sophistication laisse supposer qu’il avait initialement été conçu par (ou pour) un service de renseignement disposant de ressources importantes.

Baptisé « Coruna » par ses développeurs, il repose en effet sur pas moins de cinq chaînes d’exploitation iOS complètes et un total de 23 exploits iOS, les plus avancés utilisant des techniques d’exploitation non publiques et des contournements de mesures d’atténuation. Deux d’entre eux avaient en outre déjà été reliés à une opération attribuée par la Russie à la National Security Agency (NSA).

Un marché noir d’exploits zero-day « d’occasion »

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Commentaires (14)

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"Back to the USSR"
Hasard de ding, je l'ai entendu ce matin à la radio et j'ai appris comme cela que c'était une chanson des Beatles
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:cap:

Alors, précisément, la chanson, c'est "Back in USSR" (pas "to the")

Chanson assez amusante, qui ouvre l'album The Beatles (plus connu sous le pseudo White Album).
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:merci: pour cette correction

PS : Est-ce une erreur aussi de notre journaliste qui voulait aussi faire cette réf. ou bien qui est fait un mauvais rapprochement ? :bravo:
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J'ai corrigé la boulette, merci !
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J’avais vu un documentaire sur le fait que, la musique occidentale étant interdite en URSS, les gens faisaient des copies de disques en gravant des radiographies.
Les Beatles étaient fort populaires et ce morceau est aussi une dédicace à ces fans.
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Tiens marrant, j'ai regardé hier un épisode de For All Mankind où justement un Russe expliquait le coup des radiographies :)
Et ils étaient très fans du King aussi. Mais sa musique était également interdite, car ils pensaient que ca allait faire partir la jeunesse en vrille.
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C’est en lisant ce genre de commentaires que je me sens vieux (et pourtant je ne suis pas contemporain des Beatles).
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[...]les plus avancés utilisant des techniques d’exploitation non publiques[...]
Il n'y a que moi qui devient paranoïa avec ce phrase ?
Car confirme bien qu'il y a des techniques qui peuvent être utliser alors que Google est au courant.
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J'ai compris « non publiques » comme le fait que Google n'en avait pas connaissance à partir des forums « spécialisés »
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Effectivement, mais même comme cela, même avec cette interpretation, ça ne dit pas que Google n'était pas au courant.
Car dans le cas où Google n'est pas au courant, le plus simple aurait du être de dire "inconnu" ou "inconnu de nous"...

Après toute les révélations de ces derniers années (Snowden etc.) , je crois que je n'arrive plus à croire à la sincérité des acteurs étasuniens.

Ah...Qu'il est loin le temps ou je regardais les Bisounours et que je croyais à leur message...
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@Équipe :

À propos de Snowden, la rédaction de Next pourrait-elle faire un article sur sa situation actuelle.

Il est forcément toujours en Russie et ses propos sous haute surveillance (pas le choix, sinon au moindre faux pas…), mais que devient-il, peut-il travailler (et dans quels domaines), sa famille est-elle autorisée à des visites ?
Quel peut être son avenir, prochain ou lointain ? Est-il défendu par des avocats, ONG…, et que peut-il en espérer ?
Ça me parait intéressant comme sujet.
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Bah depuis toutes ces années ça va. Ca copine l'a rejoint à l'époque, il s'est marié, il a eut deux gosses et il a la nationalité Russe. A côté de ses publications et de ses conférences, il s'occupe de deux entreprises dont Freedom Press https://freedom.press/about/board/
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Merci pour ce résumé.
C'est fort triste que seul la Russie est accepté de lui offrir un asile politique. Honte à nous!
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Oui, merci pour ce résumé.
J’ai tout de même fait quelques recherches.

La Russie est finalement la meilleure destination qu’il pouvait obtenir, parce que l’Équateur, le Venezuela, Cuba… avec Trump aujourd’hui il serait mal barré.

Pour les conférences c’est plutôt maigre, le plus récent que j’ai trouvé c’est en juin 2025 : youtube.com YouTube

Côté publications, pour son seul (?) livre autobiographique, publié le 17 septembre 2019, journée de la Constitution aux États-Unis (joli pied de nez !), « Mémoires vives » en français et « Permanent Record » en VO, le jour même de la sortie du livre, le gouvernement américain en a réclamé l’intégralité des recettes ainsi que celles des interventions publiques d’Edward Snowden, ajoutant l’accusation de violation de contrat. L’association American Civil Liberties Union a pris la défense du lanceur d’alerte (source Wikipedia fr.wikipedia.org Wikipedia.

Du coup, est-ce qu’il est rémunéré par la Freedom of the Press Foundation ? On peut en douter.

Certes, il s’en sort mieux qu’Assange et Manning jusqu’à présent.