Derrière le Digital Omnibus, les traces des lobbies des Big Tech

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Derrière le Digital Omnibus, les traces des lobbies des Big Tech

Les échos des revendications des organisations professionnelles et du lobbying des Big Tech, notamment des sociétés américaines, se retrouvent derrière de nombreuses propositions controversées du Digital Omnibus.

Le 15 janvier à 17h01

Commentaires (5)

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L’un des axes principaux, que soulignait la représentante de European Digital Rights (EDRi) Itxaso Dominguez auprès de Next en novembre, consisterait à limiter la définition de ce qu’est une donnée personnelle en fonction de la capacité d’une entreprise X à l’utiliser pour identifier à nouveau la personne. Si l’entreprise X n’en est pas capable, alors la donnée ne serait plus considérée comme personnelle.
J'avais raté ce point dans l'article précédent et j'ai été surpris de lire ça ici, parce que ça mélange deux notions : une donnée identifiante et une donnée personnelle. Par exemple, une date de naissance est une donnée personnelle mais pas une donnée identifiante : on est plusieurs à être nés le même jour.

Je suis donc allé relire l'article précédent et surtout le PDF en lien qui en parle.

Et, j'avais raison d'être surpris, ce n'est pas ce qui est dit.
Il est dit :
Protection would depend on whether each organisation claims it can identify a person, rather than on whether the information is about an identifiable individual in general. While the aim is supposedly to align the GDPR with the SRB European Court of Justice (CJEU) ruling, in practice this would turn the objective definition of personal data into a controller-specific one. This would allow companies argue that information is ‘non-personal’ simply because they claim to lack the means or intent to identify someone, even when others could easily do so.
Donc, non, dans la nouvelle définition, il ne faudrait pas que la donnée permette l'identification de la personne mais que le responsable de traitement soit capable ou ait la volonté d'identifier la personne (par d'autres moyens), même si d'autres seraient capables d'identifier la personne. Ce serait un retour en arrière sur une jurisprudence très ancienne de la CJUE antérieure au RGPD (citée récemment par aeris ici).
Une donnée se rattachant à une personne non identifiée ou identifiable par le responsable de traitement ne serait donc plus une donnée personnelle, même si c'est par exemple sa date de naissance.

Il suffirait donc que le responsable du traitement soit de mauvaise foi pour qu'il dise ne pas traiter de données personnelles.

Mais on est bien d'accord que cette nouvelle définition serait néfaste. Par exemple, une adresse IP ne serait plus une donnée personnelle sauf pour les autorité judiciaires ou policières qui peuvent demander l'identification d'un individu aux FAI, pour ceux-ci aussi, ce serait une donnée personnelle.

@MathildeSaliou pour info. Je n'ai pas fait une remontée d'erreur parce que c'était trop complexe à expliquer dans la petite boite de dialogue. En plus, je pense que ça peut intéresser d'autres personnes.
Je pense qu'il faudrait aussi reprendre l'article précédent.
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Je rappelle que la définition de la CNIL d'une données personnelles est "toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable".
Cela donc inclut aussi bien les données identifiantes et indirectement identifiantes. Dans le cas d'espèce, c'est via un croisement de données qu'elle devient identifiante.

Je te rejoins sur l'idée que la mauvaise foi fera assurément le vote de cette modification un échec pour la protection des données des personnes. On sait d'expérience (et eux aussi) que dès lors qu'on offre le choix aux entreprises de la jouer loyal, ce n'est jamais ce qui est observé.
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Bien sûr que des données identifiantes sont des données personnelles. Ça me semblait tellement évident qu'inutile à rappeler.
Mais l'idée (mauvaise) ici est de supprimer ou jouer sur le identifiable. Ça affaiblit énormément le RGPD.
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C'est tellement étonnant. Non ? Ah.
merci pour cet article désespérant.
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Rapprochement entre lobbies des Big Tech et extrême droite européenne
Ah, ces partis prônant la "préférence nationale" qui se font dicter leur ligne par des puissances étrangères. Toujours aussi savoureux.
Dire que ça va arriver au pouvoir...

On a pas le cul sorti des ronces.

À côté de ça, les discours de "souveraineté" me paraissent totalement dissonants si c'est pour derrière écouter les lobbies américains qui veulent affaiblir un cadre fort et indispensable. Quand comprendra-t-on que l'Europe leur fait peur et qu'il faut continuer dans ce sens ?

Derrière le Digital Omnibus, les traces des lobbies des Big Tech

  • Redéfinir les données personnelles et limiter l’accès à ses propres données

  • Minimiser la régulation de l’intelligence artificielle au maximum

  • Rapprochement entre lobbies des Big Tech et extrême droite européenne

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