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Vers une couverture mobile « en tout lieu » grâce aux satellites ?

DTD, pas DTC !

Vers une couverture mobile « en tout lieu » grâce aux satellites ?

Harmoniser les réseaux mobiles terrestres au niveau européen et international relève déjà du casse-tête. Les communications prennent de la hauteur à plusieurs centaines de kilomètres d’altitude avec les satellites et dépassent ainsi nos frontières. D’un point de vue technique, cela ne pose pas de souci, mais cette technologie soulève des questions légales et d’harmonisation en Europe.

Le 29 juillet à 08h00

Au cours des derniers mois, les annonces autour du Direct-to-Cell, c’est-à-dire des communications directes entre des satellites et des smartphones non modifiés, sont nombreuses. De manière plus large – pour inclure par exemple l’IoT – on parle aussi de Direct-to-Device ou D2D.

Le satellite se mélange avec les réseaux terrestres

Dans les deux cas, le principe est le même : un terminal communique directement avec un satellite. Cela permet notamment d’envoyer des messages ou d’avoir une connexion dans des zones blanches ou sinistrées. « L’absence de couverture mobile peut être alors pénalisante alors que nous devenons de plus en plus dépendants des applications de nos smartphones au quotidien », reconnait l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

Sur la partie technique, nous avons déjà détaillé le fonctionnement, qui passe notamment par des antennes bien plus performantes sur les satellites que sur Terre. Elles sont aussi bien plus grandes, comme chez AST Space Mobile, dont chaque satellite « dispose d’une antenne réseau à commande de phase mesurant 64 m² ».

Si les réseaux satellitaires et mobiles terrestres existent depuis longtemps, ils évoluaient jusqu’à présent en parallèle. En effet, historiquement, les communications mobiles terrestres « bénéficient d’une normalisation permettant l’itinérance mondiale et le changement d’opérateur », tandis que celles par satellites « reposent sur des réseaux spécifiques et des terminaux propriétaires », explique l’ANFR.

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Commentaires (13)

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dont chaque satellite « dispose d’une antenne réseau à commande de phase mesurant 64 m² ».
Ce serait intéressant de savoir la superficie terrestre couverte par cette antenne pour avoir une notion de la complexité de répartition des fréquences entre les frontières (est-ce qu'une seule antenne peut couvrir un petit pays, comme la Suisse par exemple ?). Mais clairement, les limitations vont devenir plus administratives que techniques.

On peut à terme imaginer un aplanissement du marché des télécommunications, avec des consolidations mondiales et une disparition progressive de la notion même d'itinérance. Et ce avec les avantages et les inconvénients qui vont aller avec sur les sujets relatifs à la vie privée, la liberté d'expression...
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De mémoire T Mobile à besoin de 650 à 1000 sats en LEO pour couvrir les Etats Unis.
Il y a encore énormément de limitations techniques, que ce soit la latence, la vue direct au ciel (nuages, arbres...) et les perturbations électromagnétiques. Cela ne remplacera pas les opérateurs, et malheureusement n'enlevera pas le roaming car il est facile pour les opérateurs de connaître la position et donc refacturer facilement.
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Oui donc un pays comme la France peut être couvert avec une cinquantaine de satellites "seulement".

Ce n'est pas une question de remplacer concrètement le réseau au sol, mais un opérateur capable de garantir une couverture optimale partout dans le pays en comblant les zones blanches, ça apporte une sérieuse concurrence avec un coût de déploiement et de gestion très différent.

Et s'il peut en plus mutualiser ses infrastructures entre les pays, ça va forcément pousser une consolidation, qu'il y a déjà en partie aujourd'hui (Orange est dans 8 pays européens et 17 pays en tout, Iliad est déjà en France, Italie et Pologne + Niel qui a des parts en Suisse ou en Ukraine).

Aucun doute que ça peut attirer des géants internationaux pour faire de la croissance externe. Et une fois qu'un opérateur proposera une offre illimité monde à prix abordable, plus personne n'aura vraiment le choix que de suivre.
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Cela rajoute quand même beaucoup de challenges (hot handover, passage de BTS à sat...). Aujourd'hui rien n'empêche la mutualisation des réseaux, si ce n'est que rarement fait c'est plus pour des questions commerciales, sinon nous aurions déjà plus de zones blanches.
Après le problème reste le volume d'utilisateurs par satellite, et la consommation électrique du terminal sans compter les soucis précédents.
À voir mais on est quand même loin d'un usage mondial pratique possible.
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On peut à terme imaginer un aplanissement du marché des télécommunications, avec des consolidations mondiales et une disparition progressive de la notion même d'itinérance. Et ce avec les avantages et les inconvénients qui vont aller avec sur les sujets relatifs à la vie privée, la liberté d'expression...
Ne serait-ce pas plus simple d'aplanir la Terre ? Ah ben non, elle l'est déjà ! :reflechis::D
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Une seule antenne ne pourra jamais prendre 10 000 communications en même temps.
Mais la question se pose de savoir quelles fréquences utiliser vers les frontières, et au dessus des mers.
J'imagine que si tu utilises une bande de fréquence appartenant à Bouygues tu dois leur rendre des comptes.
Et ensuite comment est facturé le service, :keskidit:
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Effectivement, mais couvrir toutes les zones blanches c'est un enfer à faire depuis le sol. Alors si une seule antenne satellite peut venir couvrir le besoin de toute un département chez nous, c'est déjà potentiellement rentable pour un opérateur.

Pour les fréquences, il semble que c'est effectivement là que le débat est concentré. Il faudra certainement céder des fréquences si des opérateurs veulent se spécialiser satellite (notamment pour l'IoT). Après j'imagine que dans le cadre l'accord avec T-Mobile aux US, cela permet de fait d'utiliser la bande de fréquences allouée à T-Mobile.
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Perso, j'ai du mal à percevoir la finalité réelle:
supprimer une zone blanche ou secourir en communications un zone sinistrée.
je verrais plutôt ça en installant des stations de base provisoires avec une grosse parabole satellite, qui balance (et reçois) un bon gros signal et sert ainsi de relais avec les mobiles, ça évite ainsi les problèmes administratifs avec les voisins, il me semble que faire communiquer un mobile, à puissance toujours plus faible et toujours plus ou moins masqué, avec des satellites est une gageure certainement jolie sur un banc de test, mais inexploitable dans la vie réelle, installer un relais télécom satellite, tout comme on installe un groupe électrogène quand l'électricité est absente me parait beaucoup plus réaliste.
Certes il faut toujours le réseau de satellites, mais il n'est pas obligé de communiquer avec le sol sur les fréquences des réseaux mobiles terrestres.
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Un exemple individuel : 3 alpinistes tombés dans une creuvasse.

Un exemple collectif : la vallée de la Roya. Pourquoi faire décoller un hélico de Nice pour aller foutre une station de base en urgence après 12h de délai parce que toutes les routes sont coupées ?

Dans les 2 cas ça coule de source, avoir cette option n'est pas négligeable.

Après je n'ai pas compris ton problème de puissance; ça reste la même norme que ton relais la communication.
Ce qui va limiter c'est la bande passante du satellite, relais ou pas.
Pourquoi vouloir revenir à centraliser, surtout en cas de défaillance de ces systèmes justement ?
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Dans le premier cas, ça m'étonnerait que tu fasses passer de la radio qu'elle soit terrestre ou satellite au fond d'une crevasse, quand ça t'arrive, il vaut mieux des moyens autonomes pour t'en sortir si tu n'as personne qui t'accompagne au dehors.
Dans le second cas, je pense que l'on enverra des secours bien avant les 12h et si les routes sont coupées, les télécom ne le sont pas forcément, mais bon il ne faut pas trop entrer dans les détails car on dérive vite.
Au niveau puissance, ça n'est pas la même chose pour communiquer avec une tour à 5 km max et un satellite en orbite basse à 300 km, le petit moment où il est à la verticale, donc le reste plutôt à 500 ou 1000 km, même si il a une antenne extrêmement puissante qui compense.
On fait des radars qui portent à ces distances, mais ce sont des impulsions puissantes, pas un flux continu qui doit avoir un certain rapport signal/bruit.
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Dans un creux géographique tu communiques mieux avec quelque chose au dessus de toi plutôt qu'a côté de toi.

Pour le second cas, tu penses que tout va bien, le ciel est naviguable, l'état est là et les telecom marchent. Refais-toi le scénario de la Roya.
Une fois l'orage fini, les routes arrachées et parce que dans une région voisine il y avait et des hélicos et ce genre de matos non abimé ils ont pû amener de genre de matériel.
Après est-ce que c'est vital, non.
Ils ont d'abord apporté de quoi vivre, mais ils ont fini par rajouter ce relais comme tu dis.

Enfin pour les téléphones ils ne sont pas modifiés, ils émettent autant quand tu as 1 barre avec un pylône à 5km qu'un satellite au dessus. Les règles d'émission n'ont pas changé. On reste sur des normes GSM/4G/5G, on n'est pas sur de la comm satellite d'autrefois en mer.
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Justement, comme les mobiles émettent autant pour porter à 500km qu'à 5 km, il y a 10 000 fois moins d'énergie radio électrique qui arrive au bout, 40db de gain à trouver dans l'antenne qui reçoit, après, pour communiquer avec ce qui passe au dessus d'un trou, il faut que ce qui passe ait la bonne idée de passer juste au dessus du trou , pas 10° à côté et ça dure encore moins longtemps si par chance ça arrive, les satellites en orbite basse , il faut une vue dégagée pour les "voir" et ils sont vite derrière l'horizon, même si un autre doit passer derrière.
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Pas faux.
A voir ce que ça peut apporter en plus en réel support.
Une techno nouvelle est un champ d'exploration.
A voir dans des cas pratiques.
Historiquement, on a vu des scénarios ou ça pouvait aider.

Vers une couverture mobile « en tout lieu » grâce aux satellites ?

  • Le satellite se mélange avec les réseaux terrestres

  • Plusieurs saveurs de D2D : IMT, MES, IoT-MSS, IoT-SRD…

  • Les satellites et les frontières, une histoire compliquée

  • 2027, année charnière

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