#ChatControl : 48 eurodéputés appellent au rejet du projet de surveillance des messageries

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#ChatControl : 48 eurodéputés appellent au rejet du projet de surveillance des messageries

Les gouvernements de l'UE doivent se prononcer ce jeudi sur le projet de règlement européen visant à « combattre les abus sexuels concernant les enfants ». Il propose notamment d'obliger les utilisateurs de messageries privées à consentir à la surveillance des images et URL qu'ils voudraient partager.

Le 20 juin 2024 à 11h40

Commentaires (13)

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J'espère que ça va se faire rejeter de manière massive, vaste fumisterie cette approche.

J'espère également que le temps permettra d'identifier clairement les entités qui se cachent derrière les eurodéputés porteurs de ce projet pour démontrer le potentiel conflit d'intérêt.
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c'est un projet porté au niveau du Conseil de l'UE, pas du parlement. Donc c'est à ce jour un travail inter-gouvernemental. Le Parlement n'intervient pas à ce stade, même si je suppose qu'il pourrait être appelé à voter si ce règlement devait être validé par le Conseil.
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Ce règlement est juste un signe que les droits humains ne sont pas si solidement ancrés dans l'U.E. de 2024 et que cette institution peut faire un 180° sur toutes ses valeurs. Si les garde-fous comme la CEUJ ne descendent pas ce texte au cas où il passerait le niveau législatif, ce sera le signal que le projet européen n'est plus un facteur de progrès démocratique mais une entité dangereuse pouvant éteindre les droits humains morceau par morceau dans l'ensemble de ses pays membres.
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Merci à l'Allemagne. La position de la France est trop fluctuante pour que je l'inclue dans mes remerciements.
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Bon, va falloir continuer à surveiller car cette "lubie" extrêmement dangereuse peut revenir en catimini n'importe quand.
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Ce qui est marrant (façon de parler). C'est qu'on a beau dire non (sur beaucoup de projets d'ailleurs), il revienne à la charge quelque mois année après pour tenter de nouveau le coup. C'est vraiment casse pied.
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Excellente nouvelle de savoir qu'il y a encore des pays et des eurodéputé·es qui sont contre cette proposition.

Dans un dernier cri d'espoir, j'avais envoyé un mail hier soir au représentant permanent de la France auprès de l'UE, suite à l'article de l'ex-eurodéputé pirate Patrick Breyer. J'avais même préparé un second mail pour envoyer à tous les eurodéputé·es Français·es.

Je garde en tout cas tout ça sous le bras, comme il est certain que de nouvelles propositions de ce genre feront surface dans un avenir plus ou moins proche.
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Des porte-paroles du Conseil et de plusieurs États membres ont confirmé à netzpolitik.org que la présidence du Conseil a finalement retiré le vote de l'ordre du jour car elle ne disposait pas d'une majorité suffisante.
Pour tenter de le repasser quand ils auront plus de chances de le passer ?
C'est beau non ? on reporte plutôt que de prendre le risque de se faire rejeter.
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C'est le concept de la démocratie à l’affût... on guette le moment où on pourra soumettre le texte sans rencontrer trop d'opposition et on frappe le moment venu... et si on rate son coup on négocie pour avoir un nouveau vote.
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obliger les utilisateurs [...] à consentir
perso, j'ai pas la même définition du consentement... :fumer:
heureusement que c'est pas passé... pour le moment.
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Tu dis ca uniquement parce que tu as des choses à cacher, j'en suis sûr, sinon tu accepterais d'office qu'on fouille jusqu'à ton fondement :fumer:
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"plusieurs effets secondaires involontaires mais dangereux"

Je ne suis pas sûr que pour des gens comme Orban, les effets secondaires soient vraiment "involontaires"
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Non, clairement pas : chez ces gens (y compris en France, ne nous leurrons pas), c'est justement parfaitement volontaire.

#ChatControl : 48 eurodéputés appellent au rejet du projet de surveillance des messageries

  • Des effets secondaires « involontaires mais dangereux »

  • De la surveillance de masse à la suspicion généralisée

  • Quand les gouvernements s'opposent au Parlement

  • Un vote finalement reporté sine die, faute de majorité

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