#Le brief du 22 janvier 2026

Le Ryzen 7 9850X3D sera disponible le 29 janvier, pour 499 dollars

Ce processeur avait été annoncé au CES de Las Vegas par AMD. Il s’agit, pour rappel, de donner un coup de boost au Ryzen 7 9800X3D. On retrouve donc toujours 8 cœurs et 16 threads Zen 5, mais avec une fréquence plus élevée : 5,6 GHz au lieu de 5,2 GHz en mode boost, contre 4,7 GHz de base dans les deux cas.

Comme son nom l’indique (X3D), ce processeur dispose d’un 3D V-Cache de 2ᵉ génération de 96 Mo, pour un total de 104 Mo de mémoire cache sur le CPU. AMD met en avant les performances dans les jeux : « Sur une moyenne de plus de 30 jeux, la différence de FPS entre la DDR5-4800 et la DDR5-6000 s’est avérée inférieure à 1 % ».

AMD indique un tarif conseillé de 499 dollars pour le Ryzen 7 9850X3D, mais ne le donne pas en euros. Le Ryzen 7 9800X3D se trouve actuellement autour de 450 euros sur les marketplaces (par exemple chez Cdiscount), contre 465 à 500 euros sur les boutiques classiques en ligne.

À voir maintenant le prix en euros du Ryzen 7 9850X3D (nous l’avons demandé à AMD). Il sera disponible à partir du 29 janvier. En attendant, certains en profitent pour afficher des tarifs farfelus, comme un revendeur à… plus de 1 000 euros chez PC Componentes.

Microsoft porte l’app Xbox sur la version Arm de Windows et promet 85 % du Game Pass

Un atout de poids pour le succès des PC Copilot+ équipés en processeurs Qualcomm ? Microsoft a annoncé mercredi la prise en charge officielle de l’application Xbox sur les PC Windows équipés d’un processeur à architecture Arm. Cette dernière ouvre donc la voie au support des jeux vidéo contenus dans le Game Pass, l’abonnement mensuel commercialisé par l’éditeur.

À ce niveau, Microsoft affirme que « plus de 85 % » du catalogue du Game Pass est compatible avec les PC Windows on Arm.

Ce sont notamment les progrès récents réalisés par l’émulateur maison Prism qui sous-tendent cette prise en charge étendue : depuis décembre, celui-ci sait en effet gérer les instructions AVX (Advanced Vector Extensions) et AVX2, indispensables au bon fonctionnement de certains jeux et applications.

Fortnite sur un PC équipé d’une puce Arm, c’est possible via l’app Xbox – crédit Microsoft

Outre les jeux, Microsoft signale également le support de certains systèmes anti-triches tels que celui d’Epic (Epic Anti-Cheat, ou EAC), indispensable pour accéder aux fonctionnalités en ligne de titres tels que Fortnite. Cette disponibilité ne constitue pas réellement un avantage concurrentiel par rapport à d’autres environnements (EAC est disponible sur Linux, dont SteamDeck, ou macOS depuis 2021), mais elle participe à la promesse d’une expérience de jeu complète selon Microsoft, qui renvoie vers son offre Xbox Cloud Gaming pour les titres non pris en charge.

« En collaboration avec Xbox et nos partenaires, nous continuerons à travailler pour proposer au fil du temps encore plus de titres sur les PC Windows 11 équipés de processeurs Arm », promet l’éditeur.

C’est bien une action en justice de Spotify qui a fait perdre son .org à Anna’s Archive

Début janvier, la bibliothèque clandestine Anna’s Archive a vu son .org suspendu par le registre d’intérêt public PIR. Si les responsables du site affirmaient ne pas croire que ça puisse avoir un lien avec la récupération pirate de 300 To de musique de Spotify qu’ils avaient annoncée un peu plus tôt, on pouvait avoir des doutes.

Ceux-ci sont levés. En effet, comme l’indique TorrentFreak, Spotify mais aussi les majors Sony, Warner et Universal et d’autres labels de musique comme Capitol Records ou Atlantic ont attaqué Anna’s Archive devant la cour américaine du district sud de New York.

Dans ce cadre, ces entreprises ont demandé le 2 janvier au tribunal de prononcer une ordonnance restrictive temporaire pour bloquer l’accès à Anna’s Archive qu’ils ont obtenue le même jour. Les entreprises visaient notamment le registre d’intérêt public PIR et Cloudflare : « Ensemble, PIR et Cloudflare ont le pouvoir de bloquer l’accès aux trois domaines Web qu’Anna’s Archive utilise pour distribuer illégalement des œuvres protégées par le copyright », affirmaient-elles.

La cour a ordonné que « tous les registres et bureaux d’enregistrement de noms de domaine pour chacun des noms de domaine d’Anna’s Archive, y compris, sans limitation, le registre de domaine de premier niveau Public Interest Registry (« PIR »), et tous les hébergeurs et fournisseurs d’accès Internet pour les sites Web d’Anna’s Archive, y compris, sans limitation, Cloudflare Inc. (« Cloudflare »), doivent, dès qu’ils ont connaissance de la présente ordonnance, […] :

  • Désactiver l’accès aux noms de domaine d’Anna’s Archive, par le biais d’une suspension du registre ou par tout autre moyen, et empêcher leur transfert à toute personne autre que les plaignants de la maison de disques ;
  • Désactiver les serveurs de noms faisant autorité pour les sites web d’Anna’s Archive ;
  • Cesser tout service d’hébergement pour les sites Web Anna’s Archive ou tout autre site Web qui héberge le contenu contrefait ou facilite directement sa distribution ;
  • Conserver toutes les preuves pouvant être utilisées pour identifier les personnes ou entités utilisant les noms de domaine Anna’s Archive et/ou exploitant les sites Web Anna’s Archive ;
  • S’abstenir de fournir toute notification ou avertissement à Anna’s Archive ou à ses représentants, ou de communiquer de quelque manière que ce soit avec eux, et s’abstenir de rendre publique la présente ordonnance jusqu’à ce qu’elle soit pleinement exécutée et levée par le tribunal, sauf si cela est nécessaire pour communiquer avec les registraires de noms de domaine, les registres de noms de domaine et les fournisseurs d’hébergement et de services Internet afin d’exécuter la présente ordonnance ;
  • S’abstenir de faire obstacle à la mise en œuvre de la présente ordonnance et apporter une aide raisonnable à celle-ci ».

Outre le .org, le nom de domaine en .se d’Anna’s archive est maintenant indisponible. Mais d’autres noms de domaine permettent encore d’accéder à la bibliothèque clandestine, dont celui utilisant le ccTLD de Saint-Pierre-et-Miquelon (.pm).

Rachat de SFR : les discussions continuent, avec des audits « depuis début janvier 2026 »

En l’espace de quelques minutes, Bouygues Telecom, Orange et Free (iliad) ont envoyé par e-mail un communiqué de presse commun (.pdf) : « Le consortium composé des trois opérateurs Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange, confirme l’existence de discussions avec le Groupe Altice en vue de l’acquisition potentielle d’une grande partie des activités de télécommunications du groupe Altice en France ».

Ce n’est pas un scoop, loin de là. Mi-octobre, les trois concurrents annonçaient officiellement le dépôt d’une offre de rachat pour SFR, en traçant les grandes lignes du partage. Sitôt déposée, sitôt refusée par Altice. Selon BFM Business, Bouygues Telecom, Free et Orange envisageraient de réhausser leur offre à 20 milliards d’euros (soit trois milliards de plus). La partie de poker menteur continue donc et pourrait encore durer longtemps.

Le communiqué du jour n’indique rien de neuf, si ce n’est que « des travaux de due diligence ont été engagés depuis début janvier 2026 », c’est-à-dire des audits pour sonder plus en profondeur la santé économique de SFR. C’est tout de même un signe que le dossier avance, doucement. Quoi qu’il en soit, « les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date », précisent les trois compères.

Ils ajoutent qu’il « n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l’approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière ». L’Autorité de la concurrence aura du pain sur la planche si un accord devait être trouvé.

Son président, Benoît Cœuré, avait ouvert la porte pour un retour à trois opérateurs : « Si cette opération devait être notifiée, nous la regarderions sans camper sur nos positions d’il y a neuf ans ». L’Autorité nous indiquait par contre en octobre qu’aucun projet ne lui avait été notifié ; c’est le point de départ de l’instruction.

Artemis II : fusée et astronautes dans les starting-blocks pour aller autour de la Lune

Fin 2022, la première mission Artemis décollait et plaçait le vaisseau spatial Orion en orbite autour de la Lune. La capsule était inhabitée, c’était une répétition générale grandeur nature avant d’envoyer des humains.

Artemis II est prévue pour avoir « un plan de vol similaire » selon l’ESA, mais avec quatre astronautes à son bord. C’est désormais à son tour d’être sur le pas de tir, en position verticale. Il a fallu une douzaine d’heures à la fusée (et son convoi, totalisant 5 500 tonnes) pour parcourir les 6 km entre son hall d’assemblage et son pas de tir.

Selon la NASA, 16 fenêtres de tir seront possibles entre les 6 février et 30 avril ; la mission doit durer une dizaine de jours. Comme le rappelle la Cité de l’Espace, ce sera la « première mission habitée autour de la Lune depuis plus de 50 ans ».

Comme l’expliquent nos confrères, la répétition générale avant le décollage n’est pas terminée. Il reste encore la procédure « WDR pour Wet Dress Rehearsal où Wet (humide) fait référence au remplissage des réservoirs pour une Dress Rehearsal (répétition générale) ». Elle doit être faite avant le 2 février. La NASA a prévenu que « des répétitions générales supplémentaires peuvent être nécessaires pour s’assurer que le lanceur est entièrement vérifié et prêt pour le vol ».

En 2020, le calendrier de l’Agence spatiale américaine envisageait déjà Artemis III : « En 2024, la troisième mission Artemis emmènera des astronautes jusqu’au satellite naturel de la Terre ; ils seront les premiers à s’y poser depuis l’équipage d’Apollo 17, après une interruption de plus de cinquante ans ».

Nous sommes début 2026 et ce n’est finalement que la deuxième mission qui est dans les starting-blocks. Artemis III est pour le moment prévue pour 2028.

Cybercriminalité : « On a vu des informaticiens recrutés dans des prisons et Leboncoin »

« En 2017, quand j’ai intégré le parquet cyber, on n’était que deux », explique Johanna Brousse aux Échos, qui précise qu’elle « a tout appris sur le tas », précise Les Échos.

Âgée de 40 ans seulement, cette vice-procureure est la cheffe de « J3 », la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, désormais composée de six magistrats, trois assistants spécialisés et quatre greffiers/directeurs de greffe.

Si la section J3 gère toutes les cyberattaques parisiennes, elle ne traite que les plus sévères au niveau national, à savoir celles portant atteinte aux intérêts de la nation (espionnage, sabotage, ingérences étrangères) et tous les dossiers par rançongiciels. Soit « 2 437 affaires en cours, en octobre ».

médaille de table de la DGSI cybercrime

« L’équipe n’est pas assez nombreuse au regard de la menace », déplore aux Échos Sébastien Garnault, fondateur de CyberTaskForce : « Six magistrats face à une cybercriminalité dont on estime le coût au niveau français autour de 100 milliards ! Les mafias ont fait leur révolution numérique et les moyens n’ont pas suivi ».

« La délinquance classique se digitalise et la cybercriminalité n’est pas l’apanage des hackers », souligne Johanna Brousse : « On a vu des informaticiens être recrutés dans des prisons et même sur Leboncoin, avec une annonce d’embauche à 1 million d’euros ! ».

Si les enquêtes sont rarement franco-françaises, elle tempère les déclarations à charge de Donald Trump contre les réglementations européennes : « la coopération avec la justice des États-Unis dépasse les querelles géopolitiques ». Quand les pays ne coopèrent pas, « on attend que les criminels bougent », sourit-elle.