#Le brief du 18 juillet 2025

Ne dites plus doomscrolling, mais défilement anxiogène

La Commission d’enrichissement de la langue française a validé des traductions pour deux termes qui reviennent régulièrement dans l’étude des comportements et de la psychologie associés aux outils numériques.

Ces deux traductions, officialisées par une publication au Journal Officiel daté du 18 juillet, sont donc censées s’imposer comme une alternative aux anglicismes qu’elles remplacent, notamment dans les services publics de l’État.

Pour désigner le doomscrolling, que la commission définit comme la « pratique qui consiste à faire défiler sur un écran, de manière répétitive et obsessionnelle, un grand nombre d’informations anxiogènes provenant de l’internet, notamment des réseaux sociaux », c’est désormais le terme « défilement anxiogène » qui est préconisé.

La commission de terminologie s’intéresse par ailleurs au gaslighting, défini comme un « ensemble de manœuvres visant à faire douter une personne de sa mémoire, de sa perception de la réalité et, par là, de sa santé mentale ». Ici, elle recommande d’employer maintenant le terme « déboussolage ».

Ces deux nouvelles terminologies sont introduites au sein d’un ensemble plus vaste, centré sur la création d’équivalents français à des termes étrangers touchant à l’univers de la santé et de la médecine.

Le JO du 18 juillet liste dix nouveaux équivalents officiels à des termes issus de l’anglais

En septembre dernier, la Commission d’enrichissement de la langue française s’était intéressée plus spécifiquement aux néologismes apparus dans le sillage de l’intelligence artificielle générative, en proposant notamment une alternative officielle au terme prompt.

SES finalise le rachat d’Intelsat et revendique une flotte de 120 satellites

Cette fois, c’est la bonne : SES a annoncé jeudi 17 juillet la finalisation du rachat de son concurrent et compatriote luxembourgeois Intelsat, pour 2,8 milliards d’euros. Formellement engagée le 30 avril 2024, la transaction était subordonnée à l’approbation des autorités compétentes en Europe et aux États-Unis, où Intelsat opère l’essentiel de ses activités.

Le blanc-seing de la Commission européenne est arrivé début juin. Outre-Atlantique, la FCC (Federal Communications Commission) a donné son accord le 11 juillet dernier (PDF), et c’est ce qui permet aujourd’hui à SES d’annoncer ses perspectives consolidées.

Les ressources combinées des deux opérateurs le positionnent comme un intervenant potentiel sur toutes les orbites courantes

Les forces rapprochées des deux entreprises permettent à SES de revendiquer 90 satellites géostationnaires (GEO) et près de 30 satellites en orbite terrestre moyenne (MEO). À cette flotte partagée entre deux orbites, SES ambitionne d’en ajouter bientôt une troisième, avec des déploiements programmés en orbite basse (LEO), notamment pour aller concurrencer les constellations de SpaceX (Starlink) et Amazon (Kuiper).

Fort des nouvelles capacités apportées par Intelsat, SES se dit aujourd’hui en mesure de proposer des services de connectivité sur un large spectre de bandes (C-, Ku-, Ka-, Military Ka-, X-band, Ultra High Frequency), et anticipe un chiffre d’affaires consolidé de 3,7 milliards d’euros. Le carnet de commande du nouvel ensemble dépasserait les 8 milliards d’euros.

Chez Meta, Threads passe entre les mains d’un responsable IA

Apple poursuit en justice l’homme qui avait fait fuiter Liquid Glass en avril

Au printemps, Jon Prosser devient tout à coup célèbre. Il est à l’origine de plusieurs vidéos montrant ce qui semble être un grand renouvellement d’interface dans le prochain iOS. Même si l’on parle encore d’iOS 19 à ce moment et que plusieurs éléments s’avèreront finalement différents, l’essentiel est là. La fuite est conséquente, Apple a perdu l’effet de surprise sur Liquid Glass.

La société n’a pas apprécié. Comme rapporté par MacRumors, elle attaque Jon Prosser en justice, dans un tribunal du district nord de Californie, pour violation de la loi américaine sur la fraude et les abus informatiques (Computer Fraud and Abuse Act).

Dans cette plainte, on peut lire que Prosser se serait servi d’un autre personnage, Michael Ramacciotti (également accusé), pour obtenir les informations. Ce dernier aurait hébergé quelque temps Ethan Lipnik, employé chez Apple et possédant un iPhone de développement, dont la sécurité n’avait pas été correctement paramétrée. Ramacciotti aurait réussi à déverrouiller l’iPhone et aurait passé un appel vidéo à Prosser pour lui montrer ce qu’il avait découvert.

« M. Prosser a pris des vidéos des secrets commerciaux sur l’iPhone de développement, les a conservées sur son propre appareil et a diffusé ces enregistrements à d’autres personnes. Il a partagé les enregistrements avec au moins une personne qui a signalé à M. Lipnik qu’elle avait reconnu l’appartement de M. Lipnik dans l’enregistrement. En fin de compte, M. Prosser a profité des secrets commerciaux d’Apple, au moins en les partageant dans de multiples vidéos sur la chaîne YouTube de son entreprise, dont il tire des revenus publicitaires », indique Apple dans sa plainte.

Apple demande un procès devant un jury, afin qu’un montant des dommages et intérêts puisse être calculé. Apple espère ces dommages « punitifs », à hauteur de « l’appropriation illicite délibérée et malveillante de secrets commerciaux ».

Sur X, Jon Prosser conteste cette version, mais la défense parait légère, le « leaker » affirmant qu’il ne savait pas comment les informations avaient été obtenues. Ethan Lipnik, lui, a été licencié par Apple.

#LIDD : il recrée Windows XP dans un navigateur

Envie de renouer quelques instants avec le vénérable Windows XP et sa séquence sonore de démarrage, unique entre toutes ? C’est désormais possible au travers d’un simple navigateur, grâce au travail d’un passionné qui a entrepris de recréer une interface Windows XP très avancée sur le plan fonctionnel.

Une fois le système lancé, on accède en effet à un bureau dont tous les éléments répondent, avec un explorateur de fichiers, une archive .rar que l’on peut extraire, des raccourcis vers des applications, elles aussi fonctionnelles, comme le Démineur, Paint, ou Word, mais aussi un véritable clic droit, un menu Démarrer, et même une instance d’Internet Explorer… qui malheureusement ne permet pas de vraiment surfer sur le Web !

En explorant plus avant les menus et les options, on identifie rapidement les limites, mais le travail de reproduction a été largement poussé : s’il est impossible de modifier la résolution de l’affichage, on peut à sa guise naviguer entre les différents fonds d’écran fournis d’origine avec Windows XP !

Back to 2001 grâce à cette simulation de Windows XP

Le projet est accessible directement à l’adresse Win32.run, mais il est aussi hébergé sur Github, à destination des nostalgiques qui souhaiteraient l’installer sur leur propre serveur.

« WIN32.RUN s’exécute uniquement côté client (le navigateur de l’utilisateur). Tous les fichiers sont traités directement dans le navigateur de l’utilisateur. Il n’y a pas de téléchargement de fichiers ni de traitement côté serveur (je suis fauché et je n’en ai pas les moyens). Chaque utilisateur dispose de sa propre session de système d’exploitation (comme sous Windows XP) », y décrit l’instigateur du projet, Ducbao414. Il explique sur Reddit avoir mené ce projet pour le plaisir, et c’est la date du 13 juillet, qu’il considère comme le 25e anniversaire du début du développement du système par Microsoft, qui l’aurait incité à mettre ses travaux en ligne.

« WIN32.RUN est développé avec Svelte/SvelteKit et Tailwindcss. Si vous avez une expérience React ou Vue, Svelte est très facile à utiliser », indique encore Ducbao414.