Durant l’été 2023, l’application mobile Carte Vitale (développé par le GIE SESAM-Vitale pour le compte de l’Assurance Maladie) a été lancé dans huit départements. Elle s’est ouverte à 23 départements en mai 2024, et désormais à l’ensemble du territoire, comme l’indique iGeneration.
La bascule était attendue et même annoncée par le GIE SESAM-Vitale : « courant mars, l’appli carte Vitale sera généralisée à l’ensemble du territoire pour les assurés disposant d’une carte d’identité nationale au nouveau format, grâce à un parcours d’activation simplifié via France Identité ».
La carte Vitale dispose pour rappel de sa propre application. Sur Android, c’est la mise à jour déployée le 3 mars qui active cette fonctionnalité selon les notes de version, tandis que sur iOS, c’est la mouture 5.12.2 du 11 mars. Il est aussi question d’une « ergonomie optimisée » dans les deux cas.
L’Assurance Maladie invite « les praticiens à se rapprocher dès maintenant de l’éditeur de leur logiciel de facturation, qui les accompagneront dans le choix et l’installation de leur matériel de lecture ».
La start-up de défense Anduril a battu neuf concurrents dans la course pour un contrat visant à aider la Marine états-unienne à lutter contre les petits drones.
L’annonce fait suite à un précédent accord, signé en novembre, selon lequel Anduril prévoyait déjà de fournir des technologies anti-drone au système de défense aérienne de la Marine (Marine Air Défense Integrated System).
Fondée en 2017 par le créateur d’Oculus, Palmer Luckey, et financée par Peter Thiel, Anduril développe notamment Anvil, un quadcoptère qui s’envole pour suivre et percuter les systèmes ennemis, et peut éventuellement être équipé d’explosifs.
La société travaille aussi avec OpenAI à la construction d’un système d’IA nommé Lattice, dont le but est de surveiller le champ de bataille pour y identifier des menaces.
Anduril Ghost-X Unmanned Aircraft System (U.S. Army photo by Pfc. Nathan Arellano Tlaczani)
L’entreprise a par ailleurs su placer ses pions au sein de l’administration états-unienne, potentiellement via l’influence de Peter Thiel.
Comme le relève Bloomberg, deux anciens employés de la start-up de défense sont actuellement au cœur du pouvoir outre-Atlantique : Ryan Wunderly travaille au DOGE après avoir passé quatre ans comme ingénieur robotique chez Anduril, et Colin Carrell est désormais chef de cabinet au ministère de la Défense, après un peu plus d’un an à travailler sur la stratégie d’Anduril.
Les chansons générées par IA afin d’imiter de vrais artistes sont en train de devenir « un sérieux problème », note Gizmodo. Sony, qui a d’ores et déjà retiré plus de 75 000 deepfakes de ce type sur les diverses plateformes de streaming, précise que ce chiffre n’en représente cela dit qu’une fraction des contrefaçons musicales de l’IA disponibles en ligne.
Les équipes en charge du problème doivent en effet « parcourir manuellement » les services de streaming à la recherche de ces contrefaçons et exiger leur suppression, explique le FT.
L’industrie musicale estime également que l’explosion de services et logiciels de création audiovisuelle via des intelligences artificielles génératives entraîne d’ores et déjà « un préjudice commercial pour les artistes ».
La société, qui est l’un des trois plus grands labels de l’industrie musicale, a communiqué ce chiffre et ses craintes dans le cadre d’une consultation du gouvernement britannique sur les règles en matière de droits d’auteur.
Le gouvernement britannique a en effet publié ces propositions dans le cadre d’une initiative visant à faire du Royaume-Uni « le meilleur endroit pour lancer et développer une entreprise d’IA », comme l’a expliqué le Premier ministre, Sir Keir Starmer.
Une exception au Copyright serait introduite. Celle-ci laisserait, par défaut, les entreprises du numérique entrainer leurs systèmes sur les contenus copyrightés en échange de plus de transparence.
L’une des propositions permettrait ainsi aux entreprises d’IA d’entraîner gratuitement leurs modèles à des fins commerciales sur une série de contenus produits au Royaume-Uni, notamment la musique, les films, les livres et les journaux. Les titulaires de droits d’auteur devraient demander une dérogation spécifique pour être exemptés.
Sony rétorque que cela affecterait l’économie britannique, le Royaume-Uni étant le troisième marché mondial de la musique enregistrée et le deuxième exportateur mondial de musique enregistrée.
Médias et artistes britanniques s’étaient eux aussi mobilisés, fin février, arguant du fait que « le gouvernement britannique ne doit pas légaliser le vol au profit des sociétés d’intelligence artificielle ».
Mi-février, le groupe, connu sous les noms de TraderTraitor, Lazarus Group ou APT 38, avait opéré un vol record sur l’exchange de crypto ByBit.
En parvenant à modifier l’adresse du portefeuille numérique de l’un des fournisseurs de la plateforme, ils ont réussi à récupérer 401 000 jetons d’Ethereum.
Depuis, chaque minute compte pour tenter de les empêcher de transformer ces actifs en cash plus simplement utilisables.
D’après divers experts interrogés par la BBC, les financements pourraient alimenter le développement militaire de la Corée du Nord.
Depuis hier soir, le réseau social autorise la publication de vidéos pouvant aller jusqu’à 3 minutes. Le changement met globalement Bluesky au niveau de ses deux gros concurrents, X et ses 2 min 20 s (sans abonnement, 4 heures à partir de la formule Premium), Threads et ses 5 minutes.
Cette amélioration est proposée dans le cadre de la version 1.99 du réseau, des mises à jour étant également proposées depuis hier pour les applications mobiles. L’un des changements les plus attendus est ainsi l’apparition d’une boite de réception dans les messages privés pour gérer les demandes. Un message envoyé par un inconnu n’est donc plus automatiquement accepté.
Autre changement, la possibilité de « muter » un compte via le menu « … » situé sous un post. La fonction est disponible pour l’ensemble des publications. Il suffit d’aller dans le menu et de cliquer sur « Masquer le compte ». On pourra le rendre à nouveau visible en se rendant sur la fiche du compte masqué, puis dans le menu « … » et en cliquant sur « Réafficher le compte ». Dommage qu’un petit pictogramme rouge ne soit pas présent sur la fiche pour rappeler visuellement que le compte est masqué.
Le développement du réseau continue donc son chemin, le passage à des vidéos de 3 min montrant d’ailleurs que Bluesky devient plus sérieux dans ses ambitions. Dans les commentaires, au milieu des remerciements, on trouve cependant des demandes régulières comme la possibilité d’envoyer des photos et vidéos dans les messages privés, celle de rendre son compte privé, ou encore la modification des posts.
À noter que dans le cadre de la conférence SXSW a Austin hier soir, la CEO de Bluesky, Jay Graber, est revenue sur le thème des IA et de leur entrainement, comme le rapporte TechCrunch. Elle a répété ce que l’on savait déjà : Bluesky développe actuellement avec des partenaires un cadre pour recueillir le consentement des utilisateurs.
« Nous croyons vraiment au choix de l’utilisateur », a déclaré Jay Graber. Selon elle, il pourrait s’agir d’une solution proche de ce que l’on peut voir sur les sites web ne souhaitant pas être « scrapés » par les moteurs de recherche. Elle ajoute que ce cadre peut être ignoré, mais qu’il est « en général respecté ». La proposition figure dans le dépôt GitHub de Bluesky et correspond à ce qu’en disait déjà l’entreprise en novembre dernier.
Le Parisien a appris que six personnes ont été mises en examen, et quatre incarcérées, dans le cadre d’une « gigantesque escroquerie aux faux colis ou remboursement de colis » ayant contribué à détourner de 20 à 30 millions d’euros entre 2021 et 2025.
Le groupe, surnommé « Zulon », opérait « depuis au moins quatre ans » une chaîne Telegram baptisée « Refund France ». Elle proposait à ses abonnés des « services de remboursement frauduleux de colis, ainsi que des modes d’emploi et des formations pour flouer les plates-formes commerciales en ligne », résume Le Parisien :
« Ainsi expliquaient-ils comment renvoyer un colis vide, abîmé ou le faire égarer tout en obtenant quand même un remboursement de la commande. »
Moyennant commission, ils les incitaient à passer des « commandes massives » sur des plateformes de commerce en ligne comme Amazon, Auchan, Leroy-Merlin ou Ikea. Des facteurs complices, grâce à leurs téléphones professionnels Facteo, scannaient les codes-barres pour déclencher de « faux retours » via Colissimo ou Chronopost, quand bien même les acquéreurs ne renvoyaient pas leurs commandes, pour en profiter ou les revendre.
Le Parisien explique que les plateformes de commerce en ligne procèdent en effet à un « remboursement immédiat » dès la création d’un code barre de retour, sans attendre que le colis soit renvoyé, « les enseignes souhaitant améliorer toujours plus l’expérience client pour se démarquer dans un milieu très concurrentiel ».
Le fondateur présumé, un Français d’une vingtaine d’années installé à Dubaï, « présenté comme un génie de l’informatique », a été arrêté alors qu’il revenait pour des raisons familiales. Par ailleurs atteint de troubles psychiatriques, il a depuis été hospitalisé d’office en psychiatrie.
Le suspect, qualifié de « geek anticapitaliste » par le Parisien, aurait justifié ces arnaques « par le fait de défendre le consommateur face à une industrie libérale prétendument effrénée, qu’il voudrait déstabiliser », résume Le Parisien, arguant que les plateformes seraient de toute façon remboursées par leurs assurances.
Un avocat parisien d’une trentaine d’années, spécialisé dans le droit des affaires, qui aurait détourné plus de 140 000 euros de commandes remboursées, aurait en outre supervisé certaines des opérations du groupe Zulon. Il a, lui aussi, été incarcéré, tout comme deux autres membres du groupe.
L’Inserm vient de donner des détails sur son programme Impact Santé, financé par France 2030 avec 30 millions d’euros. Le but ? « Détecter en amont les recherches qui pourraient générer des innovations de rupture et à fort impact ».
L’Institut national de la santé et de la recherche médicale a sélectionné quinze projets, dont AIR-MT de Bruno Canard, directeur de recherche au CNRS (laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques). C’est un des neuf projets d’accélération, qui ont quasiment tous eu 3 millions d’euros. Il y a aussi six projets d’exploration, avec 150 000 euros à chaque fois.
Si nous parlons d’AIR-MT, c’est que le projet a un pied dans le numérique et l’IA plus particulièrement. En effet, son ambition générale : « développer des méthyltransférases d’ARN (RMTases) via l’IA pour stabiliser et optimiser les ARN messagers (ARNm), ouvrant la voie à des applications révolutionnaires en biologie médicale et biothérapies ».
Autre présentation plus détaillée dans ce document : « Tirer parti des immenses possibilités des ARNm en maîtrisant leur modification (méthodes de « réécriture ») et en surveillant leurs effets (systèmes de « lecture »), pour concevoir des vaccins et thérapeutiques ARN innovants ».