#Le brief du 02 septembre 2025

Cyberattaque Infomaniak : a priori pas de fuite, mais changez quand même de mot de passe

Infomaniak vient d’envoyer un email à ses clients pour les informer d’« un acte malveillant » qui visait l’un de ses systèmes de gestion. « Grâce à nos systèmes de protection et l’intervention de nos équipes de sécurité, nous l’avons détecté et bloqué. Rien n’indique que des données aient pu être compromises ». La société ne précise pas quand l’attaque s’est déroulée.

Le but de l’attaque était, selon Infomaniak, de récupérer des informations liées aux comptes : « nom, prénom, numéro de téléphone, adresse, données contractuelles ainsi que les mots de passe (stockés de manière chiffrée et donc inutilisables) ».

Bref, le chapelet malheureusement habituel de données personnelles dérobées par des pirates lors d’attaques réussies, comme c’est le cas trop régulièrement ces derniers mois. Infomaniak se veut rassurant : « Dans tous les cas, les données que vous avez confiées à nos services (Mail, kDrive, kChat, Hébergements, etc.) ainsi que vos moyens de paiement sont protégés et en sécurité ».

L’hébergeur continue par contre son message avec une demande surprenante en l’absence de fuite : « Nous ne prenons aucun risque : c’est pourquoi nous vous invitons, par précaution, à modifier le mot de passe de votre compte (besoin d’aide ?) ».

L’entreprise rappelle enfin les règles de bonne conduite : activez la double authentification, utilisez des mots de passe différents pour chaque site/service et « ne communiquez jamais un mot de passe ou des données bancaires ou personnelles par e-mail, SMS ou téléphone ».

Le CEO de Salesforce déclare avoir remplacé 4 000 emplois de service client par de l’IA

Le PDG de Salesforce Marc Benioff indique avoir licencié 4000 personnes employées à des tâches de service client après avoir déployé un nombre croissant d’agents d’intelligence artificielle. 


Invité sur le podcast The Logan Bartlett Show, le dirigeant d’entreprise indique avoir réduit ses équipes de service client de près de moitié, de 9 000 à 5 000 personnes, a repéré le San Francisco Chronicle.

Illustration chimérique d'internautes
User/Chimera – Clarote & AI4Media – Better Images of AI

Il décrit un mouvement de réorganisation du géant du logiciel, dans laquelle une partie de ces effectifs seraient redistribués du côté des ventes.

Avec 76 000 employés à travers la planète, Salesforce recourt aussi à l’IA agentique pour fluidifier ses relations clients, indique Marc Benioff.

Windows 11 sur presque la moitié des PC, Chrome utilisé par 70 % des internautes

Selon les chiffres donnés par StatCounter, Windows 11 compte désormais pour 49,02 % de l’ensemble des PC Windows. Le système atteint donc presque la moitié du parc disponible. Un score dont Microsoft se réjouit sans doute, mais qui est loin de suffire.

Windows 10 a en effet moins de six semaines de support devant lui et représente l’autre moitié du parc. Le 14 octobre, la plupart des ordinateurs l’utilisant ne recevront plus de mises à jour de sécurité, laissant les machines ouvertes aux quatre vents, à la faveur de failles non colmatées. Même si Microsoft a ménagé certaines méthodes pour étendre le support d’un an, elles sont trop spécifiques pour que le grand public puisse y adhérer. D’autant que l’entreprise n’en fait pas la promotion.

La ligne directrice de Microsoft reste donc la même dans l’immense majorité de sa communication : il faut changer de matériel. Parallèlement, des campagnes ont lieu depuis plusieurs mois pour sensibiliser le public à la question et orienter les personnes concernées vers d’autres produits comme Linux. Si l’option est tout à fait envisageable, elle implique d’avoir dans son entourage quelqu’un capable de réaliser les opérations et de fournir les bases dans le maniement quotidien.

Icônes de navigateurs

Côté navigateurs, la situation est très claire : Chrome règne en maitre incontesté. Selon le même StatCounter, la part de marché desktop vient d’atteindre 70,25 %. Son plus gros concurrent, Edge, est très loin derrière, avec 11,8 %. Viennent ensuite Safari avec 6,34 % et Firefox avec 4,94 %.

Une situation différente en environnement mobile ? Pas pour Chrome en tout cas, puisque le navigateur affiche une part de 69,15 %, lui permettant d’afficher une part globale de 70 % environ, tous supports confondus. Sur le mobile en revanche, Safari arrive deuxième avec 20,32 %, suivi par Samsung Internet avec 3,33 % et, très loin derrière, Edge avec 0,59 %.

Rappelons que Safari et Firefox sont les seuls navigateurs majeurs à ne pas être équipés du moteur Blink, puisque Edge, Brave, Vivaldi ou encore Opera sont basés sur Chromium.

Microsoft met en place un plan de départ de 10 % des salariés en France

L’entreprise avait annoncé, en plusieurs fois, une vague de suppressions de postes pour cette année au niveau mondial : 6 000 en mai et 9 000 en juillet. Au total, elle représente 6 % des effectifs de Microsoft.

La France n’est pas épargnée. Ainsi, comme l’a appris l’Informé, Microsoft France a engagé la mise en place d’une rupture conventionnelle collective portant sur 10 % du personnel, soit environ 200 salariés.

Source : Microsoft

L’entreprise justifie sa décision auprès de l’Informé en affirmant avoir besoin d’ajuster ses effectifs « aux exigences prévisionnelles, stratégiques et business et d’améliorer l’efficacité opérationnelle tout en positionnant l’entreprise pour une croissance à long terme ».

La France veut produire 40 % du lithium nécessaire à ses batteries de voiture électrique

Hier, Marc Ferraci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie, était en déplacement à Échassières dans l’Allier sur le site de production de kaolin (de l’argile) d’Imerys. C’est là que se déploie le projet EMILI (Exploitation de MIca Lithinifère) « qui vise à constituer la première exploitation minière de lithium en France ».

Il s’agit d’un des projets français sur les matériaux critiques. Un autre était sélectionné pour le lithium, mais en Alsace cette fois-ci et développé par Eramet en partenariat avec Électricité de Strasbourg (ÉS). Le but dans les deux cas est le même : permettre à la France de diminuer sa dépendance aux importations et ainsi renforcer sa souveraineté.

L’usine de raffinage du projet EMILI « pourra produire jusqu’à 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an à horizon 2030, soit la quantité nécessaire pour 700 000 véhicules électriques par an », affirme le gouvernement dans un communiqué. C’est « l’équivalent de plus de 20 % des besoins en lithium des usines de batteries implantées sur le territoire ».

Le ministre annonce aussi « l’obtention par Imerys du crédit d’impôt industrie verte à hauteur de 200 millions d’euros ». L’investissement total pour EMILI est de 1,8 milliard d’euros.

Le gouvernement rappelle que, « à ce jour, sept projets de production de métaux critiques bénéficient d’un agrément pour un montant global d’environ 809 millions d’euros dont le projet d’Imerys ». Au total, ce sont près de 5,4 milliards d’euros d’investissements « dans la production de matières premières critiques sur le territoire national » afin de créer une quinzaine d’usines et d’en étendre une dizaine d’autres.

Le gouvernement annonce que « 3 800 emplois seront créés et près de 40 % du lithium nécessaire pour les usines de batteries françaises pourra être produit en France ».