Pour protéger les mineurs, Instagram s’inspirera des classifications du cinéma
Le 15 octobre à 10h16
3 min
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Instagram va limiter l’accès des mineurs à différents type de contenus, notamment ceux liés à de la consommation d’alcool, de stupéfiants, ou renvoyant vers des sites pornographiques.
Propriété de Meta, l’entreprise indique s’inspirer des classifications mises en place par l’industrie cinématographique pour choisir quels types de contenus peuvent être limités dans leur diffusion à des publics adolescents.
Dans les années 1960, risquant une régulation gouvernementale, l’industrie du film avait en effet volontairement mis au point son système dit « PG-13 » (pour parental guidance, accompagnement des parents recommandé), plus ou moins équivalent aux indications - 12,- 16 et - 18 ans appliquées en France par la commission de classification des œuvres cinématographiques.
En pratique, Instagram prévoit d’imposer une limite d’âge : si des comptes publient régulièrement des contenus jugés inappropriés pour les mineurs, alors leur audience auprès des adolescents se verra restreinte.

Ne partager un contenu de ce type qu’une seule fois ne suffira pas à se voir coupé de l’audience adolescente, indique encore l’entreprise, sans donner plus de détails. Instagram bloquera par ailleurs la recherche d’une série de termes liés à des contenus pour adultes aux utilisateurs mineurs.
Pour ce faire, elle s’appuiera sur les données qu’elle a sur les comptes des internautes – depuis septembre 2024, les moins de 18 ans ont été basculés sur des comptes spécifiques, permettant à l’entreprise de mieux maîtriser sa diffusion de contenus.
Mais ce système a ses propres défauts, dans la mesure où les adolescents trichent régulièrement au moment de donner leur âge à l’entreprise. Au Royaume-Uni, un sondage de l’Ofcom montrait par exemple en 2024 que 22 % des jeunes de 17 ans avaient indiqué avoir 18 ans ou plus sur leurs plateformes sociales.
Auprès de NBC News, Meta indique avoir des dispositifs en place pour repérer les comptes d’adultes dont il est probable que les pratiques soient plutôt celles de mineurs, mais ne donne pas de détails précis.
L’annonce d’Instagram se fait dans un contexte de redoublement des critiques sur les risques auxquels les plus jeunes sont exposés en recourant aux plateformes de Meta, que ce soit dans ses outils de réalité virtuelle, dans leurs interactions avec les systèmes d’IA de l’entreprise, ou ailleurs.
Le 15 octobre à 10h16
Commentaires (7)
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Abonnez-vousLe 15/10/2025 à 10h49
Mais comme (très) souvent, les démarches volontaires ne sont jamais suffisamment performantes et servent juste comme prétexte pour éviter une régulation par la loi. Tout ça pour que dans 5 ans, une rétrospective de la mesure nous confirme qu'elle est insuffisante et qu'il est nécessaire de légiférer.
Le 15/10/2025 à 11h08
C'est terrible.
/s
Le 15/10/2025 à 11h27
Le 15/10/2025 à 12h10
Le 15/10/2025 à 13h32
Le 16/10/2025 à 10h25
Dans ce cas soit on fait sauter la loi, soit on l'applique
Mais l'appliquer à moitié ça n'a pas de sens
Après est-ce que la loi a du sens, c'est un autre débat
Le 15/10/2025 à 16h05
Exemple, le film 12 Years A Slave est classé NC-17 aux USA (équivalent à un -12 ou -16 en France) alors qu'en France, le film est classé tout public avec avertissement (donc -10).
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