Airbus, Leonardo et Thales s’unissent pour créer un géant européen des satellites
Le 24 octobre 2025 à 09h30
2 min
Économie
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Dans un communiqué publié ce jeudi 23 octobre, Airbus, Leonardo et Thales expliquent qu’elles vont regrouper « leurs activités de production de satellites et les services associés ». Pour l’instant sans appellation officielle, ce projet a pour nom de code « Bromo », explique Le Figaro.
Les trois entreprises annoncent que cette nouvelle entité « regroupera environ 25 000 personnes à travers l’Europe » et qu’elle concentrera des activités dont le chiffre d’affaires annuel a atteint 6,5 milliards d’euros en 2024.
Dans leur communiqué, les trois entreprises énoncent les activités qu’elles veulent, au terme de l’opération, rassembler :
- « Airbus apportera sa contribution à travers ses activités Space Systems and Space Digital, issues d’Airbus Defence and Space.
- Leonardo apportera sa Division Spatial, incluant ses participations dans Telespazio et Thales Alenia Space.
- Thales contribuera principalement en apportant ses participations dans Thales Alenia Space, Telespazio et Thales SESO ».
Les actions de la nouvelle entité devraient se répartir presque équitablement entre les trois acteurs : 35 % pour Airbus, 32,5 % pour Leonardo et 32,5 % pour Thales.
Rappelons qu’Airbus est aussi issu d’un rapprochement effectué en 2000 entre plusieurs entreprises européennes, nommée EADS à l’époque et rebaptisée en 2013.
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, salue une « excellente nouvelle » sur son compte Bluesky.
Les trois entreprises espèrent voir le projet se concrétiser en 2027, après avoir passé les autorisations réglementaires et avoir consulté leurs représentants du personnel, conformément aux législations en vigueur. Selon Le Monde, la nouvelle entreprise devrait avoir son siège à Toulouse.
Pour le syndicat FO-Métaux, « ce rapprochement entre Thales, Airbus et Leonardo ouvre la voie à un nouvel équilibre industriel, à condition qu’il reste guidé par deux impératifs : la souveraineté européenne et la préservation des savoir-faire français ». Mais la CGT Métallurgie affirme que « la vraie raison du projet Bromo est de créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences (CNES, ESA), d’augmenter les marges et les bénéfices pour les actionnaires, au détriment de l’intérêt des citoyens, de la gouvernance publique du secteur et de l’emploi » [PDF].
Le 24 octobre 2025 à 09h30
Commentaires (8)
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Abonnez-vousModifié le 24/10/2025 à 10h28
ça a commencé dés la création d'
EADSAirbus, non ?Le 24/10/2025 à 11h10
Le 24/10/2025 à 13h19
Le 24/10/2025 à 13h31
Modifié le 24/10/2025 à 13h37
Le 24/10/2025 à 17h34
Le 25/10/2025 à 12h18
Enfin... autre part que sous X...
Le 27/10/2025 à 10h43
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