Une exploitation agricole sur cinq victime d’une cyberattaque
© GEND/SIRPA /GND B. LAPOINTE
2 min
Économie
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« Une exploitation sur cinq a déjà été victime d’une cyberattaque, mais elles sont encore trop peu à avoir conscience du risque », rapporte Gendinfo, le site d’actualité de la gendarmerie nationale.
Cette estimation a été rendue publique à l’occasion d’une table ronde lors de la seconde édition des Assises de la réserve cyber à la direction générale de la gendarmerie nationale, à Issy-les-Moulineaux.
Intitulée « sécurité numérique et sécurité alimentaire : quelles cybermenaces pour le secteur agroalimentaire et les agriculteurs ? », elle portait notamment sur les « enjeux importants » que sont la souveraineté alimentaire et l’approvisionnement de populations « croissantes ».
Cette augmentation du nombre de cyberattaques serait en partie due à la numérisation des exploitations agricoles qui augmente avec l’agriculture dite de précision, l’automatisation de la production, les systèmes de gestion et les outils de traçabilité.
Gendinfo conclut que « si plus de la moitié des agriculteurs disent ne pas se sentir concernés, ils sont en réalité presque tous menacés, par des cybercriminels, des concurrents, des « hactivistes » (hackers activistes), voire même par des États ».
Ce pourquoi la gendarmerie a décidé de s’y intéresser : « notre rôle est d’acculturer cette population en menant des actions de sensibilisation sur le terrain, grâce à notre maillage territorial, auprès des agriculteurs mais aussi des écoles d’agriculture et des associations », explique l’adjudant Grégory, du département stratégie du ComCyberGend.
Commentaires (5)
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Abonnez-vousLe 07/12/2023 à 15h05
Aussi, vu que ce sont majoritairement de petite société, n'ayant une connaissance limité à ce sujet, ils vont souvent sur des systèmes totalement fermé, sas interopérabilité entre eux...
Le 07/12/2023 à 16h47
Alors oui, on voit passer des campagnes d'attaques sur de l'agriculture de précision pour saturer en pesticides/traitements les plants, c'est très moderne et sexy, mais pendant ce temps-là, l'usine de traitement du lait du coin est pilotée par un NT4 branché au cul d'une box grand public, et les gars font la tournée des Emmaüs du coin pour trouver les bonnes pièces détachées pour continuer à faire tourner ces antiquités
Le 10/12/2023 à 13h43
A partir de là, je peux comprendre qu'un sou et un sou. Ils essaient autant que possible d'optimiser leurs rendements pour avoir quelques choses à la fin du mois.
Et du coup en recituant ce contexte qui nous est pas familier,cela peut se comprendre que la partie IT est loin d'être leurs priorités.
Le 07/12/2023 à 16h16
Le 08/12/2023 à 04h56
Mais que les machines, devenues en plus en plus "awares", biberonnées à l'IA, notamment les trayeuses automatiques pour le lait des vaches allaient pouvoir se self-défendre contre les menaces venant d'un réseau informatique mondial, réseau connectant des dizaines de milliards d'autres machines... réseau appelé...L'Internet...
ben le pauvre aurait sûrement été pris très très au sérieux.
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