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Ubisoft cible 200 départs volontaires parmi les 1 100 salariés de son siège social

Cinq jours après la présentation d’une grande réorganisation stratégique censée lui permettre de retrouver la voie de la rentabilité, Ubisoft a signalé lundi son intention d’engager un plan de départs volontaires, sous forme de rupture conventionnelle collective, au sein des équipes de la direction du groupe. Le plan pourrait concerner « jusqu’à 200 postes », sur les 1 100 personnes actuellement employées au siège d’Ubisoft à Saint-Mandé, aux portes de Paris, d’après une déclaration transmise à l’AFP.

À ce stade, le plan ne concerne que les salariés de l’entité « Ubisoft International » sous contrat français précise encore le groupe, qui compte environ 4 000 salariés en France. Les salariés des différents studios français de l’éditeur sont donc pour l’instant épargnés par cette première vague de restructuration. Ubisoft assure par ailleurs qu’aucune décision « ne sera définitive tant qu’un accord collectif n’aura pas été conclu avec les représentants du personnel et validé par les autorités françaises ».

Des précautions qui s’imposent, dans la mesure où ce plan de départ volontaire ne constitue probablement que le prélude à de plus grandes manœuvres de restructuration. Dans le cadre de sa restructuration autour de cinq « maisons de création » autonomes, Ubisoft a en effet déclaré vouloir réaliser 200 millions d’euros d’économies supplémentaires sur les deux ans à venir.

Cette nouvelle cure d’austérité, à laquelle s’ajoute un durcissement programmé des accords sur le télétravail, a toutes les chances de déclencher une fronde sociale chez l’éditeur. D’après les Échos, les principaux syndicats français d’Ubisoft convergent vers l’idée d’un mouvement de grève du 10 au 12 février prochain.

Le cours d’Ubisoft a perdu près de 40 % jeudi 22 janvier suite à l’annonce de ce grand plan de réorganisation, ce qui a ramené le titre à sa valorisation de 2012. L’action s’est depuis légèrement ressaisie : mardi matin, le titre UBI s’échange aux alentours de 4,60 euros, ce qui valorise l’entreprise aux alentours de 660 millions d’euros, soit un tiers environ de son chiffre d’affaires annuel (1,846 milliard d’euros annoncés sur l’exercice 24 - 25 avant retraitement).

En mai dernier et sur les douze mois de son exercice 24 - 25, Ubisoft revendiquait 1,846 milliard d’euros de réservations nettes, l’indicateur qui fait office de chiffre d’affaires pour les éditeurs de jeux vidéo – capture d’écran Next

Commentaires (6)

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Quel gâchis vraiment, a vouloir faire comme bobby kotick ils ont transformé l'or en plomb...
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"Rupture conventionnelle" : La nouvelle forme de licenciement.
Vaste foutage de gueule.
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Les droits sont plus avantageux avec une rupture conventionnelle qu'avec un licenciement, ce qui amène souvent les salariés à la réclamer à se la voir refuser.
Qu'ici ce soit l'employeur qui la propose est donc plutôt sain.

Maintenant, c'est bien le contenu qui compter, car en fonctionnement au minimum, on se retrouve au niveaux des indemnités légales, qui elles, ont été plafonnées par un certain Emmanuel Macron, alors Ministre de l'Économie via la loi dite "Travail".
Pas difficile, dans ces conditions d'être "avantageux" par rapport à une réglementation qui s'est affaiblie.

Encore un rappel que laisser passer des lois sapant la protection sociale sans se mobiliser coûte cher à la population à long terme.
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La rupture conventionnelle n'est pas forcément plus avantageuse, ça dépend des conditions négociées. Niveau indemnités légales en effet ça ne peut pas être inférieur à un licenciement, mais ça ne veut pas dire que ce soit forcément supérieur. Évidemment si c'est l'employeur qui la propose il vaut mieux que ce soit à de meilleures conditions qu'un licenciement, sinon personne n'en voudra.

Par contre elle est plus avantageuse pour le salarié qu'une démission de sa part, c'est à mon avis plutôt dans ce cas qu'un salarié la demande et se la voit refusée. Mais entre rupture et licenciement, je pense que l'entreprise préfèrera la rupture, ne serait-ce que pour la meilleure simplicité administrative et la diminution des risques de finir au tribunal, sauf peut-être s'il s'agit de licenciement de masse pour raisons économiques où les conditions peuvent être meilleures pour elle.

Ce ne sont pas les indemnités légales qui sont plafonnées, celles-ci sont fixes et immédiatement dues en fonction de l'ancienneté et de la convention collective applicable (~ 1/4 à 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté). Ce qui est plafonné, ou plutôt fourchetté car il y a aussi un minimum, ce sont les indemnités versées si le salarié conteste le licenciement au tribunal et gagne. A noter qu'une certaine part des ruptures conventionnelles s'accompagnent d'un accord transactionnel séparé qui interdit au salarié le recours au tribunal, et c'est très certainement le cas ici.
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"Départ volontaire" chez Ubisoft
=> Ils les poussent vers la sortie avec une main au cul ?!
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... Avec le doigt... avec le doigt.
(n'oublions pas les choses importantes)