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Raspberry Pi OS 6.2 réintègre un mot de passe par défaut pour les commandes sudo

La fondation Raspberry Pi introduit avec la dernière mise à jour de son environnement logiciel une petite nouveauté qui risque de surprendre les utilisateurs : par défaut, Raspberry Pi OS 6.2 réintègre la nécessité d’entrer manuellement le mot de passe d’un compte administrateur lors de l’appel de la commande sudo.

Jusqu’ici, Raspberry OS, désormais basé sur Debian 13 Trixie, laissait l’utilisateur accéder librement à sudo, pour simplifier la gestion et limiter les frictions. Le fait d’adopter ce comportement par défaut soulève cependant un risque de sécurité, puisque tout utilisateur qui arriverait à se connecter à la machine hôte dispose de fait de droits administrateurs.

D’où cette modification, annoncée mardi 14 avril :

« À partir de cette version, si vous utilisez sudo pour accéder aux privilèges d’administrateur, vous devrez saisir votre mot de passe. Dans le terminal, l’invite de mot de passe s’affichera directement, tandis que sur le bureau, une fenêtre de demande de mot de passe apparaîtra. Après avoir saisi votre mot de passe, vous n’aurez plus besoin de le saisir pendant cinq minutes, même si vous effectuez d’autres actions sudo durant ce laps de temps. »

Rapsberry Pi OS modifie le comportement par défaut, mais ceux qui souhaitent continuer à laisser leurs utilisateurs accéder à sudo sans mot de passe peuvent (heureusement) rétablir cette option, soit au moyen du centre de contrôle pour les systèmes dotés d’une interface graphique, soit au travers du fichier raspi-config.

Le centre de contrôle permet de désactiver le mot de passe administrateur

Publiée le 13 avril, la version 6.2 de Raspberry OS introduit également d’autres petites nouveautés. Dans le lot, on peut notamment citer de nouvelles options au sein du centre de contrôle, l’intégration par défaut des plugins uBlock Origin Lite et h264ify dans Chromium, la prise en charge du glisser déposer au niveau du lanceur et l’intégration des mots de passe Chromium au gestionnaire du système. L’OS, qui reste sur le noyau Linux 6.12.75, profite également de quelques corrections de bugs.

Commentaires (8)

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Dommage, mon Raspberry Pi 2b n'est plus prit en charge (32 bits only...)
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Mon Raspberry Pi 1B non plus du coup, alors que j'avais ça pour un p'tit dokuwiki...
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C'est bizarre, car RaspberryPi Imager propose de créer des images pour les Pis 32 bits avec la dernière version de RaspberryPi OS !!!
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En creusant un peu, il se trouve qu'il existe une version ARMHF qui gère les Raspberry 32bits, et qui est à jour!

Edit : Il est vrai que cela fait bien longtemps que mon Raspberry Pi 2b est configuré, et je n'arrivais plus à le mettre à jour en ligne de commande!
Mais je viens de tester la préparation d'une autre carte sd avec Raspberry Pi Imager, il me propose effectivement une version Legacy à jour pour lui!
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Je n'ai jamais très bien compris le threat model qui sous tend le design de sudo, en fait...

Si c'est pour éviter les erreurs, c'est raté puisque le réflexe est de mettre sudo devant toutes les commandes un peu pointues.

Si c'est pour éviter qu'un attaquant exploite ma session pour compromettre ma machine, il suffit à cet attaquant de me convaincre de faire sudo moi-même, puis il a les coudées franches pendant 5 minutes. Par exemple, il pourrait me proposer ceci :


  1. Changez les options du script pour le rendre exécutable : sudo chmod +x script.sh

  2. Exécutez le script : . script.sh



Si je fais pas gaffe (pas besoin de sudo pour le chmod, . script au lieu de ./script) il fait ce qu'il veut.

Edit: ai clarifié mon propos
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Bah l'intérêt du truc, c'est que l'utilisateur est censé se poser quelques questions avant d'utiliser sudo. Ou au pire, quand le système lui demande soudainement son mot de passe.
Après, si l'utilisateur fait vraiment n'imp, c'est pas le sudo qui va le sauver en effet :D
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Après, si l'utilisateur fait vraiment n'imp, c'est pas le sudo qui va le sauver en effet :D
Comme le disait le dicton : l'erreur est humaine, la vraie catastrophe nécessite le mot de passe root.
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Je vois deux intérêts principaux à l’utilisation de sudo :

  • l’imputabilité (lancement des commandes depuis un compte nominatif) ;

  • permettre de donner accès à certaines commandes nécessitant des privilèges élevés à des utilisateurs/groupes particuliers le tout configuré dans un endroit bien défini (/etc/sudoers.d/).