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Orange veut décupler la puissance de ses datacenters, avec Morrison

Orange veut partager le fardeau de ses datacenters. L’opérateur historique a ainsi annoncé la création d’une coentreprise avec Morrison, une société néo-zélandaise spécialisée dans les infrastructures, qui aura pour mission de décupler la capacité totale des datacenters Orange – soit un total de 400 MW.

Une progression impressionnante qui nécessite la construction de nouveaux bâtiments. Morrison est précisément là pour ses capitaux et sa capacité à lever de la dette. Orange, de son côté, apporte cinq de ses principaux centres de données répartis sur quatre campus en France (Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres et Val-de-Reuil), ainsi que son expertise opérationnelle, les terrains, les bâtiments, et les clients. Orange Business dispose pour rappel d’une qualification SecNumCloud de l’ANSSI dans son datacenter de Grenoble, qui n’est pas dans cette liste.

Image : Morrison

Orange Business sera le partenaire exclusif pour la commercialisation des offres de colocation et d’hébergement auprès des grandes entreprises, des PME et des acteurs du secteur public. Ces infrastructures serviront également aux solutions infonuagiques et IA de la filière pro d’Orange. L’opérateur conserve par ailleurs le contrôle opérationnel des espaces dédiés à ses propres activités, qui resteront hébergés dans ses datacenters. L’entreprise peut ainsi affirmer :

« Cela garantirait aux clients d’Orange et d’Orange Business un niveau de sécurité et de disponibilité des systèmes hébergés et des données associées conforme aux standards nationaux et européens les plus exigeants. »

« Ce projet de coentreprise avec Morrison nous permettrait de révéler la valeur de nos actifs existants et de renforcer notre position dans les data centers », explique Christel Heydemann, directrice générale du groupe Orange. C’est aussi un moyen de créer les « infrastructures numériques souveraines et de confiance » dont la France a besoin, selon elle.

« Avec Orange, nous envisageons la création d’une plateforme associant des actifs d’infrastructure stratégiques, une expertise opérationnelle et des capitaux de long terme pour répondre à cet enjeu », rebondit William Smales, directeur des investissements de Morrison. Un investissement de 3 milliards d’euros est sur la table, financé par les deux partenaires. La création de la coentreprise, détenue à 50/50, est attendue pour le premier semestre de l’année prochaine.

Orange s’interrogeait depuis un moment pour valoriser ses datacenters, des actifs qui jusqu’à présent étaient noyés dans les comptes du groupe. Une coentreprise a cet avantage de pouvoir accueillir de nouveaux capitaux et de pouvoir s’endetter sans que l’opérateur n’ait tout à financer.

La rumeur courait depuis quelques semaines que Morrison était en tête de liste des partenaires possibles, avec Vauban Infrastructure Partners et Macquarie, comme le relevait récemment DCmag. La prise de participation de la société permettrait à Orange d’encaisser de 400 à 500 millions d’euros. Pour l’opérateur, ce serait de l’argent qui servirait au financement d’autres investissements dans l’IA et le numérique.

Commentaires (9)

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"[...]La rumeur courait depuis quelques semaines que Morrison[...] je suis toujours étonné avec ce genre de phrase car pour moi ça veut dire que qqun n'a pas respecté la confidentialité qui s'impose sur ce type de sujet et donc possible délit d'inité dans la foulé...
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La clause de confidentialité s'applique aux employés d'orange et aux employés des conseils/banque d'affaires mais elle ne s'applique pas aux prospects qui sont forcément approchés pour réaliser cette opération.
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Le rapport avec la confidentialité ?
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My bad,
Je me suis planté de commentaire. 😇
Je pensais répondre à fred2vienne
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Oui, c'est ça. Ça me fume 😅
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La situation climatique actuelle (canicule sur canicule, forets en feu) m'a complètement anesthésié sur ces aspects.

Comment peut-on vouloir encore construire des infra qui accélèrent ces catastrophes dans ce monde qui brûle?

Désolé, je suis dépité.
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C'est la logique capitalisre : il faut croitre plus vite que les autres sinon on est largué et en faillite.
Il paraît que c'est super pour innover et d'une certaine manière je suis d'accord que des formes de concurrence peuvent être bénéfique, mais en ce moment ça ressemble surtout à un speedrun planète invivable.

Ça devrait être régulé par la démocratie et les instances internationales mais elles sont un peu à la ramasse.
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J’ai cherché Morrison Global sur Wikipédia. Stupeur, ce n’est pas présenté comme une société d’infrastructures mais une association de sociétés de comptabilité/audit/… 🤔.
Bon en fait ceux de Wikipédia c’est « Morison Global » avec un "r", et pas « Morrison Global » avec 2 « r ».