Operation Bluebird : la start-up qui voulait relancer Twitter (.now)
3 min
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La première alerte date de la fin 2025. En décembre, une start-up de l’État de Virginie, aux États-Unis, avait alors déposé un dossier devant le bureau fédéral des brevets et des marques, dans lequel elle affirmait que X avait abandonné les noms Twitter et Tweet et les marques affiliées. À ce titre, l’entité nommée Operation Bluebird (opération Oiseau bleu) en réclamait l’usage.
S’ils en obtenaient le droit, ses deux cofondateurs, Michael Peroff et Stephen Coates, prévoyaient de lancer un nouveau réseau social à l’adresse twitter.new, expliquaient-ils à Ars Technica.
Avant le rachat du réseau initial par Elon Musk, Stephen Coates a travaillé comme juriste chez Twitter.
La deuxième alerte date de cette semaine : peut-être que Twitter va redevenir un mot courant. Après quelques échanges avec le juge, les équipes d’Operation Bluebird ont en tout cas décidé de lancer leur projet, finalement à l’adresse twitter.now.

En avril 2026, au tribunal, le juge Colm Connolly avait déclaré que X semblait bien avoir abandonné le mot tweet et le logo à l’oiseau bleu, rapporte Ars Technica. L’entreprise aurait peut-être même abandonné le nom Twitter, avançait-il alors. Si cette décision doit encore être confirmée à l’écrit, les dirigeants d’Operation Bluebird ont décidé qu’elle était suffisante.
Leur site, désormais en ligne, propose un réseau social dont la couleur dominante reste le bleu, et l’oiseau du logo ressemble à un phénix. Pour le moment, il n’a que quelques centaines d’utilisateurs. Une fois connecté, la plateforme ressemble à son ancêtre, à quelques fonctionnalités près. Twitter.now embarque notamment un système de vérification des faits adossé à Gemini, l’IA générative de Google, et nommé Vera (rien à voir avec le projet associatif français). Pour limiter l’accès – et pour collecter des fonds et impliquer les premiers utilisateurs –, le réseau n’est pour le moment accessible que contre 20 à 40 dollars ou plus, selon l’abonnement choisi.
Le but : recréer un espace de conversation large, sans la diffusion de désinformation et de violence. Promouvoir la « liberté d’expression » et pas la « liberté de reach » qui tend à promouvoir, sur beaucoup de plateformes, les discours les plus clivants.
Si twitter.now a décidé de faire ses premiers pas en ligne, cela dit, des juristes spécialistes du droit des marques estiment probable que cela suscite une opposition plus tranchée de X.
Affaire à suivre, donc.
Commentaires (7)
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Abonnez-vousLe 27 août à 18h51
Le 27 août à 20h25
Le 27 août à 21h01
Par ailleurs, une plateforme privée, pouvant à loisir d'affranchir des règles publiques (modération arbitraire, aucun recours, aucune garantie des droits de l'agora publique), dans un contexte d'absence de régulation… non : une plateforme privée n'est pas le meilleur endroit pour s'exprimer.
Pas compris la vacuité de la "liberté de reach" qui ressemble à du verbiage trouvable dans un slogan publicitaire : un algorithme de plateforme n'a rien à voir avec l'expression des utilisateurs…
Les problèmes des réseaux sociaux viennent surtout de l'effet de bulle (être surexposé, voire exposé exclusivement, à des intérêts/propos proches de ceux déjà établis à notre sujet par la plateforme), de la chambre d'écho (renforcement des postulats pré-établis, en lien avec l'effet de bulle), de la création puis du renforcement de l'ultracrépidarianisme, et du renforcement de l'intolérance aux opinions divergentes (en lien avec la chambre d'écho).
Un réseau social supplémentaire ne pourra participer à la solution.
Une promesse à base de verbiage commercial, souhaitant récupérer & s'adosser à une marque connue & établie, surfant sur les espoirs déchus, et souhaitant fournir une solution à un problème qui n'existe pas ?
Coup de communication ou coup marketing : cela dépendra de l'issue du projet.
En tous cas, cela sent fort la pompe à pognon (et les abonnements positionnés chèrement tendent à l'indiquer).
Le 28 août à 11h07
Le 27 août à 22h49
Comme ça, on passerait un peu partout dans les articles de presse de "blablabla sur X (ex-Twitter)" à "blablabla sur X (ex-Twitter mais attention pas le nouveau fait par des anciens de Twitter devenu X)".
J'ai hâte!
Modifié le 28 août à 08h44
Marrant, ça me rappelle un autre club privé où y'a un bruyant milliardaire qui s'y exprime en assénant des supposées vérités. Même qu'il veut faire payer l'accès à ses vérités pour en avoir la primeur.
Le 28 août à 18h06
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