Numérique soutenable : l’Arcep veut connaitre la consommation et le détail des LLM
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IA et algorithmes
IA
Le 24 juillet, l’Arcep a annoncé l’ouverture d’une consultation publique pour élargir sa collecte de données environnementales, en perspective de l’édition 2028 de son enquête annuelle « Pour un numérique soutenable », à la suite d’une campagne de collecte qui aurait donc lieu en 2027.
Rappelons que depuis 2020, l’Arcep collecte des indicateurs environnementaux auprès des acteurs du numérique, mission formalisée par le gouvernement l’année suivante et consolidée juridiquement par la loi REEN de décembre 2021. L’autorité dispose ainsi d’un pouvoir de collecte auprès des opérateurs télécoms, fournisseurs de services de communication en ligne, opérateurs de centres de données, fabricants de terminaux, équipementiers réseaux et fournisseurs de systèmes d’exploitation.
Les données recueillies sont présentées depuis, chaque année, dans ses rapports sur le numérique soutenable. En mars 2024 par exemple, le rapport incluait pour la première fois des informations sur la consommation des box, décodeurs et répéteurs.

Dès l’automne dernier, l’autorité avait cependant annoncé sa volonté de capter de nouvelles informations pour mesurer l’impact environnemental de l’IA. C’est l’objet de la nouvelle consultation publique, avec deux extensions principales au recueil de données.
Chez les fournisseurs d’IA générative d’abord, l’Arcep propose de collecter des indicateurs permettant d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre associées, de documenter les caractéristiques des modèles sous-jacents aux services les plus utilisés en France, et de mesurer les ressources mobilisées en entraînement et en inférence : volume de calcul, temps cumulé d’usage des processeurs et consommation énergétique.
Chez les opérateurs de centres de données et fournisseurs de services cloud, les nouveaux indicateurs serviraient à vérifier comment la chaleur est valorisée, à évaluer l’influence des systèmes de refroidissement sur l’empreinte environnementale des centres de données et à couvrir les obligations du règlement délégué (UE) 2024/1364, en application de la directive européenne sur l’efficacité énergétique (directive UE 2023/1791, dite EED), qui pose l’obligation de reporting pour les centres de données.
La consultation publique est ouverte à toutes les parties prenantes jusqu’au 30 septembre. La décision finale de collecte est attendue d’ici fin 2026, sous réserve d’homologation par la ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique.
Commentaires (7)
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Abonnez-vousLe 27 juillet à 16h35
J'ai du mal à voir en quoi cela regarde l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
Nombre d'antennes, puissances émises etc. je vois mais la conso des IA ... j'ai plus de mal.
Dans le sens une fois que l'info est su, il se passe quoi ?
Modifié le 27 juillet à 20h15
Visiblement c'est l'État qui leur a confié cette mission. Et c'est pas si absurde : quitte à faire l'étude d'impact pour l'infea du réseau autant le faire pour tout le numérique, c'est assez lié.
Il y aurait qui d'autre pour faire cette étude ? L'ADEME travaille sans doute déjà avec eux vu que je vois l'ARCEP citée comme partenaire sur une etude de l'impact du numérique.
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Et une fois qu’ils ont l’info et fait le rapport, ils l’envoient au gouvernement va prendre des mesures pour que le numérique ne participe pas à l’explosion des limites planétaires. Ils vont faire des arbitrages, des consultations citoyennes, planifier les transitions écologique, agricoles et énergétique, agir pour la coopération internationale, pour garder une planète habitable et réduire les inégalités, qui sont amplifiées les crises écologiques et des ressources planétaires.
Bref, gouverner.
Ou alors ça fera une liasse de papier de plus sur la pile « catastrophe à venir mais on croit dans la technologie et le marché »
Le 28 juillet à 13h09
je profite de cet article pour poser une petite question sur le sujet de la consommation de ressources.
Il y a peu, je croyais que le moindre prompt sur chatGPT ou autre entraînait des consommations extravagantes de ressources.
Puis, récemment, j'ai installé LM Studio sur mon PC avec Gemma 4 (6 Go) qui tourne en local.
Je trouve cela plutôt convainquant, ça tourne assez rapidement sur une configuration modeste et je n'ai pas du tout l'impression que mon PC consomme à outrance, beaucoup moins que pendant un jeu par exemple.
Alors, qu'en est-il réellement ?
Question subsidiaire : le modèle que j'utilise pèse 6 Go seulement ! Comment est-ce possible de stocker une quantité aussi phénoménale d'informations dans un fichier aussi petit ?
Chère communauté, merci d'avance d'éclairer ma lanterne :)
Modifié le 28 juillet à 17h18
Pour certains sites, désormais l'essentiel du trafic est du scrapping et cela fait tomber beaucoup de sites de petites structures / projets opensource qui n'ont pas les moyens de gérer ça.
Pour les modèles plus gros, ça consomme beaucoup plus en fonctionnement, exemple du T@LC de Next :
Modifié le 29 juillet à 18h27
Faire tourner du LLM en local, c'est comme une caisse électrique : le plus gros de la pollution a lieu lors de la fabrication, pas à l'usage.
Fin d'alerte comparaison bagnolistique foireuse, vous pouvez reprendre une activité normale.
Les LLM à taille réduite sont une stratégie pertinente à mes yeux pour maximiser l'usage local et recourir à des plus gros en ligne lorsqu'ils ne suffisent plus.
En ce qui concerna la question sur les infos : un LLM ne stocke pas d'information à proprement parler. Le fichier binaire est une masse de poids statistiques qui servent à exécuter les calculs d'inférence, pour violemment vulgariser. Résultat, si tu lui demandes d'expliquer la fission nucléaire en des termes simples, il n'a pas de "fiche Wikipedia" sur celle-ci, mais des paramètres pour générer une série de mots formant la réponse attendue.
Le 30 juillet à 07h58
Le 29 juillet à 11h31
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