L’OMS reconnaît officiellement les troubles du jeu vidéo
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L’Organisation mondiale de la santé classe ce trouble dans les addictions. Selon elle, il se caractérise par une altération du contrôle du jeu, l’augmentation de la priorité qui lui est accordée et l’absence de réaction face aux conséquences négatives, que ce soit dans la vie sociale, familiale ou éducative. Un diagnostic peut être posé en 12 mois.
Selon le psychologue Yann Leroux, cette définition pose problème. Elle serait trop vague pour un diagnostic fiable et encouragerait le biais de confirmation chez les praticiens, en détournant les patients de ressources adaptées à des troubles mentaux graves.
Les recherches en biologie n’apporteraient pas la preuve d’une addiction aux jeux vidéo, selon lui. « Au final, il n’y a pas plus d’addiction dans le jeu vidéo que de monstre dans le Loch Ness » assène-t-il.
Commentaires (18)
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Abonnez-vousLe 19/06/2018 à 09h31
« Au final, il n’y a pas plus d’addiction dans le jeu vidéo que de monstre dans le Loch Ness » assène-t-il : la preuve avec la Chine, où plusieurs sont morts car restés devant leur écran sans en bouger…
Le 19/06/2018 à 10h44
Et là on va découvrir que le monstre du Loch Ness existe vraiment
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Le 19/06/2018 à 11h47
Un clavier avec un port RJ45?
Le 19/06/2018 à 11h48
Peut-être
Le 19/06/2018 à 12h10
Je part d’une définition de l’addiction qui considère une pratique d’un comportement répété dans la durée qui tend à être destructrice (plutôt physiquement que psychologiquement ou socialement) et avec un aspect de perte de maîtrise sur ce comportement.
Ce n’est pas parce que tu as une fois passé enfermé chez toi tout ton week-end à moucher Zelda BotW avec seulement 6h de sommeil en tout et pour tout que tu es addict. Si c’est occasionnel, ce n’est pas de l’addiction.
Personnellement, je considère que l’addiction au jeu vidéo comme un cas particulier d’une forme d’addiction plus générale. On peut par exemple le rapprocher à l’addiction à un sport par exemple (oui ça existe).
Ce n’est tout d’abord pas une addiction chimique. La force qui retient le joueur de jeu vidéo est d’un plan psychologique.
Le jeu vidéo offre 2 choses : une capacité à fuir le monde réel et une activation du Système de récompense.
La capacité à fuir la réalité peut être retrouver dans de nombreuse forme d’art, dans la contemplation d’un tableau ou dans un bouquin on peut trouver refuge dans un monde imaginaire, le jeu vidéo la forme d’art la plus populaire, étant aussi acteur de ce monde, l’immersion dans un monde imaginaire avec le jeu vidéo nécessite peu d’effort (on entre très facilement dedans), est très rapide et est très puissante.
De même, le système de récompense permet de facilement trouver un bien être là où on a du mal à en trouver dans la réalité.
Mais ce n’est pas pour autant que ça veut dire que l’on vit dans un monde de plus en plus merdique, ça peut aussi dire que l’on a aussi plus facilement accès à des moyen de fuir notre réalité.
Le 19/06/2018 à 12h25
Il n’y aurait pas non plus d’addiction physiologique au cannabis, mais certains fumeurs de cannabis que j’ai connus parlaient d’une addiction psychique. Pareil pour les jeux vidéos.
Quelle compétence a un psychanalyste pour parler de ça au fait ? La psychanalyse n’est pas une science et n’a jamais fait la preuve de son efficacité. En revanche, elle peut entraîner des états de dépendance entre le psychanalyste et le psychanalysé.
Le 19/06/2018 à 12h28
Je peux rester devant un bouquin tard le soir en empiétant sur mon sommeil, y consacrer plus d’heures que nécessaire : serais-je addict à la lecture?
J’ai l’impression que selon les termes utilisés, toute passion devient un “trouble addictif”, ce qui n’aide en effet pas vraiment si ce n’est pour créer une gigantesque catégorie de gens malades sans le savoir (toute personne vraiment passionnée par un hobby quelconque).
Modifié le 09/12/2024 à 21h34
Le 19/06/2018 à 13h11
Le 19/06/2018 à 13h22
Le 19/06/2018 à 13h29
Modifié le 09/12/2024 à 21h37
Le 19/06/2018 à 14h32
Même s’il y a des psychanalystes qui ne font que de la psychanalyse dans leur activité professionnelle, il n’en reste pas moins que la psychanalyse est enseignée dans les formations de psychologie ou de psychiatrie (médecine). La psychanalyse est à la psychologie, ce que la chimie est aux sciences physiques… ce que la théorie marxiste est à la science économique…
Le 19/06/2018 à 14h34
La chimie est une science, pas la psychanalyse, c’est bien le problème. Et l’économie n’est pas vraiment une science. Ces derniers temps c’est plutôt une religion.
Le 19/06/2018 à 14h46
Le 19/06/2018 à 17h16
Avec une définition aussi large, on peut remplacer le “jeux-vidéo” par le “travail” et ça marche aussi
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Le 20/06/2018 à 05h35
Le 20/06/2018 à 07h02
C’est stupide ce genre de catégorisations. Une addiction quelle qu’elle soit est un trouble mental. Pas besoin de faire rentrer dans le classeme t tous les objets des addictions. Il suffit de classer l’addiction elle-même comme un problème et basta. Toute cette polémique autour de rien…
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