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Le nouveau Conseil national de l’intelligence artificielle et du numérique est installé

Au numérique s’ajoute désormais officiellement l’intelligence artificielle : Clara Chappaz a procédé mercredi soir à l’installation officielle du « Conseil national de l’intelligence artificielle et du numérique », l’instance indépendante qui a vocation à éclairer les décisions du gouvernement sur ses domaines de prédilection.

Ce nouveau Conseil, dit CIAN, annoncé en juin dernier (PDF), prend la place du Conseil national du numérique (souvent abrégé en CNNum), créé au printemps 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Dans sa nouvelle configuration, le CIAN, composé de quinze membres et de deux co-présidents, reprend les missions de principe de son prédécesseur avec un périmètre étendu à l’IA, à savoir informer et conseiller le Gouvernement, éclairer le débat public, contribuer à l’élaboration des positions de la France sur ces sujets et formuler « en toute indépendance » des avis et recommandations.

« Que des numéros 10 », s’est réjouie jeudi matin la ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique. « Plusieurs enjeux de société au cœur de l’action de mon Ministère pourront nourrir les réflexions et ses travaux dans les mois à venir : usages de l’IA, soutenabilité numérique, souveraineté technologique, protection des enfants en ligne », esquisse-t-elle dans un dossier de présentation (PDF).

La coprésidence du CIAN sera assurée par Anne Bouverot, présidente du conseil d’administration de l’ENS, et Guillaume Poupard, ex patron de l’ANSSI aujourd’hui directeur général adjoint de Docaposte, tous deux nommés par Bercy.

Ils sont entourés de quinze membres, dont trois personnalités issues d’autres instances, huit profils « qualifiés » issus de la société civile, et quatre élus respectivement désignés par la présidence de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Parmi les personnalités qualifiées figurent notamment Antonin Bergeaud, professeur d’économie à HEC Paris, Marie Cohen-Skalli, codirectrice d’Emmaüs Connect, Etienne Grass, responsable de l’IA chez Capgemini Invent, Guillemette Picard, senior vice-présidente chez Ubisoft, Sébastien Soriano, directeur général de l’IGN (ex-Arcep), ou Serena Villata, directrice de recherche au CNRS.

Deux co-présidents et quinze membres composent le nouveau CIAN

Commentaires (7)

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En fait c'est un entonnoir pour récupérer les doléances de tous les milieux auxquels ont appartenu ou appartiennent encore les nominés.

Donc : Top départ sur le chrono de la première grosse bêtise que l'on pourra citer à foison.
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Avec une telle équipe, la France ne peut que devenir rapidement leader en IA... Que des numéros 10 en plus !
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Pou l'instant, j'ai comme l'impression que la France est leader en nombre de Hauts Conseils en ceci ou cela...
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Oui, ils discuteront normes, régulations, risques et biais. Le projet Stargate n'a aucune chance face à ça.
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Guillemette Picard, senior vice-présidente chez Ubisoft

:singe: j'en connais une qui prépare son changement de poste ^^
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Encore un "Machin" ?
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Le bon côté est que ce machin en remplace un autre dont l'utilité aurais pu commencer à être discuté. En ajoutant IA, c'est bien plus pérenne.