Connexion Premium

L’administration Trump approuve la banque de Peter Thiel et Palmer Luckey

Erebor, le projet de banque fondé par plusieurs acteurs de l’industrie technologique américaine et nommé d’après l’œuvre de J.R.R. Tolkien, a reçu une première approbation de l’administration Trump.

Porté par Palmer Luckey, cofondateur de la société de technologies militaires Anduril, et le Founders Fund de Peter Thiel, le projet vient de recevoir une autorisation conditionnelle pour obtenir le statut de banque nationale.

Cette approbation dépend de l’obtention, par la banque, d’actions dans une banque de la Réserve fédérale et d’une assurance-dépôts auprès de la Federal Deposit Insurance Corporation.

En pratique, Erebor pourrait avoir pour mission de combler le vide laissé par le dépôt de bilan de la Silicon Valley Bank (SVB) en 2023, et de financer des projets risqués, de start-ups voire de l’écosystème des cryptoactifs.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren sonne d’ailleurs l’alarme sur le projet, s’inquiétant de le voir servir les intérêts de la famille Trump dans les crypto-actifs.

Dans un communiqué, elle critique le fait que les « régulateurs financiers de Trump viennent d’accélérer l’approbation de cette entreprise risquée qui pourrait entraîner un nouveau plan de sauvetage financé par les contribuables américains et déstabiliser notre système bancaire », rapporte MSNBC.

Commentaires (12)

votre avatar
Je pense que ça ferait très plaisir à Tolkien qu'ils arrêtent d'utiliser son oeuvre comme générateur de noms... 😡
votre avatar
ça, nous ne le Sauron jamais.
votre avatar
Surtout pour un auteur aussi explicitement anti-industriel. Il aurait absolument détesté ce projet.
votre avatar
Dans le même genre, il y a Iliad et Atos qui s'inspirent d'œuvres littéraires. Erebor, ça fait plus référence à un lieu séculaire, un patrimoine qu'à un personnage vaillant ou une épopée.
votre avatar
Une belle brochette d'alt-right pour un projet bien fumeux.

Etant assez ignard en finances, est-ce que l'hypothèse suivante est farfelue :

  • Les géants techs/IA/bullshiteurs (rayez la mention inutile) pompent un max de prêts actifs garantis par cette banque (en gros la banque devient le prêteur ou en tout cas apporte les garanties au nom des prêteurs)

  • La bulle explose

  • Les géants mettent tout leurs actifs pourris dans cette structure qui déclare une belle faillite

  • Le contribuable est amené à rembourser ce "too big to fail" au nom de la "sûreté nationale" ou autre concept fumeux.

votre avatar
Une banque a deux bilans (vulgarisation, pas taper) : celui avec avec du vrai argent, et l'autre avec de la monnaie de la banque centrale. Théoriquement, les taux "directeurs" vont dicter les taux des prêts (dont l'argent est créé pour rappel) réalisés en vrai argent.

Ici, cette banque va pouvoir injecter des masses d'argent, avec sans doute moins de contrôles que les faibles règles prudentielles des vraies banques. Le but est effectivement de nourrir la bulle, pour repousser plus loin son éclatement. De toute façon, c'est permis par le fait que le dollar est encore une monnaie internationale.

Par contre, le contre-coup sera en 2 temps : encore plus d'inflation aux USA, et pour le reste de monde par conséquent (masse monétaire en augmentation, pas de croissance des services et produits qui suit). Et enfin le crash, et la FED qui devra gérer les conséquences systémiques car les vraies banques et investisseurs vont se refiler les titres, tant les rendements promis seront mirifiques => rebelote comme les subprimes !
votre avatar
Surtout que l'on a un secrétaire au Trésor Scott Bessent (maga), Dan Katz (son petit protégé) au FMI et la Fed qui va bientôt perdre Powell surement remplacé par un proche de Trump.
votre avatar
Les USA sont dopés au crédit jusqu'au plus profond de leurs habitudes d'achat quotidien. Le crédit, c'est de la création monétaire. La monnaie, c'est la confiance dans le système économique. Le problème du crédit, c'est quand les créanciers perdent espoir de se faire rembourser : la création de monnaie s'arrête, le château de cartes s'effondre.
votre avatar
Ce pourrait aussi être un pas de Thiel pour avancer dans son projet de se passer de l'État…
votre avatar
Ce dont ils veulent surtout se passer, c'est les contrôles faits par l'État. Pour le reste, ils sont biberonnés aux subventions/contrats d'État.
votre avatar
En pratique, Erebor pourrait avoir pour mission de combler le vide laissé par le dépôt de bilan de la Silicon Valley Bank (SVB) en 2023, et de financer des projets risqués, de start-ups voire de l’écosystème des cryptoactifs.
Cela ne peut que bien se passer !
votre avatar
Un mot : népotisme.