La ville de Lausanne veut interdire les technologies de reconnaissance faciale et biométrique
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Droit
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Les conseillers communaux lausannois de tous bords ont plébiscité deux projets de règlement et un postulat présentés par le socialiste Benoît Gaillard interdisant le déploiement des technologies de reconnaissance faciale et biométrique au système de vidéosurveillance de Lausanne, rapporte l’édition suisse de 20 minutes :
« « Contrairement à la vidéosurveillance classique, où il fallait que quelqu’un vous cherche sur des images vidéo préalablement enregistrées, dans un système avec reconnaissance automatisée, vous êtes en quelque sorte déjà reconnu et déjà recherché avant même que quelqu’un en ait l’idée ou l’envie », a résumé Benoît Gaillard. »
Les Chemins de fer fédéraux (CFF) suisses avaient déjà, il y a quelques semaines, « face à la pression publique », renoncé à un projet de suivi de sa clientèle « avec des relevés de passagers par segments, selon l’âge, le sexe ou la taille, notamment à des fins commerciales ».
Lausanne pourrait ainsi être « la première ville suisse romande [francophone, NDLR] à prévoir des dispositions légales pour interdire les systèmes de reconnaissance faciale biométrique dans l’espace public », relève 20 minutes.
Et ce, alors que la ville de Saint-Gall, en Suisse orientale germanique, s’était elle aussi déclarée, l’automne passé, favorable à l’interdiction de l’utilisation des logiciels de reconnaissance faciale couplés à la vidéosurveillance afin d’éviter « une surveillance de masse à grande échelle ».
Commentaires (7)
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Abonnez-vousLe 30/03/2023 à 07h26
En France c’est l’inverse : quelques-uns sont des extrêmistes de la VSA, et la plupart de gens s’en fout
Le 30/03/2023 à 08h59
Ouais, enfin face au fait que c’était pas de la reconnaissance faciale surtout.
Les CFF, c’était pas un projet de caméra mais de détecteur de proximité intelligent (capable de différencier des profils enfant/adulte, homme/femme) pour des questions de gestion de flux dans les gares.
Le projet est pas abandonné, il est réalisé sans la parti intelligente. Donc avec juste de la détection de personnes indifférenciée.
Le 30/03/2023 à 07h44
Souriez, vous n’êtes pas filmé !
Le 30/03/2023 à 11h33
La culture de la vie privée et du droit à l’image est vraiment différente entre la Suisse et la France. J’avais été positionnement surpris au CERN par exemple où le guide avait précisé ne pas vouloir apparaître sur les photos et faisait des recommandations en ce sens.
Ca fait partie des critères qui me confortent d’avoir choisi Infomaniak pour la suite Mail et kDrive qu’ils offrent en remplacement de mon auto hébergement (ça et le fait que je les connaissais depuis 15 ans).
Le 30/03/2023 à 13h46
Tant mieux, parce que faudrait m’expliquer l’intérêt de différencier homme/femme et enfant/adulte (à part une certaine forme de voyeurisme)…
Le 04/04/2023 à 07h58
Pour les gares possédant un centre-commercial ou une galerie. Disons qu’un magasin de chaussure féminine aurait de l’intérêt à connaître le pattern de flux des “femmes” dans la gare.
Après, encore une fois, parler de vidéo-surveillance ou de reconnaissance faciale là est faux.
Le 30/03/2023 à 14h41
J’ai lu l’article par le flux RSS où c’est encore écrit “[française, NDLR]”, et j’ai ouvert le site spécialement pour commenter qu’il faudrait mettre “francophone” à la place pour éviter un incident diplomatique, mais c’est déjà fait
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