Brave attaquée par des éditeurs de presse français
2 min
Droit
Droit
L’entreprise californienne qui édite le navigateur du même nom se voit attaquée devant le tribunal judiciaire de Paris par l’Alliance de la presse d’information générale (Apig) et 53 groupes de presse français dont l’Équipe, Libération, Les Échos, Bayard ou encore Ouest-France.
Selon notre consœur des Échos qui a pu consulter l’assignation, celle-ci dénonce des actes de contrefaçon sur les fondements du droit voisin et du droit des marques.
Les éditeurs et l’Apig ont d’abord tenté une démarche de conciliation via la Sacem, mais elle n’a pas abouti. Plus en détail, ils visent notamment la reproduction et la communication au public, « massivement et sans aucune autorisation, [des] contenus issus des publications de presse ».
« Brave illustre non seulement la transformation des moteurs de recherche en moteurs de réponse, mais elle se targue de mettre à disposition de tout l’écosystème de l’IA des outils permettant d’entraîner des modèles ou de créer toutes sortes d’applications visant aux mêmes fins », affirme encore l’assignation.
Les entreprises de presse ainsi que l’Apig demandent une réparation à hauteur d’un peu plus de 80 millions d’euros. Contactée par les Echos, Brave n’a pas répondu.
En septembre dernier, l’Alliance, accompagnée du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), avait mis en demeure Common Crawl de retirer les sites de ses membres de son archivage.
Commentaires (9)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 29 mai à 16h10
Le 31 mai à 15h12
Le 1er juin à 12h06
Le 1er juin à 12h58
Mais tôt ou tard, quelque chose se fera probablement...
Le 29 mai à 18h52
Le réponses IA sont parfois imprécises voire fausses, il est vrai, mais toutes les sources utilisées sont disponibles. Ça permet de voir l'article sur le site en question directement.
Modifié le 29 mai à 19h27
Modifié le 30 mai à 09h46
Pour moi il y a beaucoup de chose qui pourraient justifier d'attaquer Brave, mais là on sait pas vraiment ce qui est reproché.
Le 30 mai à 18h06
"les bots qui crawlent le web sont opaques ; elle vend ses données et fournit des outils à l'écosystème IA ; Brave a aussi des services qui génèrent des résumés d'actualité - un peu comme Google AI Overviews déjà disponible dans de nombreux pays - entrant ainsi en concurrence avec les articles de presse"
"Brave, dans le cadre de ses différents services, reproduit et communique au public, massivement et sans aucune autorisation, les contenus issus des publications de presse"
Le 30 mai à 10h09
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?