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Donald Trump nomme un tsar de l’IA et crée une Super Intelligence Force

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Donald Trump nomme un tsar de l’IA et crée une Super Intelligence Force

Donald Trump a annoncé dimanche que Jay Clayton, directeur du renseignement national, devenait son nouveau tsar de l’IA, en charge du pilotage d’une nouvelle Super Intelligence Force (SIF). Cette dernière est chargée de rendre d’ici 120 jours un rapport sur les risques et les opportunités de l’intelligence artificielle.

Nommé directeur du renseignement national en juin dernier, Jay Clayton vient de gagner une nouvelle casquette : celle de « tsar de l’IA », c’est-à-dire conseiller spécial du président des États-Unis sur les sujets liés à l’intelligence artificielle.

À ce titre, qui se cumule à ses fonctions de supervision du renseignement à l’échelle nationale, Jay Clayton se voit confier le pilotage d’une mission baptisée Super Intelligence Force, ou SIF, chargée de coordonner l’action fédérale en matière d’encadrement et de développement de l’intelligence artificielle, que Donald Trump préfère désormais appeler « super intelligence ».

Une Super Intelligence Force pour coordonner l’action fédérale

Trump a annoncé la création de cette nouvelle entité dimanche sur son réseau social :

« La Super Intelligence Force a pour mission de coordonner les efforts du gouvernement fédéral afin de garantir que l’Amérique conserve son leadership mondial dans le domaine de la super intelligence, considéré par beaucoup comme plus important que la révolution industrielle et Internet, et qui protégera les intérêts et améliorera la vie de tous les Américains ».

Pour conduire cette mission, Jay Clayton sera entouré de trois vice-présidents : Andrew Ferguson, patron de la FTC (droit des consommateurs) ; Scott Kupor, le directeur de l’Office of Personnel Management, l’agence fédérale chargée de la fonction publique ; et Emil Michael, sous-secrétaire à la Défense chargé de la recherche et de l’ingénierie. Le quatuor rendra compte directement au président des États-Unis (« MOI! », écrit Trump) et à sa cheffe de cabinet, Susie Wiles.

Jay Clayton avait révélé le projet quelques heures plus tôt au Wall Street Journal. Il précise à ce dernier disposer d’une fenêtre de 120 jours pour formuler ses premières recommandations, extensible en cas de besoin.

Consulté par le quotidien économique, le document qui sert de socle à la création de la SIF prévoit que ce comité travaille à « des plans de réponse aux menaces que les technologies de l’information permettent de faire peser sur notre société, tout en prévenant la surréglementation et la mainmise des autorités sur le système, qui étoufferaient l’innovation et la concurrence ».

Il évoque notamment un modèle d’évaluation des risques élaboré en coordination avec les entreprises du secteur, un peu sur le modèle de ce que font déjà la SEC, le gendarme de la bourse, et la Réserve fédérale dans le domaine financier.

Rassurer sans réguler ?

En pratique, ce sont donc les acteurs de l’IA qui seront chargés de concevoir les outils dédiés à cette gestion du risque, la task force intervenant à la fois comme un interlocuteur et comme une courroie de transmission vers d’éventuelles actions gouvernementales ou fédérales visant à prévenir les risques en question. Autrement dit, la Super Intelligence Force n’a rien d’un régulateur : son rôle devrait se borner à la formulation de recommandations à l’issue de la fenêtre initiale de 120 jours.

Cette capacité d’intervention limitée s’inscrit dans le prolongement des annonces formulées par Donald Trump à l’issue d’un dîner organisé le 29 septembre avec les dirigeants des principales entreprises d’IA des États-Unis. La rencontre a abouti sur la signature d’un accord non contraignant, selon lequel les acteurs du secteur s’engagent à mettre en œuvre des contrôles renforcés pour surveiller les risques soulevés par leurs modèles de pointe et à ouvrir leurs portes à des auditeurs externes.

Tout ça pour ça ? S’il maintient qu’il ne faut pas réguler le secteur, notamment pour que les États-Unis conservent leur rang dans la course à l’IA de pointe face à la Chine, Trump admet peut-être à demi-mots que l’opinion publique américaine a besoin de garanties quant à une forme de contrôle gouvernemental sur le développement du secteur.

D’après le Wall Street Journal, plusieurs de ses conseillers, dont sa cheffe de cabinet Susie Wiles et le secrétaire au Trésor Scott Bessent défendent cette idée, notamment pour contrer l’impopularité grandissante de l’IA aux États-Unis.

Cette dernière s’incarne au niveau local par les protestations contre l’implantation de nouveaux datacenters, devenues un véritable sujet électoral, mais elle infuse aussi plus largement, avec des craintes liées à la cybersécurité, ou à l’avènement de nouvelles formes d’attaques (chimiques, biologiques, etc.), elles-mêmes alimentées par le marketing de la peur des entreprises d’IA.

En attendant de voir si la création du SIF rassure l’électeur moyen, la double casquette de Jay Clayton risque de réveiller certaines défiances chez les défenseurs de la vie privée, remarque Politico : treize ans après les révélations d’Edward Snowden, elle crée en effet une proximité inédite entre renseignement national et politique fédérale en matière d’IA.

Commentaires (6)

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Le SIF... ça pue un peu comme nom :bocul:

Edit : J'avais pas vue le sous-titre mybad :windu:
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C'est la SIF.
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Avec Trump, on peut rester sur le masculin...
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J'ai pensé exactement la même chose, j'étais venue poster ça :o
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Y'a que moi que ça choque que Trump utilise un mot (czar/tsar) en rapport avec la Russie pour parler d'un "chef" de l'IA ?

Ça rend ses relations avec la Russie et l'Ukraine encore plus troublantes...
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Tiens un complotiste :humour: Vu l'état de décrépitude de ce que Donald trimbale entre ses deux oreilles, je chercherai une autre raison.