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[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Proxmox dit non, Next dit hold my beer

[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Illustration : Flock

Proxmox est disponible sur Arm, mais il faut un peu bidouiller pour le faire tourner sur un Raspberry Pi. Rien d’insurmontable pour autant, comme le montre notre tuto permettant ensuite de lancer plusieurs machines virtuelles depuis un simple Raspberry Pi. Attention, ce n’est pas une installation avec une procédure officielle, à prendre en considération. Le noyau utilisé n’est pas celui de Proxmox, mais celui du Raspberry Pi. Explications et instructions à suivre.

La semaine dernière, Proxmox annonçait une grosse nouveauté : la toute première version de Proxmox Virtual Environment (PVE) avec un support officiel des puces Arm. L’application open source de virtualisation est « fully supported » par les plateformes Grace et Vera, tandis que c’est du « best effort » sur les autres SoC avec une architecture ARMv9-A et ARMv8-A.

De Raspberry Pi OS Lite à Proxmox VE grâce à Debian 13

Pour installer Proxmox comme système à part entière, UEFI et ACPI sont obligatoires, ce qui laisse officiellement le Raspberry Pi sur le bord du chemin. Mais il est possible de passer par un chemin de traverse au prix de quelques sacrifices. Proxmox permet en effet d’installer PVE sur une Debian 13 (Proxmox est basé sur Debian 13 justement). Et cela tombe bien : Raspberry Pi OS est aussi basé sur cette distribution Linux.

Première étape, installer Raspberry Pi OS sur un SSD afin d’avoir un stockage capable de tenir un minimum la route, contrairement à une carte microSD, pas prévue pour un usage aussi intensif qu’un Proxmox. Nous utilisons Raspberry Pi Imager afin de préparer notre SSD, installé dans un boîtier externe en USB.

Pour l’image, Raspberry Pi OS Lite (64-bits) est le plus simple car nous n’avons pas besoin de la version complète avec interface graphique. Dans le choix de l’OS de l’application Imager, il faut cliquer sur Raspberry Pi OS (other) afin de voir la version Lite (basé sur Debian Trixie, exactement comme la version Desktop).

Dans la partie personnalisation, choisissez un nom d’utilisateur et ajoutez forcément un mot de passe : ce compte sera très utile par la suite. Dans notre cas, pas de Wi-Fi : nous utilisons une connexion filaire. Laissons SSH activé avec la configuration par défaut. Une fois l’écriture et la vérification terminées, le SSD est prêt.

Le SSD est prêt, on boot dessus !

Une fois le SSD rebranché sur un port USB 3.0 du Raspberry Pi (et la carte microSD enlevée), il n’y a plus qu’à le brancher pour qu’il démarre. Attention à bien avoir une alimentation capable de délivrer 5 ampères sur 5 volts, sinon le boot sur USB risque de ne pas marcher.

Si un écran est connecté au Raspberry Pi vous devriez voir l’adresse IP s’afficher, sinon il est possible de la retrouver depuis un ordinateur sur le même réseau local. Sous Windows nous lançons PowerShell puis la commande ping gathor ou ping gathor.local (gathor est le nom de la machine, tel que précisé dans Imager). Dans notre cas, l’IP est 192.168.1.30.

Il reste 57% de l'article à découvrir.

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Commentaires (20)

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:phiphi::phiphi: Avant de péter le lab, il serait possible d'avoir la conso électrique du Promox idle sur le Rpi 5 svp?
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J’ai utilisé le Power-Z : 5 volts et 0,8 ampère soit environ 4 watts en idle (pve chargé, aucune VM ni CT, juste chargé la page web d’administration)
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Merci :love:
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on va attendre de voir si c'est stable cette histoire, mais je vais ptet repasser dessus pour mon pi4 HA (j'était passer d'une debian avec Ha en docker à HAOS l'année dernière vu qu'ils ont décider de virer le support côté HA.

là ça me permettrais d'avoir la main sur les briques associés à HA (broker mqtt etc) plus facilement !
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Perso pour HA, étant donné le niveau d’importance, j’ai opté pour la board home assistant green officiel, 99€ à l’époque. Au moins je suis sûre que tout est testé dessus et que ça ne dépende pas d’une brique partagée en dessous comme un pc, un rpi, proxmox ou autre.
Je n’ai eu aucun problème depuis que je l’ai installé, là où sur le Rpi, il y avait des updates qui m’avait tout bloqué.
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j'ai jamais eu de soucis avec HA sur les majs que ce soit en docker ou sur HAOS, mais je respecte un principe : je ne fait pas les maj en .0, j'attends toujours .1 ou .2.

j'ai pas acheter le pi pour ça je l'avais avant pour Domoticz, il est en PoE donc secourus et ça marche au poil. faudrait juste que je passe sur une bdd externe car le nosql dès qu'on commence à taper dans l'historique montrer ces limites.
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J'ai eu une fois un souci lors de la mise à jour sur RPi avec HAOS. L'usb était HS. Une issue sur le projet a permi de trouver comment corriger (revenir en arrière ou mettre à jour l'EEPRON).
Mais le fait d'avoir Proxmox sur RPi, ça me tente bien de prendre leur board officielle et le RPi pour faire un cluster avec mon Proxmox actuel et avoir de la HA. Mais les prix ont grimpé et presque 200e la board 😭.
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Vu le prix actuel des RPI et l'inadéquation du matériel pour ce type de mission, je range cet "exploit" à côté de Doom tournant sur un test de grossesse.
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C’est sur qu’il me faut pas acheter un Rasberry Pi en ce moment pour ça, mais si tu en as un qui traine avec et que tu veux passer à la virtualisation dessus, ça peut être pratique ;)
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Tous les Pi's que j'ai ont un taf... vu l'état du marché, j'évite le matériel dormant. Le mois passé j'ai ressuscité une machine sous ivy bridge avec 32Go de ram (ddr3) pour servir de "nouveau" serveur S3 .
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Ca peut etre l’occasion d’optimiser un peu, par exemple si tu as un pi assez peu exploiter niveau ressource, tu y ajoute d’autres services grace à la virtualisation
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j'admire la possibilité mais je reste convaincu que la virtualisation n'est pas très intéressante avec un rpi.

Mais bon, je n'ai qu'un RPI 2B. Je n'ai pas testé le 4 ou le 5.
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C'est vraiment très pratique et surtout ça consomme rien. Je suis à ~7W en charge normale avec 2 vms et ~7 containers, le tout sur un disque 5400trs 2"5. Les VMs permettent de facilement snapshoter et de migrer.
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Bah non... je n'ai pas de pi peu utilisé, et si j'en avais un j'utiliserais plutôt des conteneurs que de la virtualisation, histoire de ne pas gaspiller des resources à simuler un hardware pour faire tourner un OS inutile.
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acheter un Pi aujourd'hui n'a aucun sens de toute façon.
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Les performances doivent être absolument horribles 🤣 ...
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Si NXi ne l'avait pas fait. Ca aurait été mon premier article de blog en rentrant de vacances 😆
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l'un n'empêche pas l'autre... et un retour de perfs de VM qui tournent avec des services reste intéressant :D
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Dans l'écosystème Proxmox, s'il y a un outil que j'aimerais faire tourner sur un SBC arm, c'est le proxmox datacenter manager.
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Le Soc du RPI a des optimisation pour la virtualisation du type AMD-V / Intel V-x ? est-il au moins multicore ?

ça doit ramer à fond non ? on a déjà un CPU à la rue sur lequel on rajoute de l'overhead d'un superviseur