Connexion Premium

Chiffrement : Claude casse HAWK et fissure une version réduite d’AES, mais pas de panique

Faucon, vraie faiblesse

Chiffrement : Claude casse HAWK et fissure une version réduite d’AES, mais pas de panique

Illustration : Flock

L’équipe Frontier Red Team d’Anthropic a publié un billet dans lequel elle décrit ses trouvailles sur deux algorithmes dédiés à la cybersécurité : HAWK et AES. Si les découvertes sont avérées, les conséquences ne sont pas aussi dramatiques qu’on peut le lire ça et là. Elles ne sont pas inexistantes pour autant.

Le 28 juillet 2026, Anthropic a publié un billet de recherche consacré à la « découverte de faiblesses cryptographiques avec Claude ». Il décrit les trouvailles réalisées avec une préversion interne de Mythos qui n’est pas encore accessible au public.

Les découvertes concernent deux algorithmes de sécurité. D’abord HAWK, un schéma de signature numérique conçu pour résister aux ordinateurs quantiques. Ensuite AES, ou plus exactement une version réduite d’AES, utilisée en général en recherche pour mieux étudier la robustesse de cet algorithme.

Dans son billet, Anthropic affirme qu’aucune de ces découvertes n’a d’incidence sur l’informatique actuelle. Certes, mais elles ont tout de même quelques conséquences, même si elles sont loin de l’apocalypse décrite par certains.

Le vol court du faucon post-quantique

Il reste 90% de l'article à découvrir.

Cadenas en colère - Contenu premium

Soutenez un journalisme indépendant,
libre de ton, sans pub et sans reproche.

Accédez en illimité aux articles

Profitez d'un média expert et unique

Intégrez la communauté et prenez part aux débats

Partagez des articles premium à vos contacts

Commentaires (13)

votre avatar
La partie de l'article sur HAWK n'est pas très claire : d'un côté, on parle d'une division par 2 et de l'autre d'un passage de l'espace de clé à attaqué de 2^64 à 2^38 ce qui ne fait pas un facteur 2 mais un facteur 2^(64-38).
votre avatar
L'idée est qu'avec cette attaque, une clé de x bits se retrouve cassable en autant de temps qu'une clé de x/2 bits sans. Donc ça revient à "diviser par deux" la taille effective des clés, nécessitant de doubler leur taille pour revenir au niveau de sécurité d'avant la découverte de l'attaque.
votre avatar
isomorphisme de réseaux euclidien modulaire

:heben:
votre avatar
Et vice et versa...
=> []
votre avatar
Je ne suis pas sûr que la question du coût soit réellement pertinente : si une organisation veut utiliser un LLM pour casser un algo de cryptographie réputé "solide", elle dispose a priori des moyens nécessaires pour le faire, on peut facilement imaginer qu'elle héberge les modèles sur sa propre infrastructure.

Article très intéressant, même si j'avoue que je n'ai pas compris grand-chose au problème d'isomorphisme de réseaux euclidiens modulaires, la prépa est loin, loin, loin !!!
votre avatar
Pas nécessairement, 100 000€ est juste colossal, ça rends hors de portée ce pentest aux organismes à but non lucratif voire aux entreprises ou organismes institutionnels qui ont pour rôle d'améliorer la sécurité.

Virtuellement, seuls ceux qui ont accès à ces modèles de pointe (pas encore disponibles publiquement) et qui ont pignon sur rue ou une réduction/gratuité sur le modèle peuvent se permettre de faire ce type de scans.

Ce qui pose pas mal de problèmes puisqu'on a d'une part des acteurs étatiques potentiellement nuisibles qui ont les moyens, et d'autres part des organismes qui même en embauchant des équipes de cybersécurité, n'ont pas les moyens de colmater les failles dans leurs logiciels assez vite.
votre avatar
Je pensais justement à des acteurs étatiques, qui à mon avis peuvent avoir intérêt à trouver des failles dans les modèles de cryptographie bien établis, quitte à ne surtout pas communiquer dessus. En outre, le prix donné est dans le cas d'une utilisation au prix public du token, je doute que la facturation soit la même quand le token est consommé sur ta propre infra.
votre avatar
Merci pour l'article, très interresant (je laisse de coté les maths inaccessible, tout du moins pour moi).
Je me pose toutefois une question, peut être pas pertinante, mais...
Je me demande pourquoi Anthropic a eu cette initiative de mettre à l'épreuve ces algos... "Dans quel but ?" :fumer: (je met de coté aspet annonce et même recherche) Car ca a un coût tout de même...
Et, bien sur j'ai compris qu'ils n'ont pas communiqué dessus mais... Le font-ils sur d'autres algos ?
Et ... comment cela pourrait avoir des impact/rapport sur certains aspect "politiques" (rapport a l'armée, ou la maison blanche).
Ca reste - tout de même- interressant... :merci:Next
votre avatar
Ils ont bien fait la communication sur quelques théorèmes mathématiques connus.
Après pour le péquin moyen qu'on lui explique que l'IA a cassé un algo post-quantique, c'est donner un marteau à une poule. :)
votre avatar
Si améliorer le temps de résolution de l'attaque par un facteur 200 à 800 rend la protection vulnérable, c'est inquiétant. En supposant que la puissance de calcul double 'naturellement' tous les 18 mois, ça signifierait que dans 15 ans tous les systèmes actuels utilisant cette protection seraient déchiffrables. Certes sur potentiellement des données anciennes, mais loin de la protection qu'elle supposent offrir.
votre avatar
La puissance de calcul ne double plus vraiment tous les 2 ans. Et comme l'article l'a dis ils ont réussi à casser une version très affaiblie de l'algorithme. S'il n'y avais ne serait-ce qu'un faible risque que ça soit cassé dans une quinzaine d'année, les recommandations seraient déjà actualisées en ce sens.

On est déjà en train de prévoir la révolution quantique alors qu'on est encore aux prémices de cette technologie : il faudrait des machines quantiques plusieurs milliers de fois plus puissantes que les actuelles pour casser du RSA 2048, et les agences de sécurité recommandent déjà le 3072 ou 4096 depuis plusieurs années et sont en train de tester des algorithmes quantiques justement pour cette raison. Les agences sont très proactives dès qu'il y a ne serait-ce qu'un risque, les éditeurs un peu moins.
votre avatar
La puissance de calcul "disponible" double bien tous les 2 ans il me semble.

La loi de Moore a été modifié en partant de ce postula d'ailleurs, à l'époque c'était "la densité qui doublait tous les 18 mois dans les puces". Ce n'est plus vrai depuis de nombreuses années.

Le passage à des algo Post Quantique pour les systèmes critiques pour 2030-2035 suivant les Etats, c'est bien pour éviter que des données "viables/sensibles" un peu anciennes mais encore d'actualité, ne soit décryptables par l'adversaire.

Les algo comme AES vs IA+Quantique en attaque on ne sait pas encore ce que ça donne.
Oui il faut de plus "grosses" machines, mais suivant les techno pour les systèmes quantiques, certaines sont plus performants à nombre de xbits inférieurs.
votre avatar
Ce n'est pas ce qui est indiqué dans l'article ;)

premièrement il s'agit d'un algo simplifié à 7 tours au lieu de 10, c'est loin d'être anodin. Il y'a déjà des attaques disponibles sur ces versions allégées (en 2000 et en 2011): fr.wikipedia.org Wikipedia