Proton lance son assistant IA Lumo 2.0 avec génération d’images et mémoire
Avec de vrais morceaux de Chine dedans
Le 02 juillet à 09h58
L’éditeur suisse passe la seconde avec la nouvelle version majeure de son LLM et de l’assistant qui l’accompagne. Lumo 2.0 marque surtout un gros rattrapage sur les produits existants, avec des fonctions comme la mémoire et la recherche sur le web.
Proton lance son assistant IA Lumo 2.0 avec génération d’images et mémoire
Avec de vrais morceaux de Chine dedans
L’éditeur suisse passe la seconde avec la nouvelle version majeure de son LLM et de l’assistant qui l’accompagne. Lumo 2.0 marque surtout un gros rattrapage sur les produits existants, avec des fonctions comme la mémoire et la recherche sur le web.
IA et algorithmes
IA
6 min
Proton a lancé la première version de son assistant IA en juillet 2025, avec la promesse d’une confidentialité totale basée sur le chiffrement de bout en bout, zéro accès, et l’absence de logs. Selon l’entreprise, son assistant est utilisé par dix millions de personnes aujourd’hui.
Pour fêter son premier anniversaire, Proton lance la version 2.0. L’éditeur affirme que cette mouture est le changement le plus important sur l’assistant depuis sa création, avec une nouvelle architecture.
L’assistant peut être utilisé selon quatre modes :
- Lumo 2.0 Lite : gère les questions générales, l’aide à la rédaction, le résumé et les autres tâches courantes
- Lumo 2.0 Max : offre un raisonnement plus poussé, une compréhension contextuelle plus large et des réponses plus précises, pour les tâches complexes
- Mode Fast : conçu pour les requêtes simples, les recherches rapides et les tâches bénéficiant de réponses immédiates
- Mode Thinking : réponses plus détaillées pour les problèmes nécessitant une analyse multi-étapes plus profonde, avec le classique raisonnement visible en temps réel
Nombreuses nouvelles fonctions
Lumo 2.0 apparait comme une vaste mise à jour visant à rattraper le retard sur les modèles existants. Le nouveau modèle prend ainsi en charge la multimodalité, capable de traiter du texte et des images. On peut envoyer une image à analyser, créer des visuels à partir d’un prompt ou d’une esquisse, éditer des images existantes, le tout dans la même conversation. Proton assure que toutes les données envoyées bénéficient de la garantie zéro accès.
L’un des plus gros changements de Lumo 2.0 est la possibilité de chercher – enfin – des informations sur le web pour répondre à des questions, avec citation des sources. L’assistant reçoit également une mémoire persistante, qui lui permet d’apprendre les préférences et le style, pour que chaque conversation démarre avec plus de contexte. Comme dans les autres fonctions du même acabit, l’utilisateur décide de ce qui est retenu ou oublié.
Puisque l’on parle de contexte, Proton indique dans son billet d’annonce que la fenêtre a doublé avec Lumo 2.0, permettant des conversations plus longues et cohérentes ainsi qu’un raisonnement sur des documents et jeux de données plus volumineux. L’entreprise ne donne malheureusement aucun chiffre.
Les Projects deviennent des espaces de travail chiffrés dédiés regroupant conversations, fichiers et instructions. S’y ajoutent les Custom Lumos, décrits comme des assistants sur mesure adaptés à des tâches spécifiques, comparables aux « Gems » de Gemini.
Performances : les gros chiffres
Proton communique des gains de performance mesurés sur l’Artificial Analysis Intelligence Index, un benchmark indépendant agrégeant neuf évaluations dont GDPval-AA v2, Terminal-Bench v2.1, Humanity’s Last Exam et GPQA Diamond. Les résultats annoncés : Lumo 2.0 Lite obtient un score supérieur de 127 % à Lumo 1.4, et Lumo 2.0 Max de 240 %. Sur les mêmes résultats, on peut voir que Lumo 2.0 Max obtient 51 points, à mi-chemin entre les 44 points de Claude Sonnet 4.6 et les 55 points de GPT 5.5 (56 pour Claude Opus 4.8).
Sur la latence, Proton annonce que les requêtes courantes sont traitées jusqu’à 76 % plus rapidement que sous Lumo 1.4. Andy Yen, PDG de Proton, affirme (via 9to5Mac) que les tests utilisateurs montrent que l’écart s’est réduit au point que, pour de nombreux cas d’usage, les utilisateurs ne perçoivent plus de différence qualitative entre Lumo 2.0 Max et les derniers modèles d’OpenAI et d’Anthropic. Il s’agit toutefois d’une déclaration du fabricant, non d’un benchmark tiers indépendant.
Le court test publié par It’s FOSS relativise ce discours marketing : sur une tâche d’édition d’image (correction d’une faute de frappe dans une bannière), Lumo 2.0 Max en mode Thinking n’a pas détecté l’erreur, puis a fini par abandonner après plusieurs tentatives.
Confidentialité, disponibilité et prix
Comme on pouvait s’y attendre, Proton met largement l’accent sur la confidentialité. L’éditeur suisse s’est spécialisé depuis longtemps dans les services chiffrés de bout en bout. Il pointe le contraste avec les fournisseurs dominants et affirme que Lumo repose sur cinq principes : aucun log, chiffrement zéro accès (en transit et au repos), aucun partage de données, aucune utilisation des conversations pour l’entraînement, et modèles de langage open source.
Quels modèles ? Dans une page du support, Proton le précise : Qwen 3.5, GLM 5.2, Image-Turbo et FireRed-Image-Edit-1.1. Dans cette configuration, Qwen est très probablement utilisé pour la version Light et GLM pour Max. Pour rappel, le modèle chinois GLM 5.2 fait sensation depuis sa sortie, pour ses performances autant que ses poids ouverts. Proton prend bien soin d’ajouter que tous les modèles fonctionnent exclusivement sur ses serveurs et que les données ne sont jamais envoyées chez un tiers.
L’infrastructure reste entièrement européenne, protégée par le droit suisse sur la confidentialité et le chiffrement zéro accès, « ce qui signifie que l’accès à Lumo ne peut pas être soumis aux décrets exécutifs américains et que les données des utilisateurs ne sont pas soumises aux demandes de collecte américaine ».
Lumo 2.0 est déjà disponible avec l’ensemble de ses fonctions. La formule Free permet d’utiliser la version Lite pour les fonctions de base, pour un « usage privé quotidien ». Il faut la formule Plus, vendue 12,99 euros par mois, pour avoir la version max du modèle avec discussions illimitées, Projects, génération d’images et accès au modèle Max.
Des formules Professional (14,99 euros par utilisateur et par mois) et Business (24,99 euros par utilisateur et par mois) sont disponibles pour les entreprises, la seconde apportant une administration centralisée et des garanties de conformité pour les organisations.
Enfin, sur Reddit, on note des signalements de fonctions absentes et que des utilisateurs aimeraient avoir, notamment l’API correspondante, le support MCP et un Lumo CLI.
Commentaires (22)
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Abonnez-vousLe 2 juillet à 10h00
Le 2 juillet à 12h09
Les chatbots cumulent plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde. Il y a donc des tas de gens qui trouvent ça utile dans leur vie/boulot (moi y compris).
Avoir une alternative efficace, sécurisée, privée et venant d'Europe face aux mastodontes US (même si Proton utilise des modèles chinois) me parait donc être une très bonne nouvelle.
Le 2 juillet à 14h49
Le 2 juillet à 23h05
Modifié le 2 juillet à 16h05
Des spécialistes de l'impact des IA on calculé que d'ici 2030 (oui, dans 4 ans), la consommation globale des IA sera l'équivalent de 1,3 milliards d'humains supplémentaires sur cette planète.
Il est urgent de mettre de côté la question du pratique/utile.
Le 2 juillet à 22h05
Par ce que vous avez encore de l’espoir sur ce genre de chose ? Je veux dire que les êtres humains prête un peu attention aux rapports du GIEC et se disent que ça va clairement pas être vivable et fassent réellement quelque chose ?
Personnellement et en restant uniquement sur des sujets "tech", déjà avec les cryptos cela me paraissait très très compliqué. Mais avec l'IA et tutti quanti ... ouai c'est bon c'est mort.
Foutu pour foutu, autant l"utiliser.
Peut être qu'il y aura quelque crise financière lié à la "bulle IA" mais l’espèce humaine n'est prêt d’arrêter de l'utiliser.
Le 3 juillet à 09h58
C'est une position confortable, mais inacceptable.
Il ne faut pas se laisser aller. On est tous responsables.
Le 2 juillet à 23h11
Le 3 juillet à 16h55
Le 2 juillet à 10h25
Le 2 juillet à 13h58
Le 2 juillet à 11h11
Le 2 juillet à 11h19
Le 2 juillet à 11h25
Le 2 juillet à 14h19
Simple question, parce qu'à chaque démo du genre, on demande à une IA d'écrire un mail formalisé, le truc que n'importe qu'elle IA devrait savoir faire de base depuis le temps... Et qui entre le temps d'écrire les instructions et la longueur du mail généré n'a souvent pas beaucoup de sens. Surtout avec des bons gros tirets cadratins comme dans cette démo, le correspondant, s'il est un peu habitué, il va vitre comprendre que le beau mail est totalement impersonnel car généré par IA.
Le 2 juillet à 21h12
Le 2 juillet à 23h55
Le 2 juillet à 14h42
... laissant le premier véritable rêve pur depuis des siècles remplir son esprit vide auparavant exclusivement dédié à obligations militaires stratégiques tactiques offensives défensives protectrices salvatrices sauvegardiennes conservatrices préservatrices protectionnistes conservationnistes preservatives conserved preserved maintained supported aided assisted served accompanied followed guided directed conducted led piloted controlled managed administered organized structured arranged disposed prepared configured installed ...
puis des dizaines de lignes sans espace entre les mots.
J'ai le même genre de "performances" quand je teste Llama sur mon PC...
Le 2 juillet à 20h26
En fin de compte, je suis passé sur posteo.de ( avec une adresse en posteo.net. Tu restes propriétaire de tes clés openPgP, plein de réglages. Une documentation en Français complainte qui te renvoie sur des logiciels éprouvés. Bref un vrai bonheur pour ceux qui aiment la technique.
La seule chose: ils 'e font pas de redirection de mails pour des raisons de confidentialité.
Ils fournissent un certificat s/mime pour 3,85€/an.
Pour nous, il faut prendre une adresse en posteo.net pour bénéficier du WKD.
Ça couplé avec FairEmail sur le téléphone, que du bonheur.
Le 3 juillet à 13h49
il annonce du 2FA mais seulement du TOTP ce qui reste fragile contre le hameçonnage. Pas de passkeys ?
Le 7 juillet à 09h39
Pour le chiffrement, contrairement à d'autres, ils ne possèdent pas ta clé privée et donc ils ne peuvent pas lire tes messages chiffrés. Tu peux placer ta clé publique sur leur serveur en envoyant un leur envoyant un mail. Tu peux aussi demander que ton logiciel de messagerie l'envoie systématiquement (autocrypt), la placer dans des serveurs de distribution de clés mais c'est à ton correspondant de faire l'effort de l'activer.
Bref, ne possédant pas ta clé privée, ils ne peuvent aucunement automatiser le chiffrement entre 2 correspondants posteo. Ils appliquent la norme openPgP avec wkd ( clé publique sur leur serveur avec info dans le dns. Pour que wkd fonctionne, il faut prendre une adresse en .net ou .de. c'est marqué dans la doc ( très bien faite d'ailleurs).
Le 13 juillet à 17h26
Chez Proton (pour l'exemple, pas pour du prosélitisme), on a 3 cas de figure :
1) soit le message non chiffré vient en smtp d'un autre prestataire. Il est donc reçu non chiffré. Il est alors stocké chiffré dans la boîte aux lettres. proton a accès la version non chiffrée au moment de la réception
2) soit le message vient d'un autre utilisateur proton. Il est alors chiffré par le client proton de l'expéditeur et stocké chiffré dans la boîte aux lettres proton. proton ne l'a alors jamais vu déchiffré
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