Netflix n’a jamais autant aimé la publicité
Le 15 mai à 11h15
Après avoir longtemps juré que la publicité n’aurait jamais sa place sur son service, Netflix vend toujours plus de temps de cerveau disponibles aux annonceurs. La pub va s’incruster encore davantage sur la plateforme.
Netflix n’a jamais autant aimé la publicité
Après avoir longtemps juré que la publicité n’aurait jamais sa place sur son service, Netflix vend toujours plus de temps de cerveau disponibles aux annonceurs. La pub va s’incruster encore davantage sur la plateforme.
Logiciel
Logiciel
3 min
Qu’il parait loin, le temps où Reed Hastings, l’ancien directeur général de Netflix, déclarait que jamais sa plateforme ne diffuserait de publicité. C’était en 2015, et s’il a réaffirmé cette position très ferme pendant des années, la réclame a fini par apparaitre sur le service de streaming en 2022. À l’époque, Reed Hastings (qui a quitté son poste de co-CEO début 2023) admettait que sa résistance à la pub avait été une erreur.
Aujourd’hui, Netflix regarde la publicité avec les yeux de Chimène. Le lancement de l’offre avec publicité, proposée à 7,99 euros par mois en France (c’était 5,99 euros au début), a permis à la plateforme de relever fortement les prix des autres formules sans pub, jusqu’à 21,99 euros pour l’abonnement Premium. Une stratégie couronnée de succès : durant une présentation aux annonceurs, l’entreprise a révélé que les publicités diffusées sur ses antennes atteignaient plus de 250 millions de spectateurs actifs mensuels, soit 30 % de plus qu’en novembre 2025 (190 millions).
Auparavant, Netflix basait ses mesures sur les profils de compte plutôt que sur le nombre de personnes vivant dans un foyer abonné à son service. Une partie de la hausse provient d’un changement dans la stratégie de décompte. L’entreprise a choisi de se focaliser l’année dernière sur les spectateurs actifs mensuels, autrement dit « les membres ayant regardé au moins une minute de publicité sur Netflix chaque mois, multiplié par le nombre moyen estimé de personnes au sein d’un foyer ».
La pub à plein régime
Plus de 80 % de ces paires d’yeux regardent activement Netflix chaque semaine. Ces abonnés ont permis à Netflix d’empocher 1,5 milliard de dollars en revenus publicitaires en 2025. « Si les deux dernières années ont consisté à prouver que nous étions un acteur durable, cette année doit montrer que nous sommes devenus un acteur redoutable », se réjouit la présidente en charge de la publicité, Amy Reinhard, dans une déclaration reprise par Variety.
Visiblement, la soupe est bonne. De nouveaux espaces vont s’ouvrir dans l’application du streameur : d’abord dans les vidéos verticales, un nouveau format récemment lancé qui permet de consulter des extraits des contenus Netflix. Entre deux petits bouts de Bridgerton ou Stranger Things, les abonnés auront donc droit à des spots de pub. Les podcasts, que la plateforme diffuse depuis la fin de l’année dernière, vont aussi être caviardés par de la publicité.
Malgré tout, Netflix doit toujours convaincre les annonceurs et rencontrerait toujours des difficultés à faire valoir son offre. Les marques préfèrent en effet acheter des espaces pendant des événements en direct, alors que la vaste majorité des programmes diffusés par Netflix peuvent être regardés n’importe quand. La plateforme multiplie donc les contenus en direct, mais l’offre n’est pas suffisante pour rivaliser avec les grands groupes audiovisuels comme Disney ou NBCUniversal qui captent une grande partie des budgets pub.
Netflix a également annoncé une expansion à partir de 2027 de son abonnement avec publicité à 15 nouveaux pays, dont la Belgique, la Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande, le Danemark, la Norvège ou encore la Suède.
Commentaires (16)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 15 mai à 11h34
Le 15 mai à 12h23
Le 17 mai à 11h07
Le 15 mai à 12h11
J'ai un compte uniquement parce que l'offre avec pub est gratuite avec la Freebox Delta.
Le 15 mai à 12h36
Le 15 mai à 13h41
Le 17 mai à 11h28
Le 18 mai à 15h56
Lundi à 21h47
Le 15 mai à 12h23
Les utilisateurs ont donc eu un choix fortement poussé vers cette offre, d'autant qu'à budget équivalent au "Standard sans pub" de Netflix, ça permettait d'avoir Disney+ à côté (qui était à l'époque à 6,99€).
D'ailleurs, ça ne m'étonnerait pas que le volume de pub vienne à augmenter prochainement car aujourd'hui, ça reste quand même assez light par rapport aux habitudes du linéaire, mais aussi des replay des chaînes TV (coupures de plusieurs minutes sur TF1+ et France.TV, ce dernier ayant même réussi à mettre un pre-roll sur le direct !).
Le 15 mai à 13h33
Quand je vois Amazon Prime qui affiche des créneaux d’une minute trente, deux à trois fois par épisode, c’est une vrai horreur.
Le 15 mai à 13h39
Modifié le 15 mai à 15h47
Oui je sais c'est pas bien.
Le 17 mai à 12h22
Quand c'est pas la maison mère qui sauve le monde. Pas vrai, War of the worlds version 2025 ?
Le 18 mai à 09h00
Modifié le 18 mai à 14h36
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?