Connexion Premium

Économie de guerre : la France veut devenir le plus grand vivier de talents cyber d’Europe

OTAN que faire se peut

Économie de guerre : la France veut devenir le plus grand vivier de talents cyber d’Europe

La France vient de mettre à jour sa Revue nationale stratégique à l’horizon 2030. En 2022, quelques mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, elle évoquait « une économie concourant à l’esprit de défense ». Elle parle désormais d’ « une économie qui se prépare à la guerre », notamment via le renforcement des capacités cyber et de lutte contre la désinformation.

Le 16 juillet 2025 à 15h48

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a mis en ligne ce 14 juillet la Revue nationale stratégique (RNS) 2025. Elle complète et actualise la précédente RNS, publiée en novembre 2022 et qui, relève Le Monde, « avait été effectuée dans la précipitation au début de la guerre en Ukraine ».

En 2022, Emmanuel Macron concluait la présentation de la RNS par ces mots : « Je veux qu’en 2030, la France ait conforté son rôle de puissance d’équilibres, unie, rayonnante, influente, moteur de l’autonomie européenne et qui assume ses responsabilités en contribuant, en partenaire fiable et solidaire, à la préservation de mécanismes multilatéraux fondés sur le droit international. »

Signe du changement de ton, et de perspectives, la plaquette de présentation de la RNS 2025 avance de son côté que « d’ici 2030, la principale menace pour la France et les pays européens est désormais celle d’une guerre ouverte contre le cœur de l’Europe, impliquant un engagement majeur de nos armées en dehors du territoire national qui s’accompagnerait, en parallèle, d’une augmentation massive des attaques hybrides sur notre sol et contre nos intérêts dans le monde ».

Ce qu’elle justifie au motif que « depuis le début de la guerre d’agression qu’elle mène en Ukraine, la Russie a multiplié les actions hostiles d’intimidation, les cyberattaques, les sabotages, l’espionnage, les manipulations d’informations à l’encontre de la France et de ses partenaires européens », et que « la menace russe est désormais sans équivalent pour nos intérêts et ceux de nos alliés et partenaires ».

« Jamais, depuis 1945, la liberté n’avait été si menacée », avait affirmé, à deux reprises selon Le Monde, Emmanuel Macron devant un parterre de hauts gradés et de fonctionnaires du ministère des Armées ce 13 juillet, avant d’ajouter : « pour être libres dans ce monde, il faut être craint et, pour être craint, il faut être puissant ». Ce pourquoi le budget des Armées, qui était de 32 milliards en 2017, et de 50,5 milliards d’euros aujourd’hui, devrait atteindre 64 milliards d’euros à la fin de son mandat.

Une arsenalisation de l’alimentation, l’énergie, l’eau, et une France à+ 4°

Dans sa RNS 2025, le SGDSN évoque également « le recentrage américain sur l’Indopacifique » et « la possibilité d’un soutien américain fortement réduit[e] ». Il souligne aussi que « l’OTAN reste la seule organisation en mesure de faire face collectivement à un conflit majeur sur le continent ».

Or, la France étant le seul membre de l’UE doté de l’arme nucléaire, elle « a un rôle particulier à y jouer », et « notamment être un des acteurs majeurs de la matérialisation d’un pilier européen de défense au sein de l’Alliance atlantique » :

« La revue nationale stratégique (RNS 2025) prend en compte ce contexte : la France et ses partenaires européens doivent être capables de mieux se défendre et de dissuader la Russie de mener une nouvelle agression sur le continent. »

Le SGDSN évoque en outre « le risque sécuritaire posé par l’Iran » au Moyen-Orient, la « guerre régionale déclenchée par les attaques terroristes du Hamas » et « l’absence de règlement politique » du conflit israélo-palestinien, le fait que la Chine « affiche l’objectif de devenir la première puissance mondiale en 2049 » et « les liens qui se resserrent entre la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord », qui « augmentent le risque de propagation des conflits dans le monde » :

« Dans la RNS 2025, la France affiche son ambition d’être armée matériellement et moralement en 2030, pour faire face et gagner, avec ses alliés et partenaires, une guerre majeure de haute intensité dans le cœur de l’Europe. Elle est également en mesure de gérer les conséquences d’actions déstabilisatrices qui se produiront sur le territoire national. »

La RNS évoque en outre « l’arsenalisation des enjeux globaux (alimentation, énergie, droit à l’eau, ressources) au service de stratégies offensives, en deçà du seuil estimé de déclenchement d’une guerre ouverte ». Anticipant une « augmentation massive de la prévalence des catastrophes naturelles », elle souligne par ailleurs que « l’État préparera la Nation à une France à+ 4 degrés d’ici à la fin du siècle ».

« C’est enfin une révolution stratégique qui sera nécessaire », conclut Emmanuel Macron dans la préface de l’édition 2025 : « Les Européens ont pris l’habitude de laisser d’autres concevoir leur sécurité, négocier leurs traités, les violer parfois aussi, et au fond, décider le plus important à leur place. Cette époque est révolue. Le temps est venu pour les Européens de prendre leur destin en main. »

De « l’esprit de défense » à une « économie qui se prépare à la guerre »

Si la Revue nationale stratégique 2025 reprend les 10 « objectifs stratégiques » (OS) fixés en 2022 (dissuasion nucléaire, résilience, souveraineté, autonomie stratégique européenne, etc.), celui qui était intitulé « Une économie concourant à l’esprit de défense » a été renommé « Une économie qui se prépare à la guerre ».

En outre, un onzième OS, qualifié d’ « évolution majeure de l’actualisation de la revue nationale stratégique » a été rajouté, afin d’atteindre une « excellence académique, scientifique et technologique au service de la souveraineté française et européenne » en 2030.

La RNS relève que si cet OS n’avait pas été formellement identifié en 2022, plusieurs actions y ont d’ores et déjà contribué. Il mentionne notamment la loi de la programmation de la recherche (LPR) de 2021, le centre interdisciplinaire pour la défense et la sécurité (CIEDS), lui aussi créé en 2021 par l’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris) et chargé de la conception et du développement d’équipements du secteur de la défense, ou encore le plan d’investissement d’avenir France 2030, doté de 54 milliards d’euros sur 5 ans.

« Le métier d’enseignant-chercheur perd de son attractivité »

Pour aller plus loin, le plan « Deeptech » lancé par l’État en 2019, qui prévoit de tripler le nombre de start-ups issues des laboratoires, « doit être revu et renforcé ». En outre, la France « se positionnera comme leader en matière d’intelligence artificielle, sur l’ensemble de la chaîne de valeur (théorisation mathématique, développement des infrastructures de calcul, analyse, stockage et gestion des données, utilisation de l’IA en transversal) » :

« Il est nécessaire de renforcer les conditions d’une gestion et d’un stockage souverains de la donnée, pour conserver une capacité souveraine d’analyse, de compréhension et de protection des données. Ce renforcement nécessite des capacités et des infrastructures d’observation, de collecte, de classification, de stockage et de calcul. Plus spécifiquement pour l’IA, il convient de développer des infrastructures souveraines dédiées telles que les calculateurs ou les datacenters. »

Si « la France doit disposer des meilleurs talents, les plus innovants et visionnaires », la RNS souligne cela dit que sa capacité à former, attirer et fidéliser les meilleurs étudiants et scientifiques, chercheurs et ingénieurs français et internationaux « est tout autant essentielle alors que le métier d’enseignant-chercheur perd de son attractivité et que les viviers diminuent ».

Poutine a désigné la France comme « son principal adversaire en Europe »

Le terme « cyber », mentionné 49 fois dans la RNS 2022, l’est 126 fois cette année. Le SGDSN soulignait il y a trois ans que « la menace cybercriminelle, qui atteint un niveau inédit de sophistication et de désinhibition, constitue un défi stratégique pour notre sécurité nationale ».

Cette année, il relève que « la cybercriminalité s’est développée, massivement : elle touche désormais tous les pans de la société (hôpitaux, collectivités territoriales, petites et moyennes entreprises – PME, etc.) ».

Il souligne également que, « se développant notamment en Russie où elle bénéficie d’une certaine impunité, et alimentant tout un écosystème criminel grâce aux données personnelles volées, cette menace pèse sur le développement économique de la France et porte atteinte à la confiance des populations dans le numérique ». 

L’OS 3 (« Une économie qui se prépare à la guerre ») souligne dès lors que « sur le plan de la cybersécurité et de la protection physique, les entreprises de défense seront engagées par des clauses contractuelles pour s’assurer de leur maturité dans ces domaines », ce qui n’était pas le cas en 2022.

« Une première stratégie ministérielle de lutte contre la cybercriminalité a été mise en œuvre par le ministère de l’Intérieur afin de renforcer l’action des forces de sécurité intérieure », précise l’OS 4, consacré à la résilience cyber.

Or, cette dernière, rendue publique début juin et « structurée en 4 piliers, déclinés en 12 axes stratégiques, eux-mêmes détaillés en 84 actions structurantes », brille aussi et surtout par l’absence d’objectifs chiffrés et budgettés, comme Next l’avait alors souligné.

Le SGDSN relève par ailleurs que le ministère de la Justice a renforcé ses moyens de lutte et de traitement du contentieux en matière de cybercriminalité, que la France s‘est aussi dotée d’une politique d’investissements pour accélérer les volets formation, recherche et innovation en cybersécurité et qu’un institut national de sécurité et d’évaluation de l’intelligence artificielle (INESIA) a été inauguré début 2025.

Le SGDSN évoque en outre la « gouvernance cybersécuritaire » du centre de coordination des crises cyber (C4), « qui conduit, au niveau technique, des travaux de connaissance, de détection, de caractérisation et d’imputation des attaques ». Il réunit l’ANSSI, le COMCYBER du ministère des Armées, la DGA, la DGSI et la DGSE, ainsi que, « dans son format stratégique », le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE), afin de « propose[r] aux autorités politiques des stratégies de réponse complètes ».

Pour la première fois de son histoire, le MEAE a ainsi successivement attribué aux services de renseignement russes, fin avril et début mai 2025, la cyberattaque de TV5Monde et la fuite des MacronLeaks, ainsi que 77 opérations de désinformation et de déstabilisation.

Signe de l’intensité de la conflictualité, le chef d’état-major français, Thierry Burkhard, expliquait la semaine passée que Vladimir Poutine avait désigné la France comme étant « son principal adversaire en Europe », du fait du soutien de Paris à l’Ukraine, et que la Russie « constituera une vraie menace avant 2030 ».

« Faire de la France le plus grand vivier de talents cyber d’Europe »

Évoquant un « Plan d’action pour atteindre l’objectif stratégique », la Revue nationale stratégique veut « Faire de la France le plus grand vivier de talents cyber d’Europe » :

« Face à la pénurie de main d’œuvre dans le secteur de la cybersécurité, la France doit investir massivement pour orienter vers ces métiers et soutenir les plans de formation et de reconversion, condition première de la réussite de l’ambition portée en termes de résilience cyber. »

« La France doit mettre en œuvre un plan ambitieux pour élever le niveau général de cybersécurité, dont celui du socle informatique de l’État, et entraîner la Nation à réagir aux crises cyber », renchérit l’OS 4 : « la mise en œuvre de la directive NIS 2 doit être accompagnée par des financements d’amorçage au profit des secteurs et des acteurs les plus vulnérables et les plus critiques pour le fonctionnement de la Nation ».

Afin d’entraver l’expansion de la cybermenace, « le partage d’informations techniques sur les menaces sera augmenté », associant « en particulier » les OIV, les prestataires de cybersécurité et les opérateurs de télécommunications, en s’appuyant sur les réseaux de CSIRT (Computer Security Incident Response Team), qui « devront être pérennisés et renforcés ».

En outre, « la France pourra accroître l’utilisation de ses capacités cyber offensives de renseignement et d’entrave dans le strict respect du droit international ». Et « la posture cyber nationale sera renforcée pour intégrer l’hypothèse d’un affrontement majeur en Europe ».

En termes de souveraineté, « la France soutiendra […] la consolidation au niveau européen d’acteurs industriels de premier rang mondial », afin de « maîtriser les technologies critiques et les capacités d’évaluation des produits et services » :

« Elle doit également identifier ses dépendances et vulnérabilités technologiques majeures, aussi bien pour l’État que pour l’économie, et développer un plan de remédiation réaliste et progressif afin de maîtriser durablement sa souveraineté et sa résilience numérique. »

La France poursuivra également ses investissements pour développer les nouvelles gammes de
produits de sécurité numérique, « en particulier des équipements de chiffrement, répondant aux
besoins régaliens de l’État et de l’Union européenne
 », afin de soutenir la montée en puissance de la défense européenne « et de la capacité cyber de l’OTAN ».

Une stratégie globale de lutte contre les manipulations de l’information

La France s’est par ailleurs dotée, en février 2025, d’une doctrine interministérielle de lutte contre les stratégies « hybrides », terme qui désigne la « combinaison intégrée et volontairement ambiguë de modes d’actions militaires et non militaires, directs et indirects, légaux ou illégaux, difficilement attribuables ».

Elle priorise « cinq champs, au regard de leur impact sur sa souveraineté et ses intérêts » : cyberattaques, manipulation de l’information, arsenalisation du droit (lawfare), économie et opérations militaires. La RNS 2025 relève également des efforts entrepris « pour faire face aux attaques sur un spectre plus large (spatial et infrastructures notamment) ».

Depuis 2022, l’organisation interministérielle de défense face aux ingérences numériques étrangères s’est renforcée, dans le cadre du comité opérationnel de lutte contre les manipulations de l’information (COLMI), présidé par le SGDSN et animé par VIGINUM, et avec la création de services dédiés au sein du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du ministère des Armées :

« La France est ainsi pionnière dans sa capacité de protection et de réponse : démenti, dénonciation publique, sanctions européennes, signalement aux plateformes, valorisation du Digital Service Act (DSA) de l’Union européenne, soutien aux fact-checkers. »

La RNS évoque également la loi Houlié du 25 juillet 2024 visant à prévenir les ingérences étrangères, le registre à venir des activités d’influence étrangère, l’utilisation d’algorithmes, « à titre expérimental », par les services de renseignement, et le renforcement de son dispositif de protection, « afin notamment de mieux se prémunir des prises de contrôle étrangères non désirées ».

D’un point de vue militaire, les capacités de lutte informatique offensive (LIO) ont fait l’objet d’une doctrine militaire dont certains éléments ont été rendus publics, et dont les actions « sont strictement encadrées par les principes du jus in bello (proportionnalité, distinction, discrimination) ».

Les armées françaises ont par ailleurs « développé la chaîne d’influence et de lutte informationnelle (veille-alerte-riposte, signalement stratégique, diversification des offres de coopérations auprès des armées partenaires) », afin de contrer les manœuvres dénigrant leur action, et publié leur doctrine de lutte informatique d’influence (L2I).

Pour autant, la RNS 2025 estime que les efforts de sensibilisation des Français aux stratégies hybrides devront être accrus. Une stratégie globale de lutte contre les manipulations de l’information sera mise en œuvre, « notamment pour créer les conditions favorables à une immunité collective aux ingérences numériques étrangères (INE) tout particulièrement pendant les périodes électorales ».

Une nouvelle stratégie nationale de cybersécurité

La RNS évoque aussi une « organisation renforcée de la cybersécurité », via le lancement à compter de 2026 d’un programme de bourses visant à rendre accessibles les métiers de la sécurité du numérique et résorber un manque en actifs, afin de contribuer à faire de la France « un des plus grands viviers d’Europe » en la matière.

Il est également question d’investissements dans la cybersécurité afin de « permettre à la France de maîtriser des dépendances et de conserver sa liberté d’action », la RNS mentionnant plus spécifiquement la cryptographie post-quantique, le confidential computing, le renforcement de la capacité française sur le sujet de l’évaluation et le lancement d’initiatives de normalisation coordonnées sur la cybersécurité.

« Enfin, un filtre de cybersécurité à destination du grand public visant à prévenir l’accès aux sites web malveillants sera déployé dès 2025 », souligne la RNS. La mise en place de délégués régionaux de VIGINUM sera par ailleurs étudiée, et une académie de la lutte contre les manipulations de l’information sera créée au sein de VIGINUM, avec pour objectif de développer, notamment, des outils à destination de la société civile :

« Elle permettra d’agir à grande échelle auprès de tous les citoyens (écoles, universités, entreprises, journalistes et médias, agents de l’État, milieux culturel et scientifique notamment) notamment avec la mise à disposition de ressources pédagogiques dès la rentrée de septembre 2025 pour sensibiliser l’ensemble d’une classe d’âge (soit entre 650 000 et 800 000 élèves de 4e). »

En outre, un centre d’excellence en IA sera préfiguré fin 2025 par la mise en place d’un laboratoire commun VIGINUM-INRIA, et la question de la montée en puissance des capacités nationales d’OSINT (renseignement en sources ouvertes) « fera l’objet d’une étude approfondie d’ici fin 2026 afin de doter la France de réelles capacités dans le domaine ».

Sur LinkedIn, Vincent Strubel, directeur général de l’ANSSI, précise que « ces différents axes d’effort seront détaillés dans les prochains mois par une nouvelle stratégie nationale de cybersécurité, qui a d’ores et déjà mobilisé un grand nombre de contributeurs et s’inscrit pleinement dans le cap fixé par la revue stratégique ».

Commentaires (5)

votre avatar
Que tout le monde prenne une bonne inspiration, on expire doucement par la bouche, on relâche les épaules et on fait un grand sourire ! Voilà, tout le monde est réconcilié !
votre avatar
Quand je lis "la France veut", ou "la France va", je range le rapport dans le tiroir où se trouvent ceux comprenant "Macron a dit" ou "Cause nationale 20xx".

Jusqu'à preuve du contraire, c'est juste faire du vent sous la queue.
votre avatar
+1

Entre ce qui était de toute manière déja prévue depuis deux ans (et toujours pas mis en place), pleins de bullshit entouré de mots agressifs voir guerrier et quelques voeux pieux qui de toute manière termineront aux oubliettes.
votre avatar
Dans deux mois il a changé de joujou et est passé a complètement autre chose
votre avatar
Un stratège qui prévoit 10 ans trop tard.

Économie de guerre : la France veut devenir le plus grand vivier de talents cyber d’Europe

  • Une arsenalisation de l'alimentation, l'énergie, l’eau, et une France à+ 4°

  • De « l'esprit de défense » à une « économie qui se prépare à la guerre »

  • « Le métier d’enseignant-chercheur perd de son attractivité »

  • Poutine a désigné la France comme « son principal adversaire en Europe »

  • « Faire de la France le plus grand vivier de talents cyber d’Europe »

  • Une stratégie globale de lutte contre les manipulations de l’information

  • Une nouvelle stratégie nationale de cybersécurité

Fermer