[Interview] Gaël Duval : Murena met le cap sur le B2B et l’IA générative, mais à sa façon
Une culture « auditable privacy »
Le 28 février 2025 à 10h20
Alors que le système mobile e/OS/ 3 se profile pour ce printemps, nous nous sommes entretenus avec Gaël Duval, fondateur et président de la société Murena, et créateur du projet e/OS/. Axes de développement, futures fonctions, IA générative et place de l’Europe : tout y est passé.
[Interview] Gaël Duval : Murena met le cap sur le B2B et l’IA générative, mais à sa façon
Une culture « auditable privacy »
Alors que le système mobile e/OS/ 3 se profile pour ce printemps, nous nous sommes entretenus avec Gaël Duval, fondateur et président de la société Murena, et créateur du projet e/OS/. Axes de développement, futures fonctions, IA générative et place de l’Europe : tout y est passé.
Le 28 février 2025 à 10h20
Droit
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17 min
Gaël Duval s’est fait un nom à 25 ans en créant la distribution française Mandrake Linux, devenue par la suite Mandriva. En 2017, il lance également le projet e/OS/ (anciennement eelo), dans l’optique de proposer un système basé sur Android (AOSP, via LineageOS), débarrassé de tout ce qui concerne Google, avec un accent fort mis sur le respect de la vie privée.
Quelques années plus tard, il fonde et dirige Murena. En 2022, l’entreprise lance son premier smartphone, intitulé sobrement Murena One, qui signait aussi la première version stable d’e/OS/. Depuis, la société a créé un partenariat avec la société néerlandaise Fairphone, dont des déclinaisons e/OS/ existent depuis le modèle 3. Un Murena 2 est également apparu durant l’automne 2023, après une campagne de financement participatif réussie sur Indiegogo.
Les produits ont fini par se faire un nom, notamment parce que l’approche de Murena est en quelque sorte « hybride ». Bien que le système et les smartphones soient débarrassés de tout produit Google, la compatibilité est assurée avec les applications du Play Store, y compris celles de Google, via le propre App Lounge de la plateforme. Cette dernière possède également un module « Advanced Privacy » chargé de bloquer les pisteurs applicatifs connus. Une orientation que l’e Foundation, en charge du système e/OS/ résume dans un manifeste (PDF).
Quels sont aujourd’hui les plans de l’entreprise ? Dans quelle direction se dirige le système mobile ? Comment imaginer l’avenir face à la déferlante des IA génératives ? Nous avons posé ces questions à Gaël Duval.
Une vision intégrée
>> Quels sont actuellement les axes de développement pour Murena et e/OS/ ?
On est toujours sur la même ligne directrice. C’est une grande satisfaction, parce qu’entre l’idée de départ, en 2017, et ce qu’on est devenu aujourd’hui, on est toujours 100 % dedans. On est toujours sur cet OS mobile qui est disponible à la fois en téléchargement gratuitement sur 200 modèles de téléphones – y compris des très anciens pour les faire vivre plus longtemps – et les smartphones que nous vendons. Soit du matériel reconditionné, soit du neuf, et le plus souvent en partenariat. On travaille toujours beaucoup avec Fairphone. C’est notre partenaire principal en Europe.
On a aussi la partie espace numérique en ligne. Aujourd’hui, elle est assez indissociable de l’OS. C’est ce qui fait la singularité du projet : on ne fait pas juste un OS, on fait un écosystème, une expérience complète.
>> À la manière de ce que propose Apple ?
Je me suis toujours un peu inspiré d’Apple. Le côté iPhone + iCloud m’a toujours paru idéal. C’est une source d’inspiration, clairement, même si on n’est pas toujours d’accord avec tout ce qu’ils font, notamment sur le marketing.
Sur tout ce qui est privacy, ça nous parait un peu artificiel. Mais ça reste une inspiration par rapport à un univers Android beaucoup plus fragmenté et qui ne me parait pas idéal pour l’utilisateur lambda. C’est ce que nous visons : quelqu’un qui n’a pas de connaissances techniques particulières, pour lui offrir des garanties en termes de protection des données personnelles sur l’OS et le cloud.
>> Vous allez donc insister sur le développement des services ?
On a commencé avec du stockage en ligne, mais on propose aujourd’hui une synchronisation complète. Par exemple, vous prenez une photo et, en quelques minutes elle se retrouve sur votre espace de stockage. C’est un backup de ce qui est fait sur le téléphone, avec la possibilité de partager, de créer des liens, etc.
Mais ce n’est pas que ça. C’est aussi toutes les fonctions basiques qu’on retrouve aujourd’hui naturellement sur un smartphone : calendrier, gestion des contacts, les documents Office qu’on peut ouvrir pour lancer du travail collaboratif dans un navigateur web… Tout ça on l’a. C’est le compte Murena.io, et ce n’est pas obligatoire.
C’est toute une suite numérique basée sur des briques open source qu’on a rassemblées et un peu modifiées pour que le tout fonctionne bien. Ce n’était pas forcément le cas au départ. C’est un peu notre Office 365 ou Google Workspace, en un peu plus simple, car nous n’avons pas autant de fonctions. En revanche, nous, on n’a aucun business avec les données, nous n’y touchons pas.
Notre modèle, nous, c’est une offre gratuite. On peut ensuite payer un abonnement si l’on en veut plus, notamment en stockage. Et on se dirige désormais vers les entreprises.
Une « extension » vers le B2B
>> Une entrée dans le monde B2B ?
Oui. Depuis un an, on a commencé à dériver l’offre pour les particuliers vers les entreprises. Il n’y a pour le moment rien de vraiment disponible, à part les démos qu’on a faites avec certaines personnes ou des entreprises intéressées. Mais c’est bien l’idée : décliner l’espace de travail personnel en mode entreprise.
Demain, une entreprise pourra venir chez nous, créer un espace avec son propre nom de domaine pour gérer tous ses fichiers avec des groupes d’utilisateurs, et en lien éventuellement avec une flotte de téléphones qu’on pourra leur vendre avec un logiciel de gestion de cloud.
Voilà, c’est en cours de développement. On comptait l’introduire pour mi-2025, mais ce sera vraisemblablement plutôt début 2026. On a de plus en plus de demandes pour tout ça, et on pense qu’il y a une grosse opportunité commerciale pour nous. Et puis ça vient répondre à ce qu’on disait au début de notre discussion. C’est aussi une question de souveraineté numérique, même si je n’aime pas trop cette expression.
>> Lors de nos derniers échanges en 2022, ou dans des interviews lors du dernier salon VivaTech, vous parliez beaucoup de très grand public et de développements en ce sens. S’agit-il d’une réorientation ?
Je dirais plutôt extension que réorientation. Le plan principal du produit est le même qu’en 2018. Mais on pense qu’il y a une belle opportunité dans le B2B aujourd’hui.
Peut-être aussi – et là ça rejoint sans doute un peu plus votre question – qu’on pense aujourd’hui que c’est plus facile de vendre sur des volumes importants dans le monde du B2B que dans le grand public. Je pense que le produit est de plus en plus mature et que n’importe qui peut l’utiliser aujourd’hui.
Mais pour être totalement honnête et transparent, il n’est pas encore, je pense, totalement au niveau de ce qu’on peut attendre d’un client grand public qui a l’habitude que tout marche d’un coup, tout de suite, et qu’il y ait tout.
Un e/OS/ 3 prévu pour mai
>> Que manque-t-il aujourd’hui à e/OS/ ?
Pas grand-chose en vérité. Ce sont souvent des petits détails, mais ce sont justement ces petits détails qui peuvent faire la différence. Jusqu’à l’année dernière par exemple, nous n’étions pas compatibles avec Android Auto. Ça peut paraitre mineur, mais c’est important pour pas mal de gens.
Il y a aussi la dictée vocale, mais ça va normalement arriver dans e/OS/ 3 qui est prévu pour mai.
>> Justement, quelles seront les nouveautés de cette version 3 ?
Je ne peux pas vous donner de détails. Nous n’avons pas communiqué dessus pour deux raisons. La première, c’est qu’on ne veut pas se planter dans l’offre. (rires) Je n’ai pas envie d’annoncer un truc qui, au final, sera écarté au dernier moment parce que ce n’est pas prêt et qu’on décide de le mettre plus tard.
Le deuxième, c’est que je ne veux pas tout dévoiler avant. On veut garder quelques surprises en réserve. On va commencer à en parler petit à petit à partir de mi-avril sans doute, avec l’arrivée des premières bêtas. Les gens pourront voir ce qu’on a mis dedans.
Je peux quand même dire certaines choses, comme la dictée vocale bien sûr, et le mode tablette, qu’on supporte bien maintenant.
>> Un smartphone Murena 3 est-il en préparation ?
Je ne pense pas qu’il y aura un Murena 3 cette année, car nous sommes en train de multiplier les collaborations avec des constructeurs européens, mais l’année suivante probablement.
Un assistant IA chez Murena, mais pas n’importe comment
>> Que pensez-vous de l’actuelle déferlante des IA ?
Je pense que c’est fou. J’ai sans doute un biais, parce que j’ai fait de l’IA pendant mes études. C’est une passion. Les réseaux de neurones et tout ce qui va avec, j’ai continué à m’y intéresser, constamment.
Je suis bluffé par le niveau que ça a atteint en quelques années, les modèles de langage. Je trouve ça absolument colossal. Et je pense que si on l’utilise bien, ça peut vraiment apporter énormément de choses au monde. Et puis ça va continuer, on est encore dans une phase où ça explose. Mais dans les années qui viennent, on va voir des spécialisations.
D’un autre côté, je reconnais qu’on peut aussi s’inquiéter de l’usage qui en est fait. On peut s’inquiéter des biais qui peuvent être introduits dans les modèles, des biais culturels. Il n’y a qu’à voir l’exemple de DeepSeek qui ignorait les évènements de Tian’anmen dans les années 90. Ce n’est pas anodin.
Il faut rester super critique vis-à-vis de l’IA et de ses résultats. Pour moi, l’important, c’est qu’on s’en empare. Je pense que nous avons l’opportunité de le faire parce que beaucoup de choses sont en open source. En France et en Europe, beaucoup de gens connaissent bien la musique. On a depuis longtemps des spécialistes de l’IA qui viennent de France, qui ont été formés en France. C’est une grande tradition chez nous et dans d’autres pays européens. En France, ça fait 40 ans que j’entends parler de l’IA.
Il faut qu’on mise là-dessus, qu’on s’empare du sujet, qu’on fasse nos propres IA, que ce soit open source et que ce soit transparent sur le fonctionnement, comment le recréer, etc. Il faut faire attention à la manière dont on finance tout ça aussi, aux capitaux américains. Avoir conscience des enjeux, c’est bien, avoir de l’argent, c’est mieux. Apparemment il va y en avoir, si j’ai compris notre président. J’attends de voir comment ce sera fait.
>> Peut-on envisager une IA générative chez Murena ? Dans e/OS/ ?
Quand, je ne sais pas. Mais on y travaille depuis deux ans déjà. Grâce à un financement européen, on a pu faire une étude assez complète et même un prototype de ce que pourrait être une IA embarquée, qui tournerait en local sur le smartphone. Parce qu’en termes de protection des données personnelles, le fait que ça tourne en local – et même en offline – c’est idéal, ça permet de garantir un fonctionnement sans risque.
On a fait ça avec un petit modèle Phi de chez Microsoft. C’est drôle qu’on se serve d’une technologie de Microsoft, mais c’est un modèle open source. Donc c’est intéressant, et on a pu le modifier pour le rendre plus léger, on a prouvé que ça fonctionnait.
Le problème, ce sont les performances. Quand ça tourne en local, on est sur des latences de 30 à 45 secondes pour chaque réponse ou action. C’est inenvisageable pour un usage quotidien.
>> S’agit-il d’une limite du modèle et de son fonctionnement en local ou d’une limite sur la puissance de calcul ?
Très clairement la puissance de calcul, très insuffisante. Ça va sans doute évoluer parce qu’on commence à voir des processeurs spécialisés avec la puissance nécessaire pour un fonctionnement intégré dans un téléphone.
Pour nous, ça reste la voie privilégiée. On a envie de fournir un assistant IA et des fonctionnalités plus avancées dans e/OS/, mais tout en garantissant l’absence de risque pour les données personnelles des utilisateurs. La difficulté aujourd’hui, c’est de savoir comment on peut garantir ça avec une fonctionnalité IA qui, à un moment, va avoir besoin d’utiliser une API pour contacter un serveur, et donc passer par Internet.
Là-dessus, on travaille sur plusieurs options. Dans un premier temps, très probablement, on va ouvrir notre propre service. Comme un relai, un proxy vers des API existantes. L’avantage, si on fait ça, c’est qu’on pourra anonymiser les requêtes, parce que tous les utilisateurs d’e/OS/ utiliseront le même endpoint chez nous. Derrière, il sera beaucoup plus compliqué de pouvoir traquer les gens, les cibler, puisque tout viendra d’un seul endroit chez nous.
On voudrait également que ces fonctions ne soient disponibles que si on le souhaite vraiment. Elles seront désactivées par défaut. Au premier démarrage du téléphone, il faudra dire « je veux ce truc-là ». Ce serait une première itération, et on l’envisage pour la fin de l’année. Elle ne sera pas là pour la V3 en tout cas.
Dans un second temps, on ferait tourner des modèles puissants dans des datacenters, avec toutes les garanties que l’on peut offrir sur la protection des données, en gérant nous-mêmes ces API. On est en discussion avec des partenaires. Mais là, ça demande plus de travail, parce que le projet réclame de grosses infrastructures. Il y a une optimisation à faire, parce que les cartes, les GPU et tout ça, c’est très très cher.
Apple a avancé dans cette direction, mais a du mal à communiquer précisément sur ce qui a été fait et comment ils peuvent garantir une utilisation anonyme de leurs services basés sur l’IA…
C’est vrai, mais ce sera plus simple pour nous, parce qu’on sera complètement open source, donc le code parlera de lui-même. On a toujours autour de nous des gens très pointus qui adorent venir voir si ce qu’on prétend est véridique, quitte à faire parfois du sniffing pour vérifier ce qui passe sur le réseau.
Je suis très serein par rapport à tout ça. On a cette culture « auditable privacy ». On n’a aucun problème à ce que les gens viennent vérifier. Et avec l’open source, c’est beaucoup plus simple, là où pour Apple par exemple, il faut « croire », parce que c’est une boite noire. On ne sait pas ce qui se passe dedans, le code source n’est pas dispo. On peut toujours auditer ce qui passe par le réseau, mais c’est compliqué.
« Je préfère parler d’indépendance stratégique »
>> Les États-Unis adoptent une position de plus en plus hostile à l’égard de l’Europe, en particulier ses réglementations. Quelle réponse pourrait apporter la tech européenne ?
Je disais tout à l’heure que je n’aimais pas trop parler de souveraineté numérique. Je préfère parler d’indépendance stratégique. Ça veut dire avoir la capacité de comprendre comment une technologie et un logiciel fonctionnent. Avoir la capacité de l’opérer soi-même, de la modifier pour l’adapter à un besoin différent ou qui évolue. Ne pas avoir besoin l’autorisation de qui que ce soit. Ce sont les points, pour moi, qui caractérisent cette indépendance.
Dans beaucoup de produits de la tech aujourd’hui, ce n’est pas le cas. C’est un vrai enjeu, parce que sinon, on est totalement dépendant des relations avec les fournisseurs de ces technologies. On voit amèrement ce qui se passe. Quand Huawei se voit interdire Android dans ses téléphones, c’est tout à coup très concret pour eux.
C’est typiquement le genre de chose qui peut nous arriver du jour au lendemain. Des gens vont me dire « Ah mais tu rêves ! », mais je suis désolé, le risque est là.
>> Peut-on s’attendre en Europe à une coupure brutale avec les Big Tech américains ?
Bien sûr que oui. Vous m’auriez demandé il y a six mois ou même trois, j’aurais répondu que c’était possible, sans penser que ça pouvait arriver. Maintenant, oui. C’est en train de se passer et ils n’avancent même plus à visage couvert. Le message est explicite : s’ils ne sont pas d’accord, ils coupent.
C’est quand même très concret. Tous les pays qui ont fait le choix d’acheter des F-35 américains savent très bien que si une mission n’est pas agréée par les États-Unis, les avions ne décollent pas, tout simplement. C’est un état de dépendance colossal, même si on y est moins soumis en France. Parce qu’on est une puissance nucléaire et que nous avons les Rafale, qui dépendent très peu des technologies américaines, à hauteur de 3 ou 4 %.
Mais si Google décide du jour au lendemain de couper, ils le peuvent. S’ils veulent fournir des informations stratégiques, ils le peuvent. Microsoft, toutes les intelligences artificielles, à commencer par OpenAI, c’est la même histoire. On utilise Starlink sur les champs de bataille. Si Elon Musk se réveille un matin du pied gauche, il peut tout couper. On en est là, et je suis le premier surpris que ce soit si brutal.
C’est une opportunité, parce qu’on peut se dire « Ok, il faut vraiment reprendre la main sur toute la filière numérique », mais ce n’est pas une partie gagnée d’avance. Parce qu’autant sur la partie logicielle, ça peut se faire. Mais si on descend plus bas dans les couches, on a un petit souci avec les processeurs. Nous sommes très dépendants des fournisseurs asiatiques.
Les États-Unis ont le même problème. Alors ils investissent. Ça va peut-être prendre 15 ou 20 ans avant d’arriver au bon niveau, mais ils agissent. On devrait faire la même chose. Mais quelle victoire si on en arrive là.
[Interview] Gaël Duval : Murena met le cap sur le B2B et l’IA générative, mais à sa façon
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Une vision intégrée
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Une « extension » vers le B2B
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Un e/OS/ 3 prévu pour mai
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Un assistant IA chez Murena, mais pas n'importe comment
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« Je préfère parler d’indépendance stratégique »
Commentaires (28)
Le 28/02/2025 à 10h49
Le 28/02/2025 à 11h06
Le 28/02/2025 à 11h49
Je ne connaissais pas e/OS/. De ce que je comprends le fonctionnement d'application android est assuré ? Mais est-ce pour toutes ou certaines (VPN, bancaire, ...) n'y fonctionne pas ?
Dommage mon Unihertz jelly star ne semble pas être dans la liste des terminaux compatibles :/
Le 28/02/2025 à 12h16
Le 28/02/2025 à 13h14
Le 01/03/2025 à 17h42
Je n'ai pas d'application bancaire son mon téléphone-intelligent mais tout ce qui est compte courriel ( Microsoft , Google etc), VPN ( j'utilise un VPN wireguard simple), application de générations de code pin et autre fonctionne correctement.
Via l'application, Shelter tu peux te créer un profile professionnel séparé de ton profile principale / personnel.
Le seul petit bémol pour moi est au niveau du magasin d’application. Concrètement pour pouvoir installer des applications disponibles sur la "market place Google", tu peux passer par un compte gmail "anonyme", or Alphabet/Google n'est pas trop pour cette pratique, ça merdouille donc parfois ... mais attendre un peu et / ou re générer un autre compte anonyme règle généralement le problème.
J'avais aussi lu des critiques sur les versions anciennes des libraires sur lesquelles se basait le navigateur par défaut, mais je sais pas où cela en est.
Pour tout ce qui concerne les services en ligne fournis par Murena (stockage/synchronisation des contacts etc), je ne peux pas dire je ne les utilise pas. J'ai mon propre cloud/infonuage personnel.
Modifié le 28/02/2025 à 12h37
"On a envie de fournir un assistant IA" -> Mais d'où vient cette envie, vous avez sondé les utilisateurs ? Je n'ai aucun besoin d'un assistant IA.
e/OS/ a pour vertu de permettre d'allonger la durée de vie des appareils, le partenariat avec Fairphone va aussi dans le sens de l'économie des ressources, et maintenant des services qui requièrent plus de puissance dans les appareil et des data centers ? On marche sur la tête !
Enfin sur l'IA "100% Open source", c'est un mythe. Quid des nécessaires données sans lesquelles l'IA n'est rien ? cf Framablog : L’IA Open Source existe-t-elle vraiment ?
Le 28/02/2025 à 16h27
Modifié le 28/02/2025 à 22h09
https://community.e.foundation/t/update-on-murena-io-service-outage/61781
Une panne toujours en cours depuis octobre!!
Naïvement, je penserais qu'une restauration de l'OS des serveurs puis réinstallation des données sauvegardées suffirait à corriger la panne.
Je confesse mon ignorance technique du "cloud" mais je ne comprends pas pourquoi cela prend 6 mois!!
Si Murena vise les entreprises, ce type de panne est un repoussoir absolu!
Modifié le 28/02/2025 à 13h53
Heureux de l'annonce de eOS 3, même s'il n'y a pas d'information sur le passage à Android 14 pour les FP3 (Fairphone3/3+). Je n'ai rien compris à l'histoire. 😅
Pour moi, e/OS/ m'a converti au "confort iOS" (l'écosystème qui met tout à disposition de l'utilisateur/trice de smartphone). Seuls le client mail et l'adresse mail "Murena" sont absents de mes usages. J'utilise très peu d'applis mobile et les notations d'applications à base d'Exodus-Privacy (.eu.org) sont très pratiques pour moi (très didactiques).
Le 28/02/2025 à 15h45
Sur l'IA en local : Greenspector vient justement de publier une série de mesures : pour l'instant, les modèles locaux mettent à genoux le smartphone, mais plus surprenant, même les modèles sur serveurs (comme ChatGPT) engendrent une conso très importante en local.
Le 28/02/2025 à 16h29
Modifié le 28/02/2025 à 21h21
J'ai été tenté par e/OS/, j'avais trouvé le concept sympa.
Mais avec un bug qui sera apparemment jamais corrigé, une version de e/OS/ officielle bloquée à Android 13 (alors que la dernière de Google pour mon téléphone était la 14) et une palanquée d'applications non-désinstallable (ni désactivable), j'ai préféré me tourner vers un nouveau téléphone.
La partie qui m'a vraiment dérangée, c'est la boutique.
C'est con à dire mais j'ai dû mal à faire confiance à une boutique tierce pour télécharger mon appli bancaire et co (et je suis pas utilisateur d'APK mirror et consorts).
EDIT : la dernière version Android était la 14 pour mon téléphone. Et
c'estc'était un téléphone vendu par Murena.Le 28/02/2025 à 20h25
Parce qu’au début c’était le cas et ça n’est pas très en règle avec les conditions d’utilisation de Google. Je trouvais que c’était dangereux comme position car le jour où Google décide de fermer les vannes ça risque de devenir compliqué.
Je n’ai pas testé /e/ mais un lineage os avec justement Aurora pour accéder aux applications. J’ai tout de suite vu les limites de ce genre de système (notamment les appli bancaires).
Le A5 2017 fut bien vaillant et j’ai dû changer depuis.
Le 28/02/2025 à 21h18
Mais si on va sur le forum, on voit des questions sur cleanapk.com, un site tiers sur lequel s'appuie App Lounge pour télécharger les applications (si j'ai bien compris).
Le 04/03/2025 à 22h42
Modifié le 05/03/2025 à 08h38
A titre perso, j'aurai préféré une solution comme GrapheneOS, avec un Play store conteneurisé.
Le 11/04/2025 à 15h02
Modifié le 01/03/2025 à 05h29
Sur le smartphone "GPS / secondaire", F-droid convient bien.
Le 04/03/2025 à 22h46
Le 01/03/2025 à 21h43
Le 12/03/2025 à 21h23
Là par contre j'ai du mal à suivre. Si c'est basé sur LineageOS, pourquoi on ne prendrait pas directement LineageOS ?
Exemple avec le sunfish : chez /e/ la dernière version est à février 2025 (Android 14), alors que LineageOS est au 6 mars 2025 (Android 15). Et je pense qu'il n'y aura plus de màj sur Android 14. Donc quel est l'intérêt de prendre /e/ si c'est pour finir bloquer à une version précédente ?
Modifié le 13/03/2025 à 10h46
Et vu toutes les distributions AOSP qui existent, LineageOS n'est pas seule :
Le 13/03/2025 à 10h52
Modifié le 13/03/2025 à 22h22
https://doc.e.foundation/what-s-e#degoogling--ungoogling-in-eos
Modifié le 14/03/2025 à 13h11
Édit : « Nous fournissons des smartphones et un espace de travail en ligne privés, durables et entièrement libres. » Murena.com
Le 14/03/2025 à 19h47
Donc ce qui est présenté comme une plus-value (l'écosystème) ne l'est pas à mes yeux vu que je peux en profiter sans passer par leur OS.
C'est comme si on pouvait avoir iTunes sur Android : Apple dirait qu'il faut prendre iOS pour l'avoir, mais on pourrait l'avoir autrement, sans iOS.
Le 14/03/2025 à 09h06
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