Un an après, quel bilan pour le délit d’obsolescence programmée ?

Délit capitonné

Un an après, quel bilan pour le délit d’obsolescence programmée ?

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Cela fait désormais un peu plus d’un an que le Parlement a introduit dans notre droit un délit dit d’obsolescence programmée. Sauf que manifestement, aucune action n’a été lancée sur le fondement de ces dispositions. Cela ne met toutefois pas fin aux débats portant sur leur utilité.

« L'instauration d'un délit d'obsolescence programmée, un coup d'épée dans l'eau ? » titrions-nous l’été dernier, afin d’analyser ce qui est devenu aujourd’hui l’article L441-2 du Code de la consommation. Est ainsi interdit, depuis le 18 août 2015, « le recours à des techniques par lesquelles le responsable de la mise sur le marché d'un produit vise à en réduire délibérément la durée de vie pour en augmenter le taux de remplacement ».

Tout fabricant d’ordinateurs, de frigos ou de smartphones est ainsi passible de deux ans de prison et de 300 000 euros d’amende (voire jusqu’à 5 % de son chiffre annuel moyen), dès lors qu’il est prouvé que celui-ci a sciemment raccourci « la durée de vie » d'un de ses produits, dans le but de pousser les consommateurs à en racheter de nouveaux. Pas simple ? C’est en tout cas ce que craignaient beaucoup d’acteurs, y compris du côté de l’association Zero Waste France, où l’on reconnaissait « attendre les premiers cas pour se rendre compte de l'opérationnalité de la mesure ».

Aucune action exercée sur le fondement de ce nouveau délit

Un an plus tard, où en est-on ? Personne n’a entendu parler d’une quelconque action lancée sur le fondement de ce nouveau délit, tant du côté d’associations de consommateurs telles que l’UFC-Que Choisir que d’organisations spécialisées. « À ma connaissance, il n’y a pas encore eu de procédure ou de condamnation », explique ainsi Laëtitia Vasseur, présidente de l’association HOP – pour « Halte à l’obsolescence programmée ». Même son de cloche du côté de Zero Waste France : « Nous n'avons pas eu l'écho d'un quelconque recours pénal articulé sur ce moyen juridique, ni encore moins d'une condamnation d'une société metteuse sur le marché » abonde le juriste Thibault Turchet, également joint par Next INpact.

« Mais ce n'est pas étonnant, car c'est un concept assez nouveau et récent qu'il faut savoir aborder juridiquement tout en étant soutenu (au niveau individuel) par une structure compétente comme une association », tempère Laëtitia Vasseur. « Par ailleurs, constituer un dossier juridique et rassembler des cas similaires peut prendre un certain temps. » Ceci est d’autant plus vrai s’il est question de lancer une action de groupe.

Désaccord sur l’impact psychologique de cette réforme

Laëtitia Vasseur reconnaît que ce nouveau délit a « eu certes un effet juridique limité pour le moment », mais juge « incontestable » le changement de mentalité qu’il a provoqué – parlant même « d’effet de levier ». « Dorénavant, la réalité de l'obsolescence programmée n'est plus remise en cause et de plus en plus d'industriels et de start-ups se dirigent vers des modèles de produits durables et réparables (à l'instar de Seb, Loom, Spareka...). Ainsi, les dispositions juridiques sont encore insuffisantes mais sont loin d'être inutiles. » La présidente de l’association HOP souligne au passage qu’à l'étranger, des menaces d'actions de groupe « ont un réel impact dissuasif », comme dans l'affaire de « l'erreur 53 » de l’iPhone.

Nicolas Godfroy, de l’UFC-Que Choisir, ne partage toutefois pas cette analyse. « Dire que la loi a changé les mentalités, je n'y crois pas une seconde ! Qu’il y ait une prise de conscience de certains fabricants, oui, mais ce n’est pas lié à ce délit – d’ailleurs fortement limité dans sa mise en œuvre. »

Le responsable du service juridique de l’association de consommateurs perçoit plutôt un « mouvement général », plus ancien, visant à augmenter la durée de vie des produits. Il cite en exemple l’extension des durées de garanties, introduite en France via la loi Hamon de 2014. « Ce n'est pas la loi [de transition énergétique] qui a changé quelque chose, ça a commencé avant, insiste-t-il. C'est aussi lié à un mouvement, poussé par Internet, qui tend à faciliter les réparations. Et puis certains en font aussi leur fonds de commerce : c'est un très bon argument commercial ! »

Le juriste de l’UFC-Que Choisir affirme au passage qu’il n’est « pas du tout surprenant » qu’aucune action n’ait été engagée sur la base du nouveau délit d’obsolescence programmée, « vu la difficulté à démontrer qu'il y a une intention de raccourcir la durée de vie » de la part du fabricant. On devine effectivement qu’il peut être compliqué de prouver qu’un industriel avait l’intention de nuire à ses clients quand ses produits sont fabriqués dans des usines situées à des milliers de kilomètres, par exemple en Chine....

« On pourrait peut-être avoir un cas un jour »

Pourtant, aux yeux d’Émile Meunier, juriste de l’association HOP, la démonstration d’un délit d’obsolescence programmée ne relèverait pas forcément du parcours du combattant : « Les faits [pourraient] être révélés par des personnes internes à l’entreprise ou par d’anciens salariés passés à la concurrence. C’est très souvent le cas en matière de délits fiscaux, d’abus de bien sociaux ou de délit d’initiés qui sont extrêmement complexes. En quoi serait-il plus difficile de prouver qu’un dirigeant a opté pour une mise à jour logiciel en sachant que cela rendrait obsolète des modèles anciens que de prouver la réalisation d’opérations financières internationales complexes destinées à manipuler le cours d’une action ? »

Thibault Turchet, de l’association Zero Waste France, estime lui aussi que même si les conditions (notamment de preuve) peuvent être « difficiles à réunir » pour que ce nouveau délit soit constitué, cela reste « souvent le cas en matière environnementale, surtout pour des particuliers isolés ». Or ces limites « n'enlèvent pas du tout leur utilité à cette infraction, qui demeure bien activable juridiquement, et qui constitue un signal fort ».

« On pourrait peut-être avoir un cas un jour » reconnaît de son côté Nicolas Godfroy, de l’UFC-Que Choisir, mais cela relèverait selon lui d’un cas rarissime – synonyme de forte prise de risque de la part de son initiateur. « Le seul moyen pour que ça puisse se faire, c'est soit une entente généralisée, soit une position dominante, parce que sinon l'intérêt est quand même fortement limité. Après, qu'il y ait des choix stratégiques un peu idiots dans la conception d'un appareil, c’est possible, mais de là à parler de volonté délibérée de limiter la durée de vie de son produit... »

« Hormis quelques cas particuliers, sur plein de produits, on voit que la durée de vie n'est pas mauvaise, poursuit le juriste. Des moments, vous avez des accidents industriels, mais qui sont pour moi malheureusement dus à la trop grande rapidité de sortie et de renouvellement de certains types de produits. »

Quant à la situation (très fréquente dans le secteur de l’informatique) des logiciels ou mises à jour ne pouvant être installés sur des systèmes d’exploitation qui seraient trop vieux, Nicolas Godfroy considère qu’il s’agit plutôt d’obsolescence organisée, dans la mesure où les fabricants anticipent la fin de vie de leurs produits. « Seul un recours » permettra de savoir s’il s’agit de pratiques relevant du nouvel article L441-2 du Code de la consommation, tranche de son côté Thibault Turchet.

Si le législateur n’a pas encore procédé à une fine analyse de l’utilité du délit d’obsolescence programmée qu’il a introduit l’année dernière (après de longs mois de tergiversations), le sujet pourrait revenir prochainement sur le devant de la scène, au Sénat. Une mission d’information sur « le devenir des matériaux et composants des téléphones mobiles » a en effet été lancée peu avant l’été et a commencé à aborder cette question pour ce secteur particulier. 

Commentaires (69)




quel bilan pour le délit d’obsolescence programmée ?





Celui prédit pour les temps futurs : nul.


Ce délit, tel qu’elaboré aujourd’hui, est auto-référent : il porte en lui sa propre obscolence, programmée à l’avance.


L’obsolescence programmé n’est plus vraiment d’actualité à la conception d’un produit on choisit exactement la durée de vie qu’il devra avoir (choix de type de matériaux, puissance de calculs) et du coup avec les test d’usure et de mise à jour on peut très vite avoir son cycle de vie.

Je prends en exemple Apple qui a reconnu publiquement que leur téléphone était concu pour avoir une durée de vie de 2 ans


Bonjour SEB annonce que ses produits seront réparable 10 ans :http://www.generation-nt.com/obsolescence-programmee-seb-repare-produits-10-ans-…


Je me posais une question concernant un casque audio philips (Fidelio L1).



Les mousses et le simili cuir semblent assez fragiles. Il n’est pas possible de les changer car il n’y a pas de pièces de rechange (officielles) et d’après certains utilisateurs qui ont tenté de les changer, ceux ci seraient collés au casque.



Est ce que ça rentre dans le cadre de l’obsolescence programmée ?



En effet, le casque fonctionne toujours mais n’est pas forcément utilisable. De plus, je suppose qu’il faut réussir à prouver que cela a été fait volontairement par Philips pour pousser le consommateur à l’achat d’un nouveau casque.



C’est drôle ce sujet, c’est l’arlésienne. Dans les propres colonnes de NXI on avait eu un article qui expliquait ce qui est aussi rappelé ici (Nicolas Godfroy, de l’UFC-Que Choisir « mais ce n’est pas lié à ce délit – d’ailleurs fortement limité dans sa mise en œuvre. »)  : “Le délit d’obsolescence programmée risque de ne pas changer grand chose” http://www.nextinpact.com/news/93098-interview-le-delit-d-obsolescence-programmee-risque-ne-pas-changer-grand-chose.htm



J’en profite pour rappeler un excellent article instructif sur la question (la réponse est essentiellement “non”), avec plusieurs liens : “L’obsolescence est-elle programmée ?” http://www.drgoulu.com/2013/05/01/lobsolescence-est-elle-programmee-2/








NeedSumSleep a écrit :



L’obsolescence programmé n’est plus vraiment d’actualité à la conception d’un produit on choisit exactement la durée de vie qu’il devra avoir (choix de type de matériaux, puissance de calculs) et du coup avec les test d’usure et de mise à jour on peut très vite avoir son cycle de vie.





Plutôt, on choisit la conception et la qualité des pièces détachées pour avoir une durée de vie moyenne de (au pif) 90 % des appareils au-dessus d’un seuil. Car chaque fois qu’on allonge cette moyenne ça augmente le coût de fabrication et donc de vente (très bien expliqué dans le 2e article que j’ai indiqué).







NeedSumSleep a écrit :



Je prends en exemple Apple qui a reconnu publiquement que leur téléphone était concu pour avoir une durée de vie de 2 ans





Tu as un article précis sur le sujet ?

J’imagine plutôt qu’ils ont constaté que la grande majorité de leurs clients changeaient de mobile au bout de 2 ans ou avant. Sinon, sans avoir de vue d’ensemble, je connais plusieurs personnes qui ont gardé leur iPhone plusieurs années. 



J’ai un petit doute sur le fonctionnement de cette loi, au niveau des dates.

En général, on ne fait pas une loi rétro-active par rapport aux commerce & industries, c’est potentiellement une catastrophe. Et les industriels trouvent pas ça fair-play et ils en font des caisses alors qu’on sait qu’ils nous vendaient sciemment de la daube depuis longtemps. Donc, pour qu’ils connaissent les règles du jeu à l’avance, la loi n’est pas rétroactive, enfin je suppose ?

Donc, cette loi s’applique-t-elle a un objet mis sur le marché la première fois avant la date de son décret, ou est-ce que la date de la vente, ou encore de la production est à prendre en compte ?

S’il est impossible de condamner un industriel pour l’obsolescence programmée d’un objet produit avant l’application de la loi, ça me parait normal qu’après 1 an, aucune procédure ne soit lancée, non ?

Si c’est bien le principe, on devrait voir les première tentatives pour des produits qui tomberaient en panne en série juste après leur période de garantie (de 2 ans si le fabriquant n’a pas fait de mauvaise foi de garantie légale en déclarant que c’est de la faute de l’utilisateur).



Si c’est bien le cas, n’oubliez pas de refaire un bilan dans 1-2 ans, il y aura peut-être de la matière.


Normalement, dans un marché concurrentiel informé, tu achètes en connaissance de cause : pas cher un produit qui risque de s’abîmer vite (je te cite “Les mousses et le simili cuir semblent assez fragiles. Il n’est pas possible de les changer”), ou bien un produit plus durable et généralement plus cher (ça dépend).








NeedSumSleep a écrit :



Je prends en exemple Apple qui a reconnu publiquement que leur téléphone était concu pour avoir une durée de vie de 2 ans







Source? Rumeur? Lien sérieux?  

J’ai un iPad Air de 2013 qui vient sans problème de recevoir sa mise à jour iOS 10 et l’iPhone 4S de 2011 ont reçu la mise à jour iOS 9, l’iPhone 5 de 2012 pouvant recevoir iOS 10.



Pas de recours ? Ce n’est peut-être pas grâce/à cause de cette obsolescence programmée, mais juste parce que c’est toujours aussi compliqué et cher de faire valoir ses droits.








ArchangeBlandin a écrit :



J’ai un petit doute sur le fonctionnement de cette loi, au niveau des dates.

En général, on ne fait pas une loi rétro-active par rapport aux commerce & industries, c’est potentiellement une catastrophe. Et les industriels trouvent pas ça fair-play et ils en font des caisses alors qu’on sait qu’ils nous vendaient sciemment de la daube depuis longtemps. Donc, pour qu’ils connaissent les règles du jeu à l’avance, la loi n’est pas rétroactive, enfin je suppose ?

Donc, cette loi s’applique-t-elle a un objet mis sur le marché la première fois avant la date de son décret, ou est-ce que la date de la vente, ou encore de la production est à prendre en compte ?



Si une nouvelle norme rend non-conforme un produit déjà sur le marché, il faut arrêter sa commercialisation. Tu ne peux pas continuer sous prétexte que la première mise sur le marché est plus ancienne. Donc j’imagine que ça s’applique à la date de la vente.

En revanche, pour qu’il y ait une affaire qui sorte, vu que la loi à un an, il faut que l’obsolescence ait été atteinte en moins d’un an, et que l’action en justice ait été initiée. Donc bon, pas étonnant qu’en un an on n’en soit pas là, sinon ce serait la preuve que les constructeurs abusent vraiment.



 



Salut.

Clairement, selon moi, ça rentre dans l’obsolescence programmée avec des pièces d’usure flagrantes et aucun SAV possible.








ArchangeBlandin a écrit :



 Et les industriels trouvent pas ça fair-play et ils en font des caisses alors qu’on sait qu’ils nous vendaient sciemment de la daube depuis longtemps. Donc, pour qu’ils connaissent les règles du jeu à l’avance, la loi n’est pas rétroactive, enfin je suppose ?





Tu achètes de la daube sciemment alors ?&nbsp;<img data-src=" />

(moi non)

&nbsp;

Sinon en effet la loi ne peut pas être rétro-active ; mais ceux qui l’ont poussée ont l’air de croire que la majorité des industriels conçoivent exprès leurs objets en ce sens, et peut-être qu’en plus ce serait facile à prouver avant même la durée de garantie…



ça ne m’étonnerai pas qu’ils aient dit un truc de ce genre,

mai pour renouveler le téléphone, non le jeter. A savoir une obsolescence technologique (toujours plus puissant, toujours plus à la mode) et non un abandon logiciel (contrairement à Archos…)


ton imprimante n’est pas une jet d’encre classique?

Pourtant les cartouches sont comme les “lames” d’un rasoir électrique, d’un prix proche de l’engin.



Acheter un truc au prix de ses recharges, c’est de la daube oui. (ton imprimante vaut probablement plus cher, mais ses composants sont les mêmes)


le “semble assez fragile” est mon avis au vu du nombre important de personne qui se plaignent sur internet du problème (pouvant être assez rapide 1 à 2 ans mais cela arrive surtout au alentour de 2-3 ans). De visu et au toucher il n’a pas l’air fragile.

Le casque coutait environ 280€.

C’est la première fois que j’achète un casque aussi cher et je n’ai pas du tout pensé à une usure de ce genre de pièces.

Cette expérience va d’ailleurs m’aider lors de mon prochain achat (le plus tard possible j’espère) et je privilégierai une marque qui propose d’emblée des pièces de rechange.

Sur un forum d’audiophile, un membre a même expliqué que Philips avait corrigé le tir sur le modèle suivant (Fidelio L2) et facilité le changement de ces pièces.


C’était un article des échos que j’avais lu il y’a longtemps bon ma mémoire à flancher et la durée estimé est de 3 ans:



http://www.lesechos.fr/19/04/2016/lesechos.fr/021852282080_pour-apple–les-iphon…


Alors, j’achète ce qui est disponible sur le marché…

Mon principe est la recherche du “moins daubique” !



Quand on a que de la daube ou un truc hors de prix qu’on peut pas (ou ne veut pas dépenser autant), on achète la daube…



Je trouve aussi que ce sont de grands optimistes, déjà, il faut qu’un cas se présente, ne fasse pas partie du passé, ça ferait très mauvaise presse à la société qui le vend (c’est l’impact psychologique de la loi normalement) donc il doivent déjà essayer d’éviter ça, et enfin, c’est de la procédure judiciaire qui sera longue à lancer, faut un gros dossier, c’est un énorme boulot de rassembler les témoignages des clients, des employés et d’avoir une panoplie d’experts fiables pour l’inévitable bataille d’experts du procès !

Donc, les associations qui soutenaient la loi espéraient que quelqu’un d’autre qu’eux se jette dans la bataille ? Je crois qu’ils devront être moteurs des premières poursuites, sinon, ça n’avancera pas.








alex.d. a écrit :



Si une nouvelle norme rend non-conforme un produit déjà sur le marché, il faut arrêter sa commercialisation. Tu ne peux pas continuer sous prétexte que la première mise sur le marché est plus ancienne. Donc j’imagine que ça s’applique à la date de la vente. &nbsp;





Pas tout à fait. Quand une nouvelle norme est plus restrictive, elle s’applique toujours avec un délai, c’est normal car la conception ne se refait pas en un claquement de doigts. Par exemple, les normes anti-pollution des voitures sont annoncées plusieurs années à l’avance.&nbsp;







alex.d. a écrit :



Donc bon, pas étonnant qu’en un an on n’en soit pas là, sinon ce serait la preuve que les constructeurs abusent vraiment.&nbsp;&nbsp;





On savait déjà que ce n’est pas le cas, en tous cas pas le cas où l’entendent certains promoteurs de la loi. On le voit ici où malgré tous les arguments certains sont persuadés de l’existence de cette “obsolescence programmée”.

&nbsp;



digital-jedi a écrit :



Salut.

Clairement, selon moi, ça rentre dans l’obsolescence programmée avec des pièces d’usure flagrantes et aucun SAV possible.





Ben non, c’est juste un produit un peu jetable avec un prix à l’avenant probablement. Si c’est flagrant, il n’y a pas tromperie, c’est juste de la qualité basique.



Tu n’es pas censé assumer combien de temps vont durer les mousses*. Tu fais un achat par rapport à ces fonctionnalités, et tu n’as pas d’information sur la durabilité du produit, et tu découvres par la suite que les pièces d’usure ne sont pas remplaçables et achetables =&gt; obsolescence programmée.

Les mousses, il y en a de différentes épaisseurs, avec différentes colles. C’est impossible de se faire une idée avec le casque dans l’emballage fermé.








dematbreizh a écrit :



ton imprimante n’est pas une jet d’encre classique?

Pourtant les cartouches sont comme les “lames” d’un rasoir électrique, d’un prix proche de l’engin.



Acheter un truc au prix de ses recharges, c’est de la daube oui. (ton imprimante vaut probablement plus cher, mais ses composants sont les mêmes)





J’ai une imprimante jet d’encre et on sait depuis très longtemps que le modèle économique de la plupart des fabricants est de vendre, surtout au grand public, des imprimantes à un prix très bas et ensuite de se rattraper sur les consommables. En plus ce n’est pas comme si on n’avait pas des comparatifs des prix à l’utilisation (Que Choisir, autres) pour les gros consommateurs. Moi ça m’arrange car j’imprime très peu chez moi, et mon imprimante marche très bien et j’ai gardé la précédente 10 ans en changeant de cartouches quelques fois.

&nbsp;





durthu a écrit :



le “semble assez fragile” est mon avis au vu du nombre important de personne qui se plaignent sur internet du problème (pouvant être assez rapide 1 à 2 ans mais cela arrive surtout au alentour de 2-3 ans). De visu et au toucher il n’a pas l’air fragile.

Le casque coutait environ 280€.

C’est la première fois que j’achète un casque aussi cher et je n’ai pas du tout pensé à une usure de ce genre de pièces.

Cette expérience va d’ailleurs m’aider lors de mon prochain achat (le plus tard possible j’espère) et je privilégierai une marque qui propose d’emblée des pièces de rechange.

Sur un forum d’audiophile, un membre a même expliqué que Philips avait corrigé le tir sur le modèle suivant (Fidelio L2) et facilité le changement de ces pièces.





Dans ton cas tu sembles être mal tombé alors, en effet le prix n’est pas anodin. Sur ce genre de matériel qui peut durer très longtemps, j’essaie de me renseigner (j’y passe du temps d’ailleurs) pour acheter une valeur sûre, ce que tu avais peut-être fait.

&nbsp;





NeedSumSleep a écrit :



C’était un article des échos que j’avais lu il y’a longtemps bon ma mémoire à flancher et la durée estimé est de 3 ans:



http://www.lesechos.fr/19/04/2016/lesechos.fr/021852282080_pour-apple–les-iphon…





Merci je vais lire.









dematbreizh a écrit :



ton imprimante n’est pas une jet d’encre classique?

Pourtant les cartouches sont comme les “lames” d’un rasoir électrique, d’un prix proche de l’engin.



Acheter un truc au prix de ses recharges, c’est de la daube oui. (ton imprimante vaut probablement plus cher, mais ses composants sont les mêmes)



Dans le cas d’une imprimante, tu n’achètes pas vraiment l’imprimante au prix de sa cartouche. La cartouche livrée d’origine avec les imprimantes est en général beaucoup plus petite que celle vendue comme recharge.

Parfois, elle est physiquement plus petite ; souvent, elle fait la même taille mais elle est moins remplie.









ArchangeBlandin a écrit :



Alors, j’achète ce qui est disponible sur le marché…

Mon principe est la recherche du “moins daubique” !



Quand on a que de la daube ou un truc hors de prix qu’on peut pas (ou ne veut pas dépenser autant), on achète la daube…





Je ne sais pas ce que tu appelles de la daube, en tous cas je n’ai pas cette vision dichotomique entre “daube” et “hors de prix”. On me disait quand j’étais ado : “for peanuts you get peanuts”, donc si c’est pour garder je préfère mettre plus cher et avoir l’esprit tranquille (par exemple “Miele” pour les machines à laver, même si c’est en effet beaucoup plus cher).







ArchangeBlandin a écrit :



Je trouve aussi que ce sont de grands optimistes, déjà, il faut qu’un cas se présente, ne fasse pas partie du passé, ça ferait très mauvaise presse à la société qui le vend (c’est l’impact psychologique de la loi normalement) donc il doivent déjà essayer d’éviter ça [..]

Donc, les associations qui soutenaient la loi espéraient que quelqu’un d’autre qu’eux se jette dans la bataille ? Je crois qu’ils devront être moteurs des premières poursuites, sinon, ça n’avancera pas.



&nbsp;

C’est évident que ce n’est pas à l’avantage d’une société de concevoir des objets qui tombent en panne systématiquement après la garantie (et il y a des gens qui croient que c’est possible en plus, alors que ça serait balaise, cf l’article posté de Dr Goulu).

Et les associations (comme UFC Que Choisir) pouvaient déjà agir quand un produit avait eu beaucoup trop de retours. Cette loi ne sert à rien et la plupart des spécialistes l’avaient dit.









digital-jedi a écrit :



Tu n’es pas censé assumer combien de temps vont durer les mousses*. Tu fais un achat par rapport à ces fonctionnalités, et tu n’as pas d’information sur la durabilité du produit, et tu découvres par la suite que les pièces d’usure ne sont pas remplaçables et achetables =&gt; obsolescence programmée.

Les mousses, il y en a de différentes épaisseurs, avec différentes colles. C’est impossible de se faire une idée avec le casque dans l’emballage fermé.





“tu n’as pas d’information sur la durabilité du produit” : oui et non, une marque a sa réputation, ou certains modèles ont une meilleure réputation que d’autres. Normalement à l’achat tu devrais regarder si les mousses sont remplaçables car c’est la partie qui s’use (et en contact avec la peau et les cheveux en plus).

Je suis d’accord pour l’emballage fermé, mais on a quand même les moyens de se renseigner sur les forums et les sites pour savoir les modèles a priori les plus robustes, non ?

(après on peut mal tomber, comme notre commentateur qui avait quand même déboursé 280 E)



Ils agissaient sur la garantie, au minimum, ça donne déjà 2 ans de durée de vie au produit.

Ensuite, ils avaient le vice caché, l’obsolescence programmée, c’est un vice caché volontaire. Tout le problème est dans le volontaire, comme c’est un élément difficile à prouver, on retombera sur les vices cachés ou une loi qui s’approche de ça (je ne sais pas comment est formulée la loi là dessus, il existe quelque chose, enfin je crois).



Quand je parlais d’acheter le moins daubique, je ne pensais pas spécifiquement au gros électroménager et aux trucs vraiment coûteux, où tu vas bien comparer et rechercher ce qui existe avant d’acheter.



Imagine plutôt, tu as besoin d’une poignée de porte, tu vas au magasin à côté de chez toi, tu as 3 choix, qui coûtent 1, 2, 4, tu te dis 4 c’est cher, pis y a le design qui va pas, ta femme en voudra pas, et là tu achètes le “moins daubique qui est pas hors de prix et qui va à peu près convenir”.

Pour ce type de produit, c’est pas comme l’électroménager, qui est un domaine où l’on a un tas de retours utilisateurs sur la qualité, la fiabilité et les aspects pratiques.

C’est à mon avis valable pour tout achat où tu ne peux pas faire des recherche approfondies avant.


J’ai grossi le trait, mais il y a des imprimantes (et rasoirs) au prix de 50€.

Et des recharges (noir + couleur donc) existent aussi dans ces prix (http://www.cdiscount.com/informatique/cartouche-encre-toner-consommable-papier/l…|cd )


Oui, mais l’imprimante à 50€, elle contient une cartouche qui n’est pas la même que celle vendue 50€.

&nbsp;








alex.d. a écrit :



Oui, mais l’imprimante à 50€, elle contient une cartouche qui n’est pas la même que celle vendue 50€.







+1



D’autant que l’achat d’une imprimante devrait toujours passer par l’analyse des consommables, leur prix et leurs capacités.

Malheureusement le consommateur ne sait pas et prend la douche froide lorsqu’il passe à la caisse.

// Certains étaient même arrivés à la conclusion qu’il était plus intéressant de jeter l’imprimante et d’en prendre une neuve plutôt que d’acheter juste les consommables :(



Le souci, c’est surtout qu’il y a une zone grise entre obsolescence programmée et durée de vie du produit. Le truc reviendrait à devoir prouver la durée de vie d’un produit (avec tous ses composants) et que cette durée de vie estimée est réduite volontairement. Or tout constructeur estime les durées de vie/cycles de leur produit pour prévoir leur stratégie commerciale et suivi estimé SAV…&nbsp;



De fait, cette loi ne sert strictement à rien… Comme déjà avancé plus haut, les dimensions de notoriété, coût du SAV, etc. font le nécessaire.


L’obsolescence programmée n’est vraiment pas quelque chose de facile à remarquer.

Lors de la conception d’un appareil, 2 facteurs vont forcément s’opposer : le prix et le taux de panne. Pour la plupart des pièce, on connait leur taux de panne. Donc oui, une entreprise peu avoir une estimation de la durée de vie de leurs appareils.

Pour les pièces de rechange, en informatique, un ordi des années 80 est presque une pièce de collection alors qu’à coté une cocotte minute de la même époque, tu retrouve facilement joints, soupapes et même poignée. La “hightech” évolue à une très grande vitesse, contrairement à une cocotte minute qui n’a pratiquement pas évolué depuis 50ans, les modèles n’ont presque pas bougés (Voici 2 super pubs pour la super cocotte seb d’époque et le modèle vendu aujourd’hui) mais aussi parce que la conception est très compliqué, elle implique un très grand nombre de pièce (il suffit de compter le nombre de pignon dans un imprimante qui sont en plus tous en plastique car bon, soyons honnête, en métal ça serait hors de prix).









x689thanatos a écrit :



+1



D’autant que l’achat d’une imprimante devrait toujours passer par l’analyse des consommables, leur prix et leurs capacités.

Malheureusement le consommateur ne sait pas et prend la douche froide lorsqu’il passe à la caisse.

// Certains étaient même arrivés à la conclusion qu’il était plus intéressant de jeter l’imprimante et d’en prendre une neuve plutôt que d’acheter juste les consommables :(





Les imprimantes, avec les consoles, sont les cas d’écoles de vente à perte ou sans marge (pour le constructeur, c’est légal et de toute façon très difficilement vérifiable) dont les bénéfices sont fait sur les consommables.



Ce n’es pas un gros problème en sois.

Juste qu’entre le prix d’achat et le prix des consommables, vérifier avant évite des surprises.



Apres pour le coup des imprimantes de base moins cher que de changer les consommables (noire + couleurs), c’est surtout d’un point de vue écologique ou c’es dommage.


Si Apple aurait laissé entendre que la durée de vie des iPhone est de 3 ans, c’est bizarre qu’elle permette l’installation d’iOS 10 sur des tél d’il y a 5 ans. Que pour les ordi, Sierra s’installera sur des ordi d’environ 10 ans…



Concernant les iPhones que j’ai eu, je n’en ai jamais jeté,

contrairement à mes précédents tél qui au bout de 2 ans ou moins étaient

dans un état déplorables. Et ils ont tous eux une vie après (revente ou

cadeau), et ils sont tous encore en vie.



C’est sûr que Samsung, wiko & co fournissent du SAV et des mises à jour bien au delà de 6 mois pour leurs périphériques… Ah non, ce n’est pas le cas ?


J’avais acheté la mienne suite à un test qui donnait le coût à la page.








Jarodd a écrit :



Pas de recours ? Ce n’est peut-être pas grâce/à cause de cette obsolescence programmée, mais juste parce que c’est toujours aussi compliqué et cher de faire valoir ses droits.





C’est juste parce que cette supposé obsolescence programmée est essentiellement un mythe, ce n’est pas faute de le répéter à chaque nouvelle sur le sujet. Va lire le lien du Dr Goulu que j’ai posté par exemple, tu en apprendras pas mal.









ArchangeBlandin a écrit :



Ils agissaient sur la garantie, au minimum, ça donne déjà 2 ans de durée de vie au produit.

Ensuite, ils avaient le vice caché, l’obsolescence programmée, c’est un vice caché volontaire. Tout le problème est dans le volontaire, comme c’est un élément difficile à prouver, on retombera sur les vices cachés ou une loi qui s’approche de ça (je ne sais pas comment est formulée la loi là dessus, il existe quelque chose, enfin je crois).





Je pense aussi aux constructeurs qui font des campagnes massives de rappel, pour les voitures par exemple mais pas seulement, les mobiles ou ordinateurs dès qu’un problème un peu important est constaté. Donc les constructeurs sont attentifs au taux de panne de leur matériel, ça me semble évident.

&nbsp;





ArchangeBlandin a écrit :



Quand je parlais d’acheter le moins daubique, je ne pensais pas spécifiquement au gros électroménager et aux trucs vraiment coûteux, où tu vas bien comparer et rechercher ce qui existe avant d’acheter.&nbsp;



Imagine plutôt, tu as besoin d’une poignée de porte, tu vas au magasin à côté de chez toi, tu as 3 choix





Le scandale de la poignée de porte qui a un vice caché&nbsp;<img data-src=" />&nbsp;.

(t’as pas choisi un exemple parlant <img data-src=" />&nbsp;)



J’ai choisi un exemple où le fabriquant peut se moquer de la qualité SAV, tu ne connaissais pas la marque, ça t’a coûté moyennement cher, on n’est pas des millions à avoir acheté ce produit…

Du coup, personne ne lancera les poursuites, l’écho médiatique sera nul, ni les lois précédentes, ni la loi sur l’obsolescence programmée (à xxxx ouvertures de la porte et paf ça casse) n’atteindront jamais le fabriquant.



On peut surement en trouver de meilleurs, mais pour un tas de produits, si personne n’est blessé suite à un problème, il n’y aura pas de poursuites.



Moins l’objet est cher et moins il cause de dégâts quand il casse, plus le fabriquant est à l’abri.



Parlons de l’obsolescence programmée des perceuses, la mienne est en train de lâcher !








ArchangeBlandin a écrit :



à xxxx ouvertures de la porte et paf ça casse) n’atteindront jamais le fabriquant.





T’es une brute avec les portes on dirait&nbsp;<img data-src=" />&nbsp;. Je n’en ai pas encore cassé (de poignée ni de porte).







ArchangeBlandin a écrit :



Parlons de l’obsolescence programmée des perceuses, la mienne est en train de lâcher !





Que Choisir a déjà testé des perceuses et il me semble qu’ils testent l’endurance (indiquée sur certaines modèles je crois).









Kurton a écrit :



Le souci, c’est surtout qu’il y a une zone grise entre obsolescence programmée et durée de vie du produit. Le truc reviendrait à devoir prouver la durée de vie d’un produit (avec tous ses composants) et que cette durée de vie estimée est réduite volontairement. Or tout constructeur estime les durées de vie/cycles de leur produit pour prévoir leur stratégie commerciale et suivi estimé SAV…&nbsp;



De fait, cette loi ne sert strictement à rien… Comme déjà avancé plus haut, les dimensions de notoriété, coût du SAV, etc. font le nécessaire.



Et l’imprimante qui refuse d’imprimer parce qu’elle estime qu’après l’impression de N pages c’est fini, alors qu’il reste de l’encre dans la cartouche, c’est bon pour la stratégie commerciale ? C’est pourtant un cas avéré où la durée de vie (du consommable) est réduite volontairement. Ça ne perdure que par manque d’information des consommateurs (le lecteur de NXI n’est pas représentatif).

Il y a plein d’autres exemples qui ne nuisent pas à la notoriété uniquement parce que le péquenot moyen ne s’en rend pas compte, mais s’ils savaient… Bien entendu, il est difficile de prouver que c’est bien de l’obsolescence programmée et non de l’incompétence, mais il y a parfois des erreurs de conception que même un étudiant en première année de BTS ne fait plus, et qui se retrouvent pourtant dans des produits commercialisés (condensateurs électrochimiques placés contre un régulateur de courant sur les TV et qui périt desséché, microswitch placé juste sur le chemin de la soupape de vapeur dans une certaine machine espresso et qui périt tout rouillé en un an, etc.)









ArchangeBlandin a écrit :



Parlons de l’obsolescence programmée des perceuses, la mienne est en train de lâcher !



En général le magasin conseille d’en racheter une neuve et ne préconise pas la réparation, mais la panne la plus courante sur les perceuses, c’est l’usure des charbons. Ça se change facilement soi-même et ça coûte 5€. Il faut juste le savoir (maintenant tu sais).

&nbsp;



Est ce que quelqu’un peut m’expliquer la différence entre “durée de vie ” et “obsolescence programmé” ?



Par ce que&nbsp; en tant qu’ingénieur mécanique structure,

&nbsp;je passe mon temps à estimer la durée de vie moyenne de composants.

&nbsp; je sais donc très bien sur les produits que j’étudie lesquels vont&nbsp; fatiguer/casser en premiers et la durée de vie associée.



Ainsi les constructeurs ont bien une estimation de la durée de vie des composants de leurs produits.

ils savent donc bien à quel moment des défaillances/cassent peuvent apparaitre. Et ils font des modifs si ils jugent que les composants sont sous ou sur-dimensionné.

&nbsp;

Ainsi la durée de vie suivant les secteurs industriels n’étant pas systématiquement réglementé à ma connaissance, chacun fait ce qu’il veut …&nbsp; non ? c’est de l’obsolescence programmé ??



&nbsp;


la durée de vie c’est à peu près objectif, car statistique

l’obsolescence programmée c’est choisir volontairement des composants à durée de vie faible.


En fait, tu renvoies la responsabilité à l’acheteur plutôt qu’au vendeur dans ta réponse. C’est à l’acheteur d’enquêter pour chaque achat qu’il doit faire, pour chaque fonctionnalité “vendue” d’un produit, pour chaque spécification.

“une marque a sa réputation, ou certains modèles ont une meilleure réputation que d’autres.”

Il y a déjà eu des messages de plainte sur le forum indiquant que même sur des modèles chers de marque réputée, des problèmes d’usure rapide ou de casse ont été constatés. Pour certains produits, il n’est plus possible de se fier à la réputation de la marque.

Ce que j’apprécie par exemple maintenant, c’est quand tu achètes de l’électroménager, tu as l’info en spéc sur le temps de mise à disposition des pièces de réparation. Chose que tu n’as pas par exemple pour un casque audio.


Dans l’industrie, de professionnel à professionnel, dans un marché restreint j’entends seulement, tu ne vas pas volontairement faire de l’obsolescence programmée. Sinon tu te fais dégager par ton concurrent qui propose un produit plus fiable et plus pérenne. Tu dois juste maitriser ton coût objectif par rapport à tes spécs, ce que tu expliques.

Dans le grand public, là tu tombes sur les cas d’obsolescence programmée car tous le pratiquent. Donc tu ne peux pas plus te tourner vers un fabricant qu’un autre parce que tout le marché grand public est pourri et qu’ils font ce qu’ils veulent en toute impunité. A part aux USA avec les class actions, mais même aux USA, les fabricants pondèrent le bénéfice de l’obso programmée vs les class actions, et si c’est positif, ok on continue l’obso.








alex.d. a écrit :



Et l’imprimante qui refuse d’imprimer parce qu’elle estime qu’après l’impression de N pages c’est fini, alors qu’il reste de l’encre dans la cartouche, c’est bon pour la stratégie commerciale ? C’est pourtant un cas avéré où la durée de vie (du consommable) est réduite volontairement.





Ah, la fameuse imprimante, dans le docu pas terrible sur le sujet ? J’ai une très bonne critique de ce documentaire sous la main si tu veux.

La raison de ce blocage était de garantir la qualité d’impression.







alex.d. a écrit :



Il y a plein d’autres exemples qui ne nuisent pas à la notoriété uniquement parce que le péquenot moyen ne s’en rend pas compte, mais s’ils savaient… Bien entendu, il est difficile de prouver que c’est bien de l’obsolescence programmée et non de l’incompétence, mais il y a parfois des erreurs de conception





Plein d’exemples ? Ben vas-y.

Encore une fois, il y a parfois des conceptions foireuses, mais c’est loin d’être une généralité ; de plus on ne voit que ce qui tombe en panne et pas ce qui reste. Et pour finir, on peut (et même on doit) se renseigner sur la fiabilité d’un matériel qu’on souhaite acheter.

&nbsp;









digital-jedi a écrit :



En fait, tu renvoies la responsabilité à l’acheteur plutôt qu’au vendeur dans ta réponse. C’est à l’acheteur d’enquêter pour chaque achat qu’il doit faire, pour chaque fonctionnalité “vendue” d’un produit, pour chaque spécification.





On est dans un marché concurrentiel et avec la possibilité d’échanger sur la fiabilité des matériels (et des revues qui en parlent). Donc les vendeurs proposent leurs matériels et les acheteurs choisissent, ça me paraît un fonctionnement classique. Il y a des marques qui basent leur notoriété et leur pérennité sur la qualité de leurs produits.

En tous cas si j’étais un industriel j’essayerais de produire du matériel relativement fiable à coût maîtrisé, ce qui doit être plus facile à dire qu’à faire.







digital-jedi a écrit :



“une marque a sa réputation, ou certains modèles ont une meilleure réputation que d’autres.”&nbsp;

Il y a déjà eu des messages de plainte sur le forum indiquant que même sur des modèles chers de marque réputée, des problèmes d’usure rapide ou de casse ont été constatés. Pour certains produits, il n’est plus possible de se fier à la réputation de la marque.&nbsp;





Oui mais il s’agit de certains produits, plutôt l’exception que la généralité. Et sachant cela, je n’achète jamais les modèles à leur sortie, je pense qu’il faut bien attendre 6 mois à 1 an (voire plus) que les soucis de jeunesse soient résolus.

&nbsp;



digital-jedi a écrit :



Dans l’industrie, de professionnel à professionnel, dans un marché restreint j’entends seulement, tu ne vas pas volontairement faire de l’obsolescence programmée. Sinon tu te fais dégager par ton concurrent qui propose un produit plus fiable et plus pérenne. Tu dois juste maitriser ton coût objectif par rapport à tes spécs, ce que tu expliques.

Dans le grand public, là tu tombes sur les cas d’obsolescence programmée car tous le pratiquent.





J’ai un problème de logique là, sans compter que “tous le pratiquent”, c’est tout simplement faux, ça a été assez dit&nbsp;<img data-src=" />&nbsp;. Vraiment, lis cet article&nbsp;“L’obsolescence est-elle programmée ?”&nbsp;http://www.drgoulu.com/2013/05/01/lobsolescence-est-elle-programmee-2/&nbsp;.

Tu penses que le grand public est moins informé que le professionnel, sur la qualité de ce qu’il achète ? En grand public aussi, tu te fais dégager si tu fais de la mouise, du moins par tous ceux qui regardent un peu avant d’acheter. Rien que OCZ après tous les problèmes sur ses SSD, plus personne ou presque n’en a acheté après, pendant des mois au minimum.



Merci pour la réponse ;)



C’est tout de même très flou/ subjectif cette “durée de vie faible” pour estimer&nbsp; si il y a obsolescence programmé ou non, surtout en l’absence de réglementation spécifique ou d’analyses poussées.



Et le plus hypocrite dans cette histoire est de démontrer qu’il y a volonté délibérée …&nbsp;



&nbsp; Dans le domaine des objets techniques il suffit d’invoquer une histoire de coût/masse supplémentaire pour faire sauter cet argument …



Bref, c’est un premier pas mais il faudrait aller plus loin dans la démarche pour&nbsp; voir une véritable responsabilisation de la part des&nbsp; constructeurs.


Non, pas forcément, si tu ne prends que des composants bas de gamme, ce n’est pas de l’obsolescence programmée, mais un choix dans la gamme du produit : tu vises le bas de gamme, vendu pas cher, qui peut péter à tout moment.




L'obsolescence programmée matérielle, c'est choisir volontairement au moins un composant dont la durée de vie est nettement inférieure aux autres, rendant l'utilisation du produit impossible ou fortement dégradée      






Volontairement, nettement, , impossible, fortement... ça en fait des mots contestables dans leur définition, et en plus complexes à prouver.      






Les puristes rajouteront plein d'autres notions, le prix de la pièce concernée, la facilité à s'en procurer une de rechange et procéder à la réparation soi-même, l'impact écologique du produit qui serait jeté, etc. Genre va défendre l'obs programmée materielle d'un siphon d'évier ou de la poignée de porte comme dit plus haut!      






Enfin, comme les produits ciblés sont surtout ceux de la high tech, le soucis est surtout logiciellou de normes (compatibilité), et là, peut-on toujours parler d'obs programmée...   






Bref, le truc impossible à prouver, à défendre, et que seuls des politiques à la ramasse peuvent pondre.







OlivierJ a écrit :



Ah, la fameuse imprimante, dans le docu pas terrible sur le sujet ? J’ai une très bonne critique de ce documentaire sous la main si tu veux.

La raison de ce blocage était de garantir la qualité d’impression.

&nbsp;

Plein d’exemples ? Ben vas-y.

Encore une fois, il y a parfois des conceptions foireuses, mais c’est loin d’être une généralité ; de plus on ne voit que ce qui tombe en panne et pas ce qui reste. Et pour finir, on peut (et même on doit) se renseigner sur la fiabilité d’un matériel qu’on souhaite acheter.





Quel docu ? Je n’ai pas attendu Cash Investigation pour trouver que c’est scandaleux que les imprimantes décident pour toi quand elles estiment que la cartouche est vide. Ça fait 10 ans que je suis conscient du problème. D’ailleurs, sur le marché professionnel (qui est nettement moins constitué de pigeons), les imprimantes allument le voyant quand le niveau d’encre est bas, mais elles continuent d’imprimer jusqu’au bout. Ils sont peut-être moins exigeants sur la “qualité d’impression” ?



Oui on doit se renseigner sur la fiabilité d’un matériel qu’on souhaite acheter. Puisque tu es si fort, tu peux donc m’aider à trouver une référence de machine espresso (une vraie, pas des capsules) qui soit susceptible de durer plus de 4 ans (record de longévité de mes machines sur les 15 dernières années – et encore, j’ai fait des réparations moi-même, sinon ça aurait été moins).

&nbsp;









OlivierJ a écrit :



Ah, la fameuse imprimante, dans le docu pas terrible sur le sujet ? J’ai une très bonne critique de ce documentaire sous la main si tu veux.

La raison de ce blocage était de garantir la qualité d’impression.





raison un peu faible : à ce train là le vendeur peut très bien dire que l’imprimante exige le remplacement de la cartouche encore remplie à 50% “pour garantir la qualité d’impression”



L’autre consommable rigolo (dans les imprimantes) c’est l’unité d’imagerie. C’est prévu pour 10K impressions (dans les spec et sur la boîte), ça exige son remplacement en bloquant l’imprimante au bout de 8K (et ça peut se débloquer avec un code à faire sur le panneau de commande de la machine… l’unité pousse alors tranquillement jusqu’à 12K impressions avant que le premier signe de baisse de qualité n’apparaisse).



Est-ce de l’obsolescence programmée ou une espèce de contrôle qualité ? (perso je n’ai pas la réponse. De mon point de vue, l’obsolescence programmée n’a rien à foutre dans la loi parce qu’il est virtuellement impossible de prouver formellement que ça a été construit ainsi dans un but malhonnête…)



mon propos était juste l’opposition donnée statistique neutre VS malveillance volontaire à but lucratif <img data-src=" />








OlivierJ a écrit :



Plein d’exemples ? Ben vas-y.&nbsp;



Ah, j’ai oublié de répondre sur ce point-là. Des exemples, j’en avais déjà donné deux. Je peux ajouter le robot ménager qui a des engrenages tout métal, sauf un en plastique. Incompétence ou sabotage ? Et l’aspirateur qui n’a pas dix ans, mais pour lequel le fabricant ne fabrique plus de sacs. Le lave-linge qui use ses roulements (usure normale), mais qu’il faut désormais démonter intégralement pour changer la pièce (donc non rentable quand c’est fait par un SAV) alors qu’avant sur les anciens modèles ça se faisait facilement.



Tout ça rien qu’avec mon expérience perso. C’est ça qui me fait dire que c’est généralisé. Et je comprends aussi que celui qui ne répare pas son électroménager lui-même ne se rends pas compte du problème.



Bien évidement.. Il aurait ‘simplement’ fallu augmenter la duré de garantie obligatoire, et .. oh ! Miracle, les produits ne cassent plus tout seuls au bout de 2ans, ( mais de 3 )








Duconlajoie a écrit :



Bref, c’est un premier pas mais il faudrait aller plus loin dans la démarche pour&nbsp; voir une véritable responsabilisation de la part des&nbsp; constructeurs.





Heu, en quoi ils ne sont pas responsables ? Responsables de quoi d’ailleurs ?

Et les acheteurs sont aussi responsables de ce qu’ils achètent, après tout si personne n’achetait de la camelote, ça ne se vendrait pas.





steinfield a écrit :



Non, pas forcément, si tu ne prends que des composants bas de gamme, ce n’est pas de l’obsolescence programmée, mais un choix dans la gamme du produit : tu vises le bas de gamme, vendu pas cher, qui peut péter à tout moment.



[..]



 Les puristes rajouteront plein d'autres notions, le prix de la pièce concernée, la facilité à s'en procurer une de rechange et procéder à la réparation soi-même, l'impact écologique du produit qui serait jeté, etc. [..]   

Bref, le truc impossible à prouver, à défendre, et que seuls des politiques à la ramasse peuvent pondre.







De ce qu’on peut voir, c’est essentiellement un choix de gamme et de prix. Je me demande toujours comment feraient les beaux esprits qui pensent que l’obsolescence programmée est répandue s’ils devaient produire eux-mêmes à coût abordable (c’est-à-dire qui permet de se vendre) un produit raisonnablement fiable.

Ça me fait penser que j’ai une copine qui a bossé au contrôle qualité d’une marque d’électro-ménager et son but était de faire des statistiques de fiabilité pour évidemment l’améliorer, identifier les bonnes et moins bonnes conceptions.



Je pense comme toi que d’une part la loi est inutile pour plusieurs raisons, et que d’autre part avec l’accent qui est mis de plus en plus sur l’écologie (au sens de la consommation raisonnable et à l’évitement du gâchis des ressources), les fabricants vont en partie jouer sur le côté réparable de leur matériel, quand c’est possible, car à long terme ça va devenir important.



C’est surtout des journalistes du Guardian qui confondent durée de vie et durée d’usage.

Apple indique bien 3 ans d’usage sur sa pagepour le 1er utilisateur dans le cadre de l’étude de la consommation de ses produits…

“For the purposes of our assessment, years of use, which are based on first owners, are conservatively modeled to be four years for OS X and tvOS devices and three years for iOS and watchOS devices. Most Apple products last significantly longer, are kept current through regular software updates, and are passed along or resold by the first owner for others to use”

&nbsp;

&nbsp;








alex.d. a écrit :



Quel docu ? Je n’ai pas attendu Cash Investigation pour trouver que c’est scandaleux que les imprimantes décident pour toi quand elles estiment que la cartouche est vide.





J’ai parlé du documentaire parce que cet exemple a été repris partout, comme si c’était généralisé.

cf “Le mythe de l’obsolescence programmée”&nbsphttp://econoclaste.org.free.fr/econoclaste/?p=7583







alex.d. a écrit :



D’ailleurs, sur le marché professionnel (qui est nettement moins constitué de pigeons), les imprimantes allument le voyant quand le niveau d’encre est bas, mais elles continuent d’imprimer jusqu’au bout. Ils sont peut-être moins exigeants sur la “qualité d’impression” ?&nbsp;





Tu parles d’imprimantes laser j’imagine. Et ce n’est pas le même prix non plus, si c’est du pro. D’autre part je n’ai pas eu ton problème de niveau d’encre qui n’irait pas jusqu’au bout (ni dans mes connaissances).







alex.d. a écrit :



Oui on doit se renseigner sur la fiabilité d’un matériel qu’on souhaite acheter. Puisque tu es si fort, tu peux donc m’aider à trouver une référence de machine espresso (une vraie, pas des capsules) qui soit susceptible de durer plus de 4 ans (record de longévité de mes machines sur les 15 dernières années – et encore, j’ai fait des réparations moi-même, sinon ça aurait été moins).&nbsp;&nbsp;





Je pense que tu n’as pas besoin de moi pour ça. Tu parles d’une machine expresso j’imagine (sinon mes parents ont la même machine Nespresso&nbsp;depuis des années et elle marche bien).









WereWindle a écrit :



raison un peu faible : à ce train là le vendeur peut très bien dire que l’imprimante exige le remplacement de la cartouche encore remplie à 50% “pour garantir la qualité d’impression”&nbsp;





Je ne sais pas si c’était l’unique raison, mais j’aimerais bien entendre ce que dit le fabricant à ce sujet.

&nbsp;





WereWindle a écrit :



L’autre consommable rigolo (dans les imprimantes) c’est l’unité d’imagerie. C’est prévu pour 10K impressions (dans les spec et sur la boîte), ça exige son remplacement en bloquant l’imprimante au bout de 8K (et ça peut se débloquer avec un code à faire sur le panneau de commande de la machine… l’unité pousse alors tranquillement jusqu’à 12K impressions avant que le premier signe de baisse de qualité n’apparaisse).&nbsp;



Est-ce de l’obsolescence programmée ou une espèce de contrôle qualité ? (perso je n’ai pas la réponse. De mon point de vue, l’obsolescence programmée n’a rien à foutre dans la loi parce qu’il est virtuellement impossible de prouver formellement que ça a été construit ainsi dans un but malhonnête…)





Je ne pige pas bien l’intérêt de ce blocage déblocable, là aussi j’aimerais bien avoir le mot du fabricant. Si on peut débloquer ça en rentrant juste un code, ça ne me paraît pas de l’obsolescence programmée. Peut-être que sur certains exemplaires fortement sollicités, ça commence à flancher vers 8 K impressions, possible aussi que le constructeur ait été trop prudent.



Disons qu’on rentre surtout dans des considérations écologiques,&nbsp; économiques et politiques dont la portée est plus important que “l’obs programmée” qui est quasiment inexistante en tant que telle.



Un énorme pan de l’économie mondiale, si ce n’est toute, est basée sur la consommation et la croissance permanente; en produisant fiable, durable, réparable, tu es à l’opposé de ce modèle et tu le coules façon touché coulé.



Ce qu’il nous faut, ce n’est pas une loi fanco-française, c’est un changement de paradigme économique mondial…. bref ça n’est pas prêt d’arrivé!








OlivierJ a écrit :



Je pense que tu n’as pas besoin de moi pour ça.



Si, je suis sérieux. Tous ceux qui nient l’obsolescence programmée sortent toujours le même argument : il suffit de se renseigner sur la durée de vie des produits. Et bien j’essaie de me renseigner, je trouve plein de monde qui se pose la question, mais les réponses ? Non.

Donc si selon toi il suffit de se renseigner, moi je dis : chiche.









alex.d. a écrit :



Ah, j’ai oublié de répondre sur ce point-là. Des exemples, j’en avais déjà donné deux. Je peux ajouter le robot ménager qui a des engrenages tout métal, sauf un en plastique. Incompétence ou sabotage ? Et l’aspirateur qui n’a pas dix ans, mais pour lequel le fabricant ne fabrique plus de sacs. Le lave-linge qui use ses roulements (usure normale), mais qu’il faut désormais démonter intégralement pour changer la pièce (donc non rentable quand c’est fait par un SAV) alors qu’avant sur les anciens modèles ça se faisait facilement.





ça reste 2 exemples parmi des myriades de produits.

L’engrenage en plastique, je ne sais pas pourquoi, ça peut être des raisons d’usure (oui selon plastique ou usure des autres engrenages en métal) ou de bruit, par exemple.

Pour mon aspirateur traîneau Miele qui a 20 ans j’ai encore des sacs disponibles.

Le démontage plus poussé, c’est probablement dû au fait que ça doit être moins cher à concevoir comme ça l’est, ou bien parce que le modèle est plus sophistiqué. C’est toujours une question d’économie de prix de revient. La facilité de réparation d’une voiture moderne ne peut pas être aussi facile qu’une 2 CV, on paie le prix de la sophistication des moteurs (qui consomment et polluent moins).





Firefly’ a écrit :



Bien évidement.. Il aurait ‘simplement’ fallu augmenter la duré de garantie obligatoire, et .. oh ! Miracle, les produits ne cassent plus tout seuls au bout de 2ans, ( mais de 3 )





Ah oui ?

C’est bien ce genre d’affirmation pas du tout fondée.







smosmo a écrit :



C’est surtout des journalistes du Guardian qui confondent durée de vie et durée d’usage.

Apple indique bien 3 ans d’usage sur sa pagepour le 1er utilisateur dans le cadre de l’étude de la consommation de ses produits…

“For the purposes of our assessment, years of use, which are based on first owners, are conservatively modeled to be four years for OS X and tvOS devices and three years for iOS and watchOS devices. Most Apple products last significantly longer, are kept current through regular software updates, and are passed along or resold by the first owner for others to use” &nbsp;





Merci pour l’info.









steinfield a écrit :



Disons qu’on rentre surtout dans des considérations écologiques,&nbsp; économiques et politiques dont la portée est plus important que “l’obs programmée” qui est quasiment inexistante en tant que telle.



Un énorme pan de l’économie mondiale, si ce n’est toute, est basée sur la consommation et la croissance permanente; en produisant fiable, durable, réparable, tu es à l’opposé de ce modèle et tu le coules façon touché coulé.



Ce qu’il nous faut, ce n’est pas une loi fanco-française, c’est un changement de paradigme économique mondial…. bref ça n’est pas prêt d’arrivé!





D’accord avec ton premier paragraphe, mais moins la suite.

&nbsp;

Les marques qui fondent leur “business” sur la durabilité et la fiabilité on en a depuis toujours. Leica, Mercedes et Miele produisent des objets conçus et connus pour durer très longtemps, évidemment le prix est en rapport. Mais je pense qu’il n’y a pas de secret. En voiture on peut trouver un peu moins cher à qualité proche, par exemple Volvo qui utilise des pièces et parfois moteurs allemands (groupe VW je crois).

Quand j’ai envie d’acheter un truc qui va durer très longtemps, je ne choisis pas avec les mêmes critères que pour un truc comme un mobile par exemple.

Je pense aussi à une chose, c’est qu’on est beaucoup plus riche qu’au sortir de la guerre par exemple, et même qu’il y a 30 ans, et qu’hormis les plus pauvres, beaucoup de gens sont prêts à racheter un truc qui a quelques années, y a qu’à voir pour les mobiles (et du coup sont moins sensibles à la durabilité car peuvent se permettre d’acheter un frigo au bout de 5 ans).

&nbsp;&nbsp;

A titre perso, mes parents ont toujours favorisé la qualité au prix, évidemment ça implique d’être capable d’attendre pour se le payer (pas trop l’esprit de notre époque) et aussi d’être assez soigneux.



Oui, sur beaucoup de produits, tu trouveras un fabricant qui contredira cette règle, pariant sur la qualité, le durable, sans chercher le moins cher. Sauf qu’ils existent car ils se démarquent, justement, des autres. Ils sont l’exception, pas la règle.



Si ce modèle était parfait, tout le monde ferait ça.&nbsp; Pas de pot : la majorité des consommateurs veut une machine à laver pas chère, alors la majorité des fabricants le fait. Une minorité en veut une chère mais robuste, alors une minorité de fabricants le fait.



Il n’y a pas de place dans notre monde actuelle pour des machines à laver à prix minimum 1500€ pour la masse.


L’article que tu sources est très intéressant, je l’ai entièrement lu.

Il fait des comparaisons sur les prix d’achats par nos parents sur du haut de gamme (puisque le bas de gamme n’existait pas à l’époque) vs le prix d’achat maintenant sur le bas de gamme, pour relativiser qu’aujourd’hui on achète des équipements bas de gamme mais beaucoup moins chers qu’avant.

Ça m’allait bien, jusqu’à ce je réfléchisse au pourquoi il y a une pression d’achat sur le bas de gamme : c’est parce que c’est tout ce qu’il nous reste de possible à l’achat après le coût de la vie courante à payer. Auparavant, un loyer ou un emprunt représentait 10% du salaire avec l’inflation et les augmentations de salaire successives, ce qui explique que nos parents aient pu rembourser un logement assez facilement, et certains grands-parents avoir plusieurs logements. Aujourd’hui, le coût du logement représente une pression de 30% à 50% du salaire et est décorrélé du salaire, donc on n’a beaucoup moins de marge de manœuvre avec ce qu’il nous reste.

Je pense par contre que les cas d’obsolescences programmées existent bel et bien : BIOS verrouillé sur un PC qui t’empêche de faire remplacer un composant par la suite, connectique d’alimentation de PC fixe Pro qui change à chaque fois avec 0 pièce d’alim en SAV (HP), RAM tout juste suffisante (~1Go) pour un téléphone qui, compte tenu des applis toujours plus énergivores et des pages internet toujours plus lourdes à charger, ramera 1 an après, non-mise à jour des patchs de sécurité sur les portables même certains haut de gamme, pièces SAV vendues à prix d’or (je ne parle pas de la main d’oeuvre, juste de la pièce), chips mémoires vraiment bas de gamme sur les téléphones portables qui vont amener à des erreurs aléatoires (Samsung), pièces d’électroménager qui cassent assez tôt même sur le haut de gamme, etc.


&nbsp;-Responsable de sous-dimensionner leurs produits.

-Responsable de mettre en vente des produits non-fiabilisés ou carrément non testé à long terme.

&nbsp;-Mise en place de prix prohibitifs des composants de remplacement poussant à acheter du neuf.

&nbsp;-Quand je parle responsabilité, c’est avant tout une vision écologique que j’ai à ce sujet.

Ce que je sous-entendais est mieux exprimé par les propos de steinfield





&nbsp;

Au fait,&nbsp; connais tu beaucoup d’entreprise dont les donnés de

fiabilités sont mises en avant ou tout simplement trouvable?



&nbsp;Perso, je dirais quasi peanuts&nbsp; ….

&nbsp; Pourtant ils ont tous un SAV qui fait des statistiques et si bonne boite ils font des tests de durée de vie.

&nbsp;

Donc difficile à ce sujet de responsabiliser le consommateur non-informé ou très mal informé.





&nbsp;D’autre part, si tu crois que la durée de vie des produits n’est pas limitée intentionnellement c’est ton choix.

&nbsp;

&nbsp;

Pour faire court, dans l’étape de développement d’un produit on doit conjuguer:



&nbsp; fiabilité,cout, performance

&nbsp;

&nbsp;Or ces 3 critères n’ont pas le même poids&nbsp; et dans un monde où globalement l’optimisation des coûts prévaut et le marketing des perfo est vendu, c’est très souvent la fiabilité&nbsp; qui est revu à la baisse de manière plus ou moins mesuré car difficilement visible.&nbsp;



&nbsp;Donc faire de la camelote est un choix délibéré et grandement employé par l’industrie.

&nbsp;








steinfield a écrit :



Oui, sur beaucoup de produits, tu trouveras un fabricant qui contredira cette règle, pariant sur la qualité, le durable, sans chercher le moins cher. Sauf qu’ils existent car ils se démarquent, justement, des autres. Ils sont l’exception, pas la règle.



Si ce modèle était parfait, tout le monde ferait ça.&nbsp; Pas de pot : la majorité des consommateurs veut une machine à laver pas chère, alors la majorité des fabricants le fait. Une minorité en veut une chère mais robuste, alors une minorité de fabricants le fait.



Il n’y a pas de place dans notre monde actuelle pour des machines à laver à prix minimum 1500€ pour la masse.





Disons qu’il n’y a plus de place.

&nbsp;

Mais tu introduis une dichotomie entre “cher et solide” et “pas cher et pas solide”, pourtant et heureusement il y a plus d’échelons que ça. Par exemple on dit que Bosch est moins cher que Miele tout en étant d’assez bonne fiabilité (mais moins importante quand même), du coup chacun met la somme qu’il peut au moment de l’achat.

Pour les voitures aussi on a une grande échelle de prix et de qualité (ou d’agrément), et il s’en vend assez pour avoir des statistiques intéressantes sur la fiabilité.

&nbsp;

En principe on a intérêt à acheter une machine à 1500 E qui va durer 15 ans qu’une machine à 500 E qui va durer 5 ans (déjà on évite 2 fois à avoir à en racheter et on évite le moment où elle ne marche plus :-) ) ; en pratique on pourrait dire qu’on a intérêt à acheter une machine à 1500 E qui va durer 20 ans (cas des machines de mes parents et en fait c’est même plus) qu’une machine à 800 E qui va durer 10 ans, c’est plus économique sur la durée.









digital-jedi a écrit :



L’article que tu sources est très intéressant, je l’ai entièrement lu.





Si tu as le temps, dans cet article il y a quelques liens intéressants, comme celui d’Econoclaste.







digital-jedi a écrit :



Ça m’allait bien, jusqu’à ce je réfléchisse au pourquoi il y a une pression d’achat sur le bas de gamme : c’est parce que c’est tout ce qu’il nous reste de possible à l’achat après le coût de la vie courante à payer. Auparavant, un loyer ou un emprunt représentait 10% du salaire





L’immobilier a augmenté (c’est aussi la faute des acheteurs d’ailleurs, c’est eux qui sont prêt actuellement à s’endetter autant pour ça), mais le niveau de vie aussi. Ça se traduit par un niveau d’équipement qui n’a cessé d’augmenter, que ce soit en frigo et en machines à laver (dans le temps), en micro-ondes et téléviseurs (plus tard), actuellement en ordinateurs/mobiles/tablettes et accès Internet. On a plus d’objets chez soi, mais si on voulait on aurait plus les moyens d’acheter autre chose que du bas de gamme. Normalement c’est rentable à long terme d’acheter de la qualité.







digital-jedi a écrit :



Je pense par contre que les cas d’obsolescences programmées existent bel et bien : BIOS verrouillé sur un PC qui t’empêche de faire remplacer un composant par la suite, connectique d’alimentation de PC fixe Pro qui change à chaque fois avec 0 pièce d’alim en SAV (HP), RAM tout juste suffisante (~1Go) pour un téléphone qui, compte tenu des applis toujours plus énergivores et des pages internet toujours plus lourdes à charger





Là c’est différent, c’est le progrès technique et le fait que tout évolue, le poids des pages Web (plus réactives aussi) et des photos numériques (là par contre c’est un peu débile d’avoir des débauches de MPixels), la vitesse des connexions, la puissance des machines et leurs capacités de stockage.

Je ne connais pas cet histoire de BIOS verrouillé qui empêche de remplacer un composant, de quoi s’agit-il ?









Duconlajoie a écrit :



&nbsp;-Responsable de sous-dimensionner leurs produits.



-Responsable de mettre en vente des produits non-fiabilisés ou carrément non testé à long terme.       

&nbsp;-Mise en place de prix prohibitifs des composants de remplacement poussant à acheter du neuf.

&nbsp;-Quand je parle responsabilité, c'est avant tout une vision écologique que j'ai à ce sujet.

Ce que je sous-entendais est mieux exprimé par les propos de steinfield &nbsp;







Mais ils sont responsables de tout ça : leur boîte périclite s’ils font des appareils trop mauvais.

Et les consommateurs sont autant responsables d’acheter des trucs non réparables (appareil dont la batterie ne se remplace pas, etc.). D’ailleurs on assiste quand même à l’émergence de réparateurs capables de prolonger la vie d’appareil pas conçus pour au départ, par exemple réparer à un prix peu élevé des iPhone dont le bouton merdouille ou la batterie faiblit trop.

On ne peut pas demander aux boîtes d’avoir une vision écologique (au sens de non gaspillage) si la majorité des consommateurs s’en foutent.



Et j’ai également commenté les propos de steinfeld que je partage pas mal.&nbsp;







Duconlajoie a écrit :



&nbsp; &nbsp;

Au fait,&nbsp; connais tu beaucoup d’entreprise dont les donnés de&nbsp;fiabilités sont mises en avant ou tout simplement trouvable?&nbsp;



Perso, je dirais quasi peanuts&nbsp; ….&nbsp;

&nbsp;Pourtant ils ont tous un SAV qui fait des statistiques et si bonne boite ils font des tests de durée de vie.&nbsp;

&nbsp;&nbsp;

Donc difficile à ce sujet de responsabiliser le consommateur non-informé ou très mal informé.&nbsp;





Oui pour certains biens on connaît la fiabilité, Que Choisir publie par exemple les taux de succès au contrôle technique des voitures, et fait des études/questionnaires auprès de ses lecteurs sur la fiabilité de divers équipements.

Et rien ne t’interdit de demander au SAV d’un vendeur quels appareils reviennent le plus souvent ; attention cependant, il faut mettre ce nombre en rapport avec les ventes, et pour ça je ne sais pas si le SAV a les chiffres.



Ici pour les produits “geeks” on a une idée raisonnable des bons produits et de ceux moins bons, on en parle très souvent dans les commentaires selon le sujet. Dans d’autres domaines, comme les poussettes enfants, on peut se renseigner, une copine l’a fait pour acheter un truc raisonnablement solide mais pas trop onéreux.







Duconlajoie a écrit :



&nbsp; &nbsp;

D’autre part, si tu crois que la durée de vie des produits n’est pas limitée intentionnellement c’est ton choix.&nbsp;

Pour faire court, dans l’étape de développement d’un produit on doit conjuguer :&nbsp;fiabilité,cout, performance&nbsp;

Or ces 3 critères n’ont pas le même poids&nbsp; et dans un monde où globalement l’optimisation des coûts prévaut et le marketing des perfo est vendu, c’est très souvent la fiabilité&nbsp; qui est revu à la baisse de manière plus ou moins mesuré car difficilement visible.&nbsp;&nbsp;

&nbsp;Donc faire de la camelote est un choix délibéré et grandement employé par l’industrie.&nbsp;





En effet je ne crois pas que la durée de vie est limitée intentionnellement (en plus ce n’est pas mon expérience ni celle d’une partie des gens).

Si les industriels font en partie de la camelote, c’est parce qu’il y a une demande pour des trucs pas chers et pas trop fiables.

Dans notre société où le consommateur veut tout et tout de suite (les livraisons 24 h, super écolo tiens), il ne faut pas s’étonner que beaucoup préfèrent acheter tout de suite un truc moyen plutôt que plus tard un truc meilleur.









OlivierJ a écrit :



Je ne pige pas bien l’intérêt de ce blocage déblocable, là aussi j’aimerais bien avoir le mot du fabricant. Si on peut débloquer ça en rentrant juste un code, ça ne me paraît pas de l’obsolescence programmée. Peut-être que sur certains exemplaires fortement sollicités, ça commence à flancher vers 8 K impressions, possible aussi que le constructeur ait été trop prudent.





Le code est introuvable sur le net (plus précisément : “je ne l’ai pas trouvé après 2H de recherches”) ni dans les doc de l’imprimante.

C’est le support qui nous l’a filé (après qu’une unité neuve a renvoyé le même message d’erreur demandant son changement)



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