ECC #6 : Ce que l’IA fait à la traduction avec En chair et en os
Illustration : Flock
Mathilde Saliou
Le 18 mars à 17h37
Dans le sixième épisode d’Entre la chaise et le clavier, Margot Nguyen Béraud, membre du collectif En chair et en os, décrit les effets concrets de l’expansion de l’intelligence artificielle sur les métiers de traduction.
ECC #6 : Ce que l’IA fait à la traduction avec En chair et en os
Illustration : Flock
Dans le sixième épisode d’Entre la chaise et le clavier, Margot Nguyen Béraud, membre du collectif En chair et en os, décrit les effets concrets de l’expansion de l’intelligence artificielle sur les métiers de traduction.
Société numérique
Société
2 min
OpenAI, Google et DeepL : la traduction est-elle en train de faire sa révolution ? Tel était le titre de l’un des articles de Next du début de l’année 2026 : si OpenAI avait développé une fonctionnalité nommée « traduire avec ChatGPT », des outils disponibles depuis bien plus longtemps, comme Google Translate ou l’allemand DeepL maintenaient leurs parts de marché.
Mais que signifie changer de langue grâce à des outils d’intelligence artificielle ? Est-ce que cela revient à produire des textes similaires à ce que feraient des professionnels de la traduction ? Surtout, qu’est-ce que la généralisation de ces outils fait à leur métier, à ces spécialistes du passage d’une langue à une autre ? Pour en discuter, Entre la chaise et le clavier a rencontré Margot Nguyen Béraud, traductrice de littérature latinoaméricaine et espagnole, membre du collectif En chair et en os.
Pour écouter « Ce que l’IA fait à la traduction avec En chair et en os », vous avez deux options : le player en bas de cet article, ou toutes les bonnes applications de podcast. Pour ne manquer aucun futur épisode et nous aider à atteindre un large public, abonnez-vous dès aujourd’hui au fil audio de Next.
Mettez-nous des étoiles, suggérez-nous de prochains invités en commentaire sur vos applications… Les algorithmes de recommandation s’appuient sur nos interactions en ligne, vos partages et vos retours les influencent directement !
Crédits :
Entre la chaise et le clavier est un podcast de Mathilde Saliou produit par Next. Réalisation et mixage : Clarice Horn. Identité graphique : Flock.
Musique : « Please Rewind », Ava Low / « Open Road », Lennon Lutton / « Soar », Daniella
Ljungsberg – Courtesy of Epidemic Sound
ECC #6 : Ce que l’IA fait à la traduction avec En chair et en os
Le podcast qui explore les enjeux du numérique – par Next.ink
Que signifie traduire des textes avec des outils d’intelligence artificielle ? Comment leur généralisation affecte-t-elle les métiers de la traduction ? Entre la chaise et le clavier en discute avec Margot Nguyen Béraud, traductrice de littérature latinoaméricaine et espagnole et membre du collectif En chair et en os.
Durée : 00:43:16
Publié le 18 mars à 17h37
Commentaires (6)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousModifié le 18 mars à 18h53
Entre la chaise et le clavier #3 : Ce que l’IA fait au travail avec Juan Sebastian Carbonell
La page LinkedIn d’IA-lerte générale
L'enquête "Traduction automatique et post-édition" menée pour l'Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF) en 2022
L'enquête "sur les conditions de travail en traduction d’édition" menée pour l'ATLF en 2025
Des éditeurs remplacent leurs traducteurs par des IA
Sur l’exception TDM (text and data mining)
La complexité légale de la fouille automatique de textes et données
AI Act européen : un compromis de haute lutte, de rares interdictions
La Commission européenne prévoit d’affaiblir le RGPD au profit des entreprises d’IA
Le débat sur l’IA générative et le respect du droit d’auteur refait surface en France
Entre la chaise et le clavier #1 : Éviter la bêtise artificielle avec Anne Alombert
ComparIA
Le 19 mars à 10h47
Par contre, je pense qu'il faut oublier la dimension créatrice (texte sans corps, sans épaisseur, sans amour) parce que c'est un argument qui peut se retrouver contre la critique. Il suffit de voir l'exercice fait par Benoit Raphael avec Le Tellier. Je doute (mais je serais ravi de voir une expérience qui montre le contraire) que les titres bien promptés issus de Suno soient détectables par la plupart des consommateurs de musiques de radios/tiktok/insta grand public. Ou du moins prendre ce problème autrement (pas de création sans pillage préalable des auteurs, aussi "médiocres" soient-ils).
Et, non, l'IA n'est pas fautive à 100% : il faut vraiment aborder le problème avec discernement sans quoi la critique ne sera pas valide.
Modifié le 19 mars à 16h39
Bien-sûr, je ne prends jamais pour argent comptant ce que l'IA suggère, un travail de relecture et d'adaptation sont indispensables.
Le 19 mars à 21h04
Quant à savoir si le distinguo entre culture "légitime" et production culturelle de masse relève d'un préjugé de classe, c'est un débat intéressant mais ne s'égare-t-on pas en voulant donner un traducteur humain à une suite de phrases déjà souvent générées par IA ? À cet égard, il me semble avoir lu quelque part (probablement ici ou chez Hubert Guillaud ?) une analyse très critique de la fameuse "expérience Le Tellier": l'effet waouh que le texte produit par ChatGPT aurait eu sur le brillant oulipien ne dit pas grand chose au fond. Écrire un texte à contrainte en temps limité, c'est ce à quoi ses camarades des regrettés Papous dans la tête se sont amusés tous les dimanches pendant des années.
Cependant, toute la fin des propos de Margot Nguyen Béraud sur le site gouvernemental compar:IA est extrêmement contestable.
Sans nier la vocation utilitaire du projet, il faut vraiment ignorer délibérément tous les éléments d'information fournis par l'outil pour le réduire à un "versus.com" des LLM (ce qui serait passablement vain, me semble-t-il).
Enfin, la question "piège" posée (fournir la biographie du demandeur) est l'exercice préféré de Luc Julia pour démontrer que l'IA générative n'est pas un moteur de recherche. Certes. Nous sommes sur Next, inutile de s’appesantir, tout le monde sait de quoi il retourne.
Bref, amateur de littérature et infiniment respectueux du travail des traducteurs qui requiert une culture, une finesse et une sensibilité qui échappe aux générateurs de texte désincarnés et sans histoire, je crois tout de même que Mme Nguyen Béraud s'égare en mobilisant de bien mauvais arguments au service d'un juste combat . Il faut ajuster les coups, sans quoi ce ne sont que des moulinets qui ne chassent que les mouches.
Au plaisir d'entendre d'autres invités technocritiques : vos podcasts sont toujours intéressants
Modifié le 22 mars à 19h52
« GPT-5.3 est formel auprès d'ActuaLitté : aucune recherche de gloire ni de statut, donc aucune blessure narcissique, « une affaire profondément humaine ». « À mesure que les systèmes progressent, le véritable enjeu n’est peut-être pas de savoir si les machines peuvent écrire, mais de décider si les humains veulent encore le faire », conclut-il. »
Modifié le 22 mars à 20h26
Mais je crois maintenant de plus en plus probable que l'humanité réduira ses usages uniquement face au mur de l'épuisement des ressources. En attendant, je refuse d'utiliser la 5G et je teste les IA conversationnelles sans y voir grand intérêt même si je constate que l'utilisation est tellement aisée sans qu'on s'aperçoive des effets délétères sur l'environnement.
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?