#Le brief du 08 juillet 2026

Windows peut s’installer sur la Steam Machine, sans dual-boot pour le moment

La Steam Machine est une console de salon qui peut aussi faire office de PC de bureau. Il suffit de basculer dans le mode bureau de SteamOS pour avoir accès à une interface plus traditionnelle. Pour autant, certains utilisateurs voudront aller plus loin encore, et installer Windows. Le constructeur a mis en ligne de nouvelles ressources et pilotes.

La Steam Machine est qualifiée par Valve non pas de console, mais d’« extension du jeu sur PC ». Les constructeurs de consoles écoulent leur matériel sans aucune marge voire à perte (ce qui est de moins en moins vrai) et compensent par la vente de jeux et de services. Valve a préféré lancer un PC, un écosystème qui offre « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Pour l’entreprise, cette explication est aussi un moyen de justifier l’absence de subvention sur son appareil, ce qui aurait permis d’abaisser un peu le feu de la facture.

La Steam Machine est d’ailleurs présentée comme un PC de bureau tout ce qu’il y a de plus traditionnel, en plus de ses capacités à trôner à côté de la télé pour jouer. SteamOS est basé sur Arch Linux et propose un mode bureau qui utilise un environnement de bureau KDE Plasma plus proche d’une interface classique. Il suffit de joindre au petit cube un clavier, une souris et un moniteur pour le transformer en ordinateur traditionnel.

Valve ne s’est pas arrêté à SteamOS. Il est ainsi possible de troquer le système d’exploitation maison contre Windows ; c’était déjà le cas avec le Steam Deck, ça l’est maintenant pour la Steam Machine. L’entreprise a livré les pilotes nécessaires à l’installation de l’OS de Microsoft : les drivers graphiques, Wi-Fi, Bluetooth et pour le lecteur de cartes SD sont désormais disponibles.

Malheureusement, on ne parle pas de dual-boot, où l’on pourrait choisir le système sur lequel démarrer ; ce sera soit SteamOS, soit Windows, mais pas les deux. Courage : une solution arrive. Valve promet un assistant pour le Steam Deck et la Steam Machine, qui sera fourni avec SteamOS une fois au point.

Installer Windows sur une Steam Machine (ou un Steam Deck) nécessite d’effacer toutes les données de l’appareil. Pour saisir la clé de l’OS, il faut une connexion internet et donc un branchement Ethernet pour réaliser l’opération, étant donné que le pilote Wi-Fi n’aura pas été installé.

Inclusion dans le numérique : la French Tech met fin à son programme Tremplin

Pour une dizaine de millions d’euros par an, le programme Tremplin de la Mission French Tech œuvrait depuis cinq ans à la promotion de la diversité dans le secteur numérique.

D’après les informations de La Tribune, il vient d’être supprimé pour raisons budgétaires. Il devrait être remplacé par un nouveau programme nommé, de manière provisoire, Nova.

Le cursus avait été lancé en 2019 par le secrétaire d’État au Numérique de l’époque, Mounir Mahjoubi. Celui-ci soulignait alors la surreprésentation d’ « hommes qui vivent en centre-ville, issus de famille CSP+ » au sein de la French Tech, une population qui ne « ressemblait pas à (…) la France ».

En France, en 2025, seulement 9 % des start-ups étudiées dans le baromètre du BCG pour l’association SISTA avaient été fondées par des femmes. Ces sociétés avaient par ailleurs levé 1 % du total des fonds réunis sur l’année auprès du capital-risque, subissant un cumul de discriminations régulièrement étudiées. 
Les équipes mixtes, qui comptent pour 10 % du total des start-ups, avaient en revanche levé 18 % de l’enveloppe globale.

Dans l’IA, le déséquilibre est plus grand, avec seulement 3% de startups créées par des équipes féminines, et 19 % par des équipes mixtes.

une femme sur son ordinateur

Le programme Tremplin permettait à 500 entrepreneurs issus des minorités de genre, culturelle, ou de zones rurales d’accéder à un an d’incubation, de formation aux codes de l’entrepreneuriat et à une aide susceptible de grimper jusqu’à 30 000 euros.

Moins coûteux, le programme Nova devrait se concentrer sur les scale-up, c’est-à-dire les sociétés ayant validé leur modèle économique, et qui cherchent à étendre leur activité.