#Le brief du 31 décembre 2025

Ondes émises par les smartphones : l’ANFR lance deux procédures de retrait

En ce mois de décembre, l’Agence nationale des fréquences a publié pas moins de trois communiqués sur des smartphones pour dépassement de DAS. Les téléphones sont, pour rappel, prélevés dans le commerce et envoyés à un laboratoire accrédité pour « quantifier l’énergie transportée par les ondes électromagnétiques et absorbée par le corps humain ».

Nous avons déjà longuement détaillé le fonctionnement du DAS dans un précédent dossier.

Retraits des Hotwave Note 13 et Fossibot F105

En ce dernier jour de 2025, deux procédures de retrait viennent d’être annoncées pour les téléphones Hotwave Note 13 et Fossibot F105. Le DAS membre a été mesuré à respectivement 5,75 et 4,08 W/kg, au-delà de la limite réglementaire de 4 W/kg.

Face à ces dépassements, l’ANFR a mis en demeure les sociétés Shunshun et Success Courrier SL, « respectivement responsables de la mise sur le marché des téléphones Hotwav Note 13 et Fossibot F105, de prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin aux non-conformités constatées ». Les entreprises peuvent aussi décider volontairement de lancer un rappel.

L’Agence ajoute que, « en cas d’absence de réaction ou d’instruction de la part du fabricant, il incombe aux distributeurs de prendre de leur propre initiative les mesures de retrait et de rappel des téléphones concernés », aussi bien dans les boutiques physiques qu’en ligne.

Pour le moment, une recherche rapide sur les marketplaces d’Amazon et Cdiscount permet de se rendre compte que le retrait n’est pas (encore) effectif. Ce n’est pas la première fois que l’ANFR demande le retrait d’un smartphone. Il y a le très médiatique cas de l’iPhone 12, mais aussi pas moins de quatre procédures contre DOOGEE.

D’autres procédures de retrait (volontaires ou non) ont été mises en place avec notamment Hotwav Cyber 7, Emporia Smart 4 et Simplicity V27, Razer Phone 2, Leagoo S8, Allview S4 Soul Mini S, Neffos X1 TP90 et Orange Hapi 30.

Mise à jour des Blackview Shark 8 et Oukitel WP36

Il y a une dizaine de jours, un autre téléphone était épinglé par l’Agence : l’Oukitel WP36. Le DAS membre était cette fois-ci mesuré à 5,40 W/kg, avant que le fabricant ne corrige le tir pour le descendre à 2,97 W/kg via une mise à jour (confirmé par de nouveaux tests).

Le 16 décembre, c’était le smartphone Blackview Shark 8 qui était flashé à 3,74 W/kg, avant qu’une mise à jour ne fasse redescendre le DAS tête à 0,559 W/kg. La limite réglementaire du DAS tête est pour rappel plus basse, à 2 W/kg.

Réseaux sociaux avant 15 ans : un projet de loi du gouvernement pour la rentrée 2026

Selon l’AFP et le Monde, un projet de loi du gouvernement est prêt pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et généraliser l’interdiction des téléphones portables aux lycées.

Nos confrères, qui ont pu se procurer le texte, expliquent que le premier article prévoit l’interdiction de « la fourniture, par une plateforme en ligne, d’un service de réseau social en ligne à un mineur de moins de 15 ans ». Ceci est justifié par des risques comme « l’exposition à des contenus inappropriés », « le cyberharcèlement » et « les altérations du sommeil ».

Flock

Un deuxième article prévoit l’interdiction de l’usage du téléphone portable au lycée, élargissant le programme « portable en pause » qui existe déjà dans les collèges. « Il appartiendra au règlement intérieur de l’établissement de préciser les modalités de mise en œuvre de cette interdiction », explique le texte du gouvernement.

Cette proposition de loi suit les diverses interventions d’Emmanuel Macron sur ces sujets devant la presse régionale. Comme nous l’expliquions en novembre, le programme « portable en pause » rame pourtant déjà au collège : seuls 9 % des établissements avaient mis en place le dispositif à la rentrée 2025.

« Incident de cybersécurité » à l’Agence spatiale européenne, les dégâts seraient limités

Via un message sur X, l’ESA (Agence spatiale européenne) explique avoir « été informée d’un récent problème de cybersécurité concernant des serveurs situés en dehors de son réseau ». Une enquête interne confirme pour le moment « qu’un nombre très restreint de serveurs externes pourraient avoir été affectés ». Sur les machines se trouvent « des activités d’ingénierie collaborative non classifiées ».

Il y a quelques jours, une récupération de documents de l’Agence spatiale européenne avait été revendiquée sur les réseaux sociaux. La « source », comme trop souvent en pareille situation, était une publication sur un forum bien connu dans le monde de la cybersécurité : BreachForum.

On y trouve de tout, mais aussi (et surtout ?) beaucoup de n’importe quoi, avec parfois des pirates en herbe en recherche de visibilité. Les annonces sont donc toujours à prendre avec de grosses pincettes, aussi bien sur la fuite avérée ou non que sur la portée des documents réellement dérobés. Il n’est pas rare que des vessies tentent de se faire passer pour des lanternes.

Dans le cas de l’ESA, le pirate revendique de nombreuses données (200 Go environ) qu’il met en vente : « Source Codes, CI/CD Pipelines, API Tokens, Access Tokens, Confidential Documents, Configuration Files, Terraform Files, SQL Files, Hardcoded Credentials and more ».

Du côté de l’ESA, « une analyse de sécurité approfondie a été lancée et des mesures ont également été mises en œuvre afin de sécuriser les appareils potentiellement affectés ». L’Agence affirme que les parties concernées ont été prévenues et promet de donner des précisions « dès que nous disposerons de nouvelles informations ».