#Le brief du 28 octobre 2025

Amazon, Apple, Coinbase, ces sociétés de la tech qui cofinancent la salle de bal de Trump

Derrière la destruction de l’aile est de la Maison-Blanche, construite en 1902 pendant la présidence de Theodore Roosevelt et définitivement détruite vendredi 24 octobre, il y a le projet de création de salle de bal de Donald Trump. 
Et derrière ce projet de salle de bal à 300 millions de dollars, il y a des financements issus de multiples industries, dans lesquelles celle des technologies est la mieux représentée.

Apple, Amazon, Coinbase, Google, HP, Meta, Micron Technology, Microsoft, Palantir, Ripple, Tether sont au nombre des financeurs.

À leurs côtés, en leurs noms propres, citons encore Charles et Marissa Cascarilla (Charles Cascarilla est le fondateur de la société Paxos, active dans le milieu des cryptoactifs), Konstantin Sokolov (investisseur spécialisé dans les technologies et les télécoms), et les frères Winklevoss (très investis dans le monde des cryptomonnaies).

YouTube a récemment signé un accord avec Trump à propos de la suspension de son compte suite à l’assaut du Capitole. L’entreprise y acceptait de reverser 22 millions de dollars à une organisation sans but lucratif dédiée à la construction de la salle de bal.

Inquiets de voir ces différents noms financer un projet pour lequel ils n’auront pas de gains évidents, des sénateurs démocrates ont demandé à chacun d’expliquer comment ils avaient été sollicités pour ces donations, et ce qu’ils espéraient concrètement recevoir en échange, rapporte le Washington Post.

Beaucoup des entreprises citées dans la liste de donateurs fournie par la Maison Blanche avaient déjà versé des fonds pour l’investiture de Donald Trump ou pour d’autres initiatives en faveur de son retour à la tête des États-Unis.

Ex-lobbyiste de Meta nommée à la CNIL irlandaise : la Commission européenne incompétente

Mi-septembre, la Data Protection Commission (DPC, l’autorité homologue de la CNIL en Irlande) a accueilli en son sein une nouvelle commissaire, Niamh Sweeney, ayant travaillé pendant 10 ans en tant que lobbyiste dont six ans comme salariée de Meta (de 2015 à 2021).

L’association noyb avait déjà réagi en estimant que « Meta s’autorégule désormais officiellement ». Mais ce mardi, c’est l’organisation irlandaise Irish Council for Civil Liberties qui annonce avoir porté plainte devant la Commission européenne contre l’Irlande pour « ne pas avoir fourni de garanties suffisantes quant à l’indépendance et l’impartialité de son processus de nomination d’un nouveau commissaire à la protection des données ». Elle déplore l’ « absence de garanties contre les conflits d’intérêts et les ingérences politiques ».

Mais la Commission européenne se considère incompétente pour prendre en charge cette plainte : « il appartient aux États membres de nommer les membres de leurs autorités respectives chargées de la protection des données », selon le porte-parole de la Commission, Guillaume Mercier, cité par Politico. Il a ajouté que la Commission « n’est pas impliquée dans ce processus et n’est pas habilitée à prendre des mesures concernant ces nominations ».

Il a néanmoins souligné que les pays doivent suivre un processus de nomination « transparent » et que les personnes nommées doivent « posséder les qualifications, l’expérience et les compétences, notamment en matière de protection des données à caractère personnel, requises pour exercer leurs fonctions et leurs pouvoirs ».

GIMP a maintenant son Snap, en plus de ses AppImage et Flatpak

L’application de dessin et de retouche GIMP a désormais un Snap officiel. L’équipe de développement « répare » donc une carence, puisque le logiciel possédait déjà des conteneurs AppImage et Flatpak.

Techniquement, GIMP était déjà disponible dans le Snap Store. Il s’agissait cependant d’une construction réalisée par la communauté et affichée en tant que telle par une coche jaune. Cette fois, il s’agit d’un paquet officiellement produit par l’équipe de GIMP, dont la production est assurée par le même processus que pour les autres conteneurs.

Pour les personnes intéressées, cela garantit notamment que les nouvelles versions seront disponibles le jour même dans le Store d’Ubuntu, ou dans les autres distributions utilisant Snap. Cependant, si vous utilisez déjà un autre type de paquet, comme Flatpak, vous avez déjà ce type d’avantage. Si vous passez par les paquets classiques comme DEB, rien ne change non plus, ils continueront d’être proposés.

[Màj] Amazon confirme 14 000 licenciements

Mise à jour 28 octobre à 15h10 : Dans un communiqué, Amazon confirme le licenciement de 14 000 personnes.

Les sources de plusieurs médias états-uniens donnaient plus tôt un chiffre atteignant 30 000 salariés licenciés, suivant un calendrier commençant dès ce mardi 28 octobre.

Ainsi, l’agence de presse Reuters explique que si ce chiffre représente une petite partie des 1,55 million de personnes qui travaillent pour Amazon à travers le monde, c’est 10 % des salariés officiant dans les bureaux de l’entreprise de Jeff Bezos qui devraient être touchés.

Les sources du Wall Street Journal affirment que « les ressources humaines, le cloud computing, la publicité et plusieurs autres divisions » devraient être concernées. Reuters ajoute à la liste les divisions « appareils et services » et Amazon Web Services, qui a très récemment essuyé une panne de grande ampleur. Selon celles du New York Times, des postes élevés dans la hiérarchie devraient être plus touchés que lors des précédentes vagues de licenciements.

Les sources de Reuters expliquent que le programme de quasi-arrêt du télétravail (retour au bureau cinq jours par semaine) lancé au sein d’Amazon en début d’année n’aurait pas permis de générer le nombre de départs espérés. Certains employés habitant loin et ne venant pas quotidiennement au bureau auraient été considérés comme démissionnaires par l’entreprise. Celle-ci estimerait en conséquence ne pas avoir à leur verser d’indemnités de licenciement.

Une enquête basée sur des documents internes a par ailleurs récemment révélé qu’Amazon s’attendait à pouvoir éviter 600 000 embauches d’ici 2033 grâce à l’automatisation et aux robots.

Automattic riposte en justice contre WP Engine

Un an après avoir été poursuivie en justice par WP Engine, pour entre autres tentative d’extorsion et abus de pouvoir, Automattic contre-attaque dans la même affaire, a annoncé l’entreprise dans un billet de blog. Elle accuse WP Engine de concurrence déloyale et de contrefaçon de la marque WordPress.

Notamment, elle pointe l’utilisation du terme dans ces produits comme « Core WordPress » ou « Headless WordPress ». Automattic pointe aussi l’utilisation par WP Engine de l’appellation « The WordPress Technology Company » et l’accuse d’avoir laissé ses partenaires avoir utilisé le nom « WordPress Engine » pour parler de WP Engine.

Logo WordPress

L’année dernière, l’écosystème commercial de WordPress avait assisté de façon impuissante à la confrontation entre ces deux entreprises qui dominent le marché. WP Engine avait fini par attaquer en justice Automattic et Matt Mullenweg (créateur du logiciel WordPress et de la fondation du même nom mais aussi CEO d’Automattic) pour tentative d’extorsion.