#Le brief du 24 juillet 2025

Le Royaume-Uni utilisera de l’IA pour évaluer l’âge des migrants qui se déclarent mineurs

Le 24 juillet 2025 à 16h39

Le gouvernement britannique a décidé de se reposer sur des outils d’intelligence artificielle pour déterminer l’âge des migrants qui se déclarent mineurs, rapporte Infomigrants.

« Lorsque les personnes impliquées dans le processus d’évaluation de l’âge ne sont pas certaines de l’âge d’une personne, ou n’acceptent pas l’âge qu’elle prétend avoir, l’estimation de l’âge facial offre un moyen potentiellement rapide et simple de confronter leurs jugements aux estimations produites par la technologie », a expliqué la ministre britannique de la Sécurité des frontières et de l’Asile au Parlement.

Un projet pilote a été lancé, en vue de déployer ce type d’outils courant 2026.

Une coalition de près de 100 ONG britanniques alertait récemment contre le fait que plus de 250 enfants demandeurs d’asile aient été placés à tort en détention ou dans des logements destinés à des adultes au premier semestre 2024, ce qui les expose à un danger accru de harcèlement ou d’abus.

Cela dit, comme dans d’autres contextes sociaux, les technologies de reconnaissance faciale ne sont pas exemptes de biais et de résultats faussés lorsqu’il s’agit de détecter l’âge des visages qui leur sont présentés.

Partout sur la planète, les populations migrantes sont par ailleurs surexposées aux technologies invasives de surveillance, et généralement dans des positions trop vulnérables pour pouvoir s’opposer à leur usage.

L’an passé, plusieurs ONG, dont Privacy International, avait déjà tiré la sonnette d’alarme au sujet d’IPIC (pour « Identification et Priorisation des Affaires d’Immigration »), un algorithme d’IA utilisé par le gouvernement britannique pour départager les demandes d’asile.

Le 24 juillet 2025 à 16h39

Le Brief du 24 juillet 2025

Le nouveau Conseil national de l’intelligence artificielle et du numérique est installé

Le 24 juillet 2025 à 11h33

Au numérique s’ajoute désormais officiellement l’intelligence artificielle : Clara Chappaz a procédé mercredi soir à l’installation officielle du « Conseil national de l’intelligence artificielle et du numérique », l’instance indépendante qui a vocation à éclairer les décisions du gouvernement sur ses domaines de prédilection.

Ce nouveau Conseil, dit CIAN, annoncé en juin dernier (PDF), prend la place du Conseil national du numérique (souvent abrégé en CNNum), créé au printemps 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Dans sa nouvelle configuration, le CIAN, composé de quinze membres et de deux co-présidents, reprend les missions de principe de son prédécesseur avec un périmètre étendu à l’IA, à savoir informer et conseiller le Gouvernement, éclairer le débat public, contribuer à l’élaboration des positions de la France sur ces sujets et formuler « en toute indépendance » des avis et recommandations.

« Que des numéros 10 », s’est réjouie jeudi matin la ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique. « Plusieurs enjeux de société au cœur de l’action de mon Ministère pourront nourrir les réflexions et ses travaux dans les mois à venir : usages de l’IA, soutenabilité numérique, souveraineté technologique, protection des enfants en ligne », esquisse-t-elle dans un dossier de présentation (PDF).

La coprésidence du CIAN sera assurée par Anne Bouverot, présidente du conseil d’administration de l’ENS, et Guillaume Poupard, ex patron de l’ANSSI aujourd’hui directeur général adjoint de Docaposte, tous deux nommés par Bercy.

Ils sont entourés de quinze membres, dont trois personnalités issues d’autres instances, huit profils « qualifiés » issus de la société civile, et quatre élus respectivement désignés par la présidence de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Parmi les personnalités qualifiées figurent notamment Antonin Bergeaud, professeur d’économie à HEC Paris, Marie Cohen-Skalli, codirectrice d’Emmaüs Connect, Etienne Grass, responsable de l’IA chez Capgemini Invent, Guillemette Picard, senior vice-présidente chez Ubisoft, Sébastien Soriano, directeur général de l’IGN (ex-Arcep), ou Serena Villata, directrice de recherche au CNRS.

Deux co-présidents et quinze membres composent le nouveau CIAN

Le 24 juillet 2025 à 11h33

Le nouveau Conseil national de l’intelligence artificielle et du numérique est installé

Mastodon lance une campagne d’appel aux dons

Le 24 juillet 2025 à 09h15

Le 24 juillet 2025 à 09h15

Le Brief du 24 juillet 2025

Désinformation transphobe : le couple Macron attaque Candace Owens

Le 24 juillet 2025 à 09h10

Emmanuel et Brigitte Macron ont déposé plainte contre l’influenceuse Candace Owens devant un tribunal du Delaware, aux États-Unis.

Depuis le début de l’année 2025, cette dernière a donné un écho mondial à la thèse selon laquelle Brigitte Macron serait née homme en propulsant l’ouvrage Becoming Brigitte (« Devenir Brigitte »), écrit par le Français Xavier Poussard.

Dans la plainte, les avocats du couple présidentiel indiquent que Candace Owens est parfaitement au courant de la fausseté de ses affirmations, mais qu’elle refuse toute demande d’amendement.

Le document souligne aussi son audience importante : plus de 6,9 millions d’abonnés sur X et 4,9 millions sur YouTube.

Les deux femmes françaises à l’origine de cette théorie, Natacha Rey et Amandine Roy, ont été condamnées par la justice hexagonale en septembre 2024. Elles ont été relaxées en appel le 10 juillet 2025.

Brigitte Macron et son frère se sont pourvus en cassation

Le 24 juillet 2025 à 09h10

Le Brief du 24 juillet 2025

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