#Le brief du 22 octobre 2025

Samsung dégaine son casque Galaxy XR à 1 799 euros, concurrent direct du Vision Pro

Les rumeurs filaient depuis le début de l’année et sont concrétisées : Samsung a un concurrent direct du Vision Pro d’Apple. Nommé Galaxy XR et vendu 1 799 dollars, soit environ la moitié du casque d’Apple dans sa dernière révision, il présente des caractéristiques semblables et veut récupérer la couronne de la réalité mixte.

La puce principale est ainsi un Snapdragon XR2+ Gen 2, épaulé par 16 Go de mémoire, tandis que le stockage est de 256 Go (sans options). Côté capteurs, on en trouve une tripotée, comme on pouvait s’y attendre : deux caméras haute résolution, six caméras de suivi vers l’extérieur, quatre caméras de suivi des yeux, un capteur de profondeur, un capteur de scintillement et cinq unités dédiées à la mesure inertielle. La reconnaissance de l’iris est présente, de même que deux haut-parleurs et le Wi-Fi 7 (le dernier Vision Pro reste au Wi-Fi 6). L’affichage est confié à deux écrans mini-OLED 4K de 90 Hz (120 Hz sur le dernier Vision Pro).

Côté autonomie, on est dans la même fourchette que le casque d’Apple : 2h30 environ, via une batterie externe reliée par un câble. On peut brancher le casque au secteur pour s’affranchir de cette limite. Le Galaxy XR est en revanche plus léger : 545 grammes, contre 600 à 650 pour le Vision Pro selon le modèle. Sur ce point, plusieurs médias l’ayant testé, dont The Verge, témoignent d’un confort supérieur au produit d’Apple, notamment grâce à un poids mieux réparti.

La partie logicielle est confiée à Android XR, une version dédiée du système de Google. Cette dernière s’était retenue de lancer des applications dédiées au Vision Pro : elles sont bien entendu présentes dans le Galaxy XR, dans une expérience générale qui rappelle beaucoup celle de visionOS. Même Netflix a dégainé une application pour Android XR, alors que la plateforme n’en a jamais publié pour le Vision Pro. Gemini est fortement intégré, avec la possibilité de poser des questions sur ce que l’on voit.

La question demeure : même à moitié-prix, le Galaxy XR sera-t-il un succès ? The Verge note qu’à ce tarif, le casque est moins cher qu’un Z Fold 7 (2 000 dollars dans sa version 256 Go), mais que le marché semble se tourner plus rapidement vers les lunettes connectées. En attendant, le Galaxy XR est disponible en Corée du Sud et aux États-Unis. Rien n’a été annoncé pour les autres marchés. Sur la page de commande, on note qu’à l’instar du Vision Pro, Samsung permet de commander des verres adaptés à sa vue.

Des centaines de personnalités appellent de nouveau à stopper la course à l’IA

Plus de 900 chercheurs, experts et représentants de la société civile, essentiellement états-unienne, signent un nouvel appel à moratoire sur l’IA.

Titré « Déclaration sur la superintelligence », ce dernier appelle à « l’interdiction du développement de la superintelligence, qui ne sera levée qu’après l’obtention d’un :
1/ large consensus scientifique sur la sécurité et le contrôle de cette technologie, ainsi que d’une
2/ forte adhésion du public. »

Parmi les signataires : le prix Turing Yoshua Bengio, le prix Nobel (de physique pour ses travaux en informatique) Geoffrey Hinton, l’informaticien Stuart Russell, le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, l’entrepreneur Richard Branson, le rappeur Will.I.am ou encore l’ancien conseiller de Donald Trump Steve Bannon.

Il ne précise pas la manière dont l’adhésion du public serait évaluée, ni à qui il reviendrait d’interdire le développement de la recherche scientifique comme le développement commercial de l’IA.

Cet appel fait suite à une série d’autres, dont un signé en 2015 par plus de 700 personnes, une lettre ouverte sur une pause dans l’IA en 2023, peu de temps après l’arrivée des modèles génératifs dans l’espace public, suivie d’une troisième, en 2024, exhortant les dirigeants mondiaux à prendre des mesures urgentes face aux menaces existentielles.
 Un entrepreneur comme Elon Musk en a signé plusieurs avant de lancer sa propre société xAI.

Trois de ces quatre exemples ont été publiés par le Future of Life Institute (FLI), tandis que l’appel de 2024 a directement été proposé par l’informaticien Max Tegmark. Le FLI est une organisation non gouvernementale cofondée par les chercheurs Max Tegmark, Anthony Aguirre, et le cofondateur de Skype Jaan Tallin, et spécialisée dans l’étude des risques existentiels, notamment posés par l’intelligence artificielle. À son lancement, le FLI a largement été financé par Elon Musk.

En 2023, la publication de la précédente lettre ouverte avait suscité le débat, une chercheuse comme Margaret Mitchell déclarant au Guardian qu’ « en traitant comme acquises de nombreuses idées discutables, la lettre affirme un ensemble de priorités et un discours sur l’IA qui profite aux partisans de la FLI. Ignorer les dommages actuels est un privilège que certains d’entre nous n’ont pas. »

Le compte de la Maison-Blanche est le deuxième le plus bloqué sur Bluesky

Vente de SFR : « une proposition très basse », mais pas « indécente » pour des créanciers

La semaine dernière, Bouygues Telecom, Free et Orange déposaient une offre commune pour racheter SFR. À 17 milliards d’euros, elle a immédiatement été refusée par Altice France. Nous expliquions alors que ce n’était que le début d’une partie de poker menteur… et la suite de la partie n’a pas tardé à arriver.

Comme toujours en pareille situation, il y a d’un côté les acheteurs qui veulent en tirer le prix le plus bas et de l’autre les vendeurs (Patrick Drahi et ses créanciers) qui en veulent un maximum ; d’autant qu’ils ont ferré un gros poisson à trois têtes.

Après SFR, c’est au tour d’actionnaires d’Altice France (qui détiennent 45 % du capital) de répondre, de manière indirecte. Au Figaro, un proche des créanciers explique que « c’est une proposition très basse en termes de prix, ils ne la trouvent pas très sérieuse ». Un autre ne la juge pas pour autant « indécente ».

Boutique SFR – crédit Altice France

Patrick Drahi et les créanciers d’Altice poursuivent le même but : faire monter le prix pour en tirer le plus possible. Mais il ne faut pas trop trainer non plus car il n’est pas certain que les trois concurrents maintiennent leur offre pendant des mois, la fenêtre de la consolidation peut aussi se refermer. Sans compter que, même si accord était trouvé, la procédure serait très longue avant d’arriver à son terme.

Selon nos confrères, l’accord entre Altice France et ses créanciers « prévoit que pour une offre valorisant Altice à 23,6 milliards d’euros et qui correspondrait à une distribution de 8,122 milliards d’euros pour les actionnaires d’Altice, le milliardaire pourra se passer de l’aval des créanciers ». Avec l’offre d’achat d’une partie de la marque au carré rouge pour 17 milliards d’euros, cela valoriserait SFR dans son ensemble à 21 milliards d’euros.

La partie de poker menteur ne fait que commencer. La parole est maintenant aux trois partenaires du moment.

TikTok : les risques pour la santé mentale des enfants pointés par Amnesty International